gouter_ancien_refugeLors de la réunion publique du 5 février 2018 qui s’est tenue à St-Gervais, s’il était un souhait que l’on pouvait formuler à l’intention de notre ministre de l’Environnement, c’est de ne pas avoir les oreilles trop sensibles. Dans tous les cas il ne devrait pas avoir froid cet hiver.

Pour lire in extenso la retranscription de cet échange, cliquer ici.

Suite à une question posée par une personne présente ce soir-là concernant le «problème» du vieux refuge du Goûter, Monsieur le maire s’en est pris d’une manière que l’on peut sans exagération qualifier d’inadmissible, venant d’un élu de la République envers un ministre d’État. Nous commençons à être habitués mais quand même !

On ne compte plus à ce jour les victimes institutionnelles des débordements verbaux de notre maire, parmi lesquelles les maires des communes voisines, les présidents et membres de la Communauté de Communes, les Préfets et sous Préfets, le Procureur de la République, les Administrations… tous ont fait les frais de la vindicte de Monsieur le Maire aussitôt que cela ne se passe pas comme il le voudrait.

En conclusion de ce navrant monologue, Monsieur le Maire nous a expliqué avec le plus grand sérieux que l’essentiel dans tout cela était que l’on parle de Saint-Gervais ! Nous nous en passerions volontiers.

Toutefois, ce que notre édile local n’a pas cru bon d’expliquer à son auditoire, c’est que toute cette polémique autour du vieux refuge du Goûter, c’est lui et lui seul qui en est à l’origine, et que depuis quelques années maintenant il l’entretient avec le plus grand soin.

Pas besoin d’être devin pour savoir que la FFCAM (Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne) est depuis fort longtemps sa bête noire, et que son obstination aussi stérile que ridicule à vouloir conserver un refuge destiné à la démolition, lui a permis d’entretenir sa guéguerre avec la FFCAM.

Que Monsieur le Maire veuille conserver à tout prix un bâtiment pour palier aux 20 places manquantes dans le nouveau refuge, prévues au départ pour 140, alors qu’il a tant lutté contre la surfréquentation au Mont-Blanc… comprendra qui pourra.

Aujourd’hui le Ministère de l’Environnement impose de démolir non pas l’ancien refuge, mais son annexe voisine (because problème d’esthétique), mais dont l’utilité aujourd’hui est d’être le volume recueil du nouveau refuge en cas de sinistre.

À maintes reprises, en séances de conseil municipal, les élus d’Élan Citoyen ont mis en garde Monsieur le Maire sur l’inconséquence de son projet, tant sur le plan juridique (risque de concurrence déloyale envers le nouveau refuge) que financier (comment maîtriser le financement de la rénovation de l’ancien refuge). À chaque fois, Monsieur le Maire a qualifié les élus de l’opposition d’agitateurs de chiffons rouges… et pourtant !

La question qui vient inévitablement à l’esprit est celle-ci : qui va payer ?
Car si la démolition de l’ancien refuge était à l’origine à la charge de la FFCAM, depuis la reprise en main de ce bâtiment par la municipalité, la FFCAM est dégagée de cette obligation.

Tout ça pour ça.
Quid de l’intérêt général ?

Élan Citoyen,
à Saint-Gervais, mercredi 7 février 2018