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Parce que notre eau thermale le vaut bien !

eauthermale_sgNous l’avons appris avec tambours et trompettes, conformément à l’esprit de la communication de notre commune : le groupe L’ORÉAL devient notre concessionnaire des thermes de Saint-Gervais et des produits de son eau thermale.

Avec l’accord unanime du conseil municipal, l’ancien concessionnaire RIVADIS a cédé la totalité de ses parts au groupe L’ORÉAL.

S’il est inutile de présenter L’ORÉAL, il est intéressant de réfléchir à son intérêt soudain pour Saint-Gervais, puis aux avantages mais aussi aux inconvénients de son arrivée parmi nous.

Développées et commercialisées par RIVADIS, les gammes MB (pour Mont-Blanc) des crèmes et produits dérivés (shampoing, savon, gel, déodorant, bâton à lèvres, soin, baume) à base de l’eau thermale de Saint-Gervais sont au nombre de six :

  • MB Dermo : soins dermatologiques.
  • MB Rose : soins des peaux sujettes aux rougeurs.
  • MB Source : soins essentiels.
  • MB Pure : soins des peaux à tendance acnéique.
  • MB Active : soins anti-âge.
  • MB Solar : soins solaires.

Les crèmes « Saint-Gervais Mont-Blanc » ont la particularité d’être préparées avec 100% de notre eau thermale. C’est très rare, ça confère une haute qualité au produit et ça n’est pas passé inaperçu chez L’ORÉAL qui a dû étudier de près la composition des produits RIVADIS avant de concrétiser son offre, parce que notre eau thermale le vaut bien !

Comme notre collectivité est propriétaire des thermes, de l’eau thermale et des marques fondées sur Saint-Gervais, la vente des produits issus de notre eau thermale est soumise à une rémunération selon un contrat de licence de marque.

C’est ici qu’intervient un premier bémol pour notre collectivité.

En tant que multinationale qui se conforme aux règles de notre grande économie de marché dans toute sa splendeur, L’ORÉAL, par la voix de son directeur des acquisitions Monsieur Alain Evrard, a souhaité renégocier la rémunération de notre collectivité.

Son argument est implacable : puisque les ventes vont exploser, il faut diminuer le taux de redevance.

Alors que les taux de redevance applicables à RIVADIS s’étalaient de 2% à 5% du chiffre d’affaires, les taux retenus pour L’ORÉAL intègrent une forte dégressivité et sont les suivants :

  • 2,25% du «C.A. net» jusqu’à 5 millions d’euros,
  • 1,25% du «C.A. net» compris entre 5 millions et 10 millions d’euros,
  • 1,00% du «C.A. net» compris entre 10 millions et 50 millions d’euros,
  • 0,75% du «C.A. net» compris entre 50 millions et 75 millions d’euros,
  • 0,50% du «C.A. net» au-delà de 75 millions d’euros.

Les élus d’Élan Citoyen sont alors intervenus pour défendre un tout autre esprit.

Car on sait bien que dans la production industrielle, les 1000 derniers produits conçus ont une bien meilleure rentabilité que les 1000 premiers… dès lors il eût été plus juste que la rémunération du partenaire «ville de Saint-Gervais» soit proportionnelle à la rentabilité des ventes de produits à base de notre eau thermale.

Une rémunération progressive et non dégressive n’aurait donc pas été ridicule selon Élan Citoyen.

Monsieur le Maire en a décidé autrement, convaincu par Monsieur Alain Evrard dont les qualités de négociateur sont d’un tout autre cru.

« Monsieur le Maire, comment avez-vous pu accepter une rémunération avec une telle dégressivité ? » fut notamment une question posée par un élu d’Élan Citoyen.

Certes, L’ORÉAL a promis, cette fois-ci par la voix de Madame Sophie Velut, directrice marketing internationale, de moderniser les thermes en profondeur, incluant parking sous-terrain intégré au paysage, et lifting intérieur et extérieur du bâtiment et de ses équipements…

Mais ceci est une autre histoire, non contractuelle, qui n’est pas incompatible avec une rémunération contractuelle dans un réel esprit de partenariat.

Sur la base de la production projetée, Élan Citoyen considère que le manque à gagner issu de ce nouveau contrat de licence de marque, par rapport à l’ancien, s’élèvera à terme à plusieurs centaines de milliers d’euros par an pour notre collectivité.

Revenons à des perspectives plus heureuses.

Comme promis, nous devrions sous peu proposer à nos curistes des thermes bien plus accueillants, plus adaptés également.

Nous devrions aussi beaucoup entendre parler de Saint-Gervais et de ses produits thermaux par le biais de la communication dynamique de L’ORÉAL.

Les conditions de travail pour le personnel devraient aussi progresser sensiblement.

Les perspectives de croissance du chiffre d’affaires inhérent à la vente des crèmes et dérivés pourraient même bien nous faire tourner la tête : Vichy et La Roche Posay arborent une croissance à 2 chiffres.

Certains n’hésitent pas même à avancer que l’immobilier va progresser d’un pas de géant dans les années à venir. Avec lui l’essort des prix et des taxes. Ce ne serait pas le moment de vendre à Saint-Gervais mais plutôt celui d’acheter.

La mine inquiète, souhaitons alors qu’il nous reste, dans quelques années, suffisamment de Saint-Gervolains qui n’auront pas vendu le moment venu.

Car ce sont ces générations de Gens du Pays qui forgent l’âme d’un lieu.

La mine réjouie, souvenons-nous de la liaison câblée proposée par Élan Citoyen entre les thermes et le rond-point du pont lors de la dernière campagne municipale.

Cette liaison pertinente et techniquement idéale colle à la peau du projet de L’ORÉAL : ça tombe bien !

Cliquez ici pour voir la présentation du projet de liaison câblée d’Élan Citoyen lors des municipales.

À Saint-Gervais, le 10 août 2016.

Élan Citoyen.

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