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Journalisme et éthique à Saint-Gervais

ethiqueÀ l’instant même où, en rédigeant son article de presse locale, le journaliste prend le parti d’un courant de pensée politique, il perd toute légitimité en tant que journaliste.
Pire, il mésestime les autres formes d’opinions, alors que l’impartialité est un pilier de l’action journalistique.

C’est la raison pour laquelle Élan Citoyen dénonce la forme avec laquelle l’article sur le compte-rendu de la séance publique du conseil municipal de Saint Gervais du 15 mars dernier a été publié dans l’édition du Dauphiné Libéré du 17 mars 2017.
Parmi les écarts remarquables du journaliste, citons ces trois-là :

1• Le titre : « Tous les voyants budgétaires sont au vert, mais l’opposition voit rouge ».
Par l’affirmation dans le titre que le tableau de bord financier de la commune est excellent, le journaliste laisse entendre au lecteur qu’il s’agit d’une information factuelle et non opposable.
Or c’est bien la majorité, représentée par Monsieur le Maire de Saint-Gervais, qui a parlé de voyants budgétaires au vert, mais certainement pas les élus d’Élan Citoyen qui ont au contraire exprimé leurs craintes en les détaillant, sans pour autant voir rouge…

2• Une expression qui en dit long : « forte de savants calculs ».
Ici nul besoin de s’appuyer sur une analyse littéraire pour comprendre que la moquerie transpire de cette expression. Pourtant, loin des savants calculs, l’explication chiffrée d’Élan Citoyen était simple, claire, fondée sur des éléments comptables objectifs.
Il nous semble par ailleurs que la remise en cause de notre analyse ne relève pas de la compétence du journaliste.

3• La qualification des élus d’Élan Citoyen : « compères ».
Le dictionnaire Larousse parle de compère pour définir un faiseur de tours, complice d’un artiste comique ou encore en supercheries, en astuces…
Loin de nous cependant le sentiment d’être comiques lorsque nous exprimons notre inquiétude quant à la tendance du résultat de fonctionnement de notre collectivité.

S’il est bien une faiblesse de notre maire connue de tous ses concitoyens, c’est son penchant naturel pour la pensée unique : la sienne.
Et c’est précisément dans ce contexte qu’il nous apparait dommageable que le journaliste entérine ce mode de fonctionnement.

À Saint-Gervais, le 16 avril 2017.
Élan Citoyen.

Références à cliquer :
Article en cause du Dauphiné Libéré du 17 mars 2017,
Analyse financière à mi-mandat,
Charte d’éthique professionnelle des journalistes.

4 réponses
  1. Michèle PRÉAU dit :

    Très bien, bel article. Tout à fait d’accord, j’ai été outrée par les mêmes phrases.
    Je suis un peu perturbée par la phrase d’intro, puisque chacun connaît des éditos ou des articles dont l’auteur-journaliste revendique clairement ses choix politiques. Mais on les trouve dans les journaux qui ont une couleur affichée. Ce qui n’est pas le cas du DL. Mais comme je ne propose rien, et comme les paragraphes de ton article ont une cohérence dans le raisonnement….je valide!

  2. Olivier HOTTEGINDRE dit :

    Merci Michèle. Ta remarque sur l’introduction s’entend pour certains éditos d’un tirage national, sans doute.
    Pour une presse locale, comme l’édition dont il s’agit là, c’est autre chose.
    Mais j’ai quand même rajouté « locale » dans la première phrase.

  3. Laurent DUFFOUG-FAVRE dit :

    Salut,
    J’aime assez la référence à la defénition du dico…
    ça me rappelle quelque chose de récent ???
    A publier sans modération urgement.
    A+

  4. Olivier HOTTEGINDRE dit :

    En fait, ce n’est pas toi, Laurent, que la gentille journaliste a qualifié de compère…
    Mais plutôt François et moi : c’est nous qui sommes tes (ces/ses) compères dans l’article, avec une superbe faute d’orthographe que je n’ai pas mentionnée !

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