Courage fuyons

courage_fuyonsÔ combien intéressantes et instructives ont été les soirées des vœux des Maires des communes de Passy, Sallanches et St-Gervais, et de voir comment chacun d’eux se tirait de cette épreuve pour le moins périlleuse en ce début d’année. Ces soirées qui avaient pour but de présenter des vœux très conventionnels comme à l’habitude, se sont heurtées au vœu d’une grande partie de la population de pouvoir enfin respirer un air plus sain dans la région.

Pour le premier de ces élus, le jeudi 5 janvier, Monsieur le Maire de Passy, qui n’avait pas eu la chance il est vrai de tirer le bon numéro d’apparition à l’écran, cela ne se présentait pas pour le mieux. Il faut dire qu’une foule considérable de citoyens voulant exprimer leur ras le bol d’une certaine inaction de nos élus face au problème de la pollution, s’était invitée à la fête et par la même venait gâcher celle-ci !

Très vite Monsieur le Maire de Passy a pris conscience que l’ambiance ne lui serait pas favorable, après s’être fait copieusement hué, lui et ses invités, décidait d’une manière fort regrettable d’annuler tout bonnement la soirée.

Que penser également de la consigne donnée aux personnes en charge de contrôler les participants à la soirée, en leur demandant d’interdire les masques en papier, signe provoquant de l’appartenance aux mécontents. Il aurait été plus responsable et judicieux au contraire, d’inciter les populations à en porter un !

Pour la seconde apparition le vendredi 6, Monsieur le Maire de Sallanches s’est montré dès le début de la soirée plus habile en déclarant aux pertubateurs, qu’il donnerait la parole à tous ceux qui souhaitaient intervenir. La suite on la connait : la soirée fût également écourtée.

Venait enfin le samedi 7, le tour de Monsieur le Maire de St-Gervais qui, lui, ayant été invité aux soirées précédentes, avait eu le temps de prendre la température et de préparer son numéro.

Là, c’était davantage la piste aux étoiles que courage fuyons. Car c’est bien à un exercice de haute voltige acropportuniste qu’il nous a été donné d’assister. Après un époustouflant triple saut périlleux arrière, la réception s’est avérée plus compliquée que prévue, l’artiste travaillant sans filet.

Alors que Monsieur le Maire de Saint-Gervais adopte depuis plusieurs années maintenant des positions systématiquement dans le déni de la dangerosité bien réelle de la pollution, et renvoyant à la niche tous ceux qui tentaient d’aborder le sujet avec lui….
Surprise ! On a pu l’entendre admettre enfin, dans un beau simulacre d’humilité, l’inquiétude des habitants et même les encourager dans leur mobilisation face aux élus de vouloir respirer un air moins vicié. Et même de nous faire le coup de la repentance vis à vis du Dr Champly, auquel il s’en était pris d’une façon véhémente, l’accusant de tenir des propos limites qui ne pouvaient que faire peur à la population. Il n’a pas non plus réclamé à nouveau la liste des noms des morts dûs à la pollution !

Bref, un superbe virage à 180° dont il a le secret. Un coup à attraper un lumbago. Un intervenant s’est même enquis auprès de lui, à savoir s’il n’avait pas été touché par la grâce divine !

Comment comprendre un tel revirement ? Bien sûr, la très forte mobilisation citoyenne de toute la vallée face à des pics de pollution jamais atteints dans notre région. Ces mêmes citoyens n’ont pas hésité à demander à ceux qui après tout sont leurs interlocuteurs, de se remuer et de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour améliorer la situation, même si ces pouvoirs sont limités.

Une autre explication peut-être : les élections législatives qui se profilent et pourraient tenter Monsieur le Maire d’y participer ?

Dans une toute autre sphère, Winston Churchill disait il n’y a pas si longtemps : « retourner sa veste est à la portée de tous, mais il faut une certaine adresse pour la remettre à l’endroit ».

À Saint-Gervais, le 8 janvier 2017,
Élan Citoyen.

Et de 2…

pierre_eglise_sgOui, la rénovation de l’église est une réussite.
Oui, il était nécessaire de redonner son caractère originel à cet édifice.
Oui, la valorisation du patrimoine historique de la commune est une bonne chose.
Oui, il faut saluer le professionnalisme et les compétences de tous les acteurs de cette restauration.
Oui, le financement de 3.450.000 € HT par des fonds de l’Europe, de l’Etat, du Département, de donateurs et fondations est une habile opération, ramenant la participation des contribuables Saint-Gervolains pour  la rénovation du clocher à 1.028.000 €, entièrement autofinancés par le budget communal.

Mais par quelle imposture le nom d’un élu apparait-il gravé à l’intérieur de ce lieu de culte?

Il s’agit là d’une grave récidive car il existe déjà une gravure éponyme à l’intérieur de l’église de Saint-Nicolas. Lire par ailleurs notre lettre ouverte aux élus locaux de la république.

Chaque croyant, pèlerin, ou simple visiteur, qui profitera d’un temps de recueillement dans l’église ne pourra manquer cette pierre, située à hauteur des yeux, lorsqu’il allumera une bougie pour accompagner ses prières ou ses simples vœux. Monsieur le Maire à la droite de la Vierge Marie.
Et pourtant la séparation de l’Église et de l’État date de 1905.

Ceci est tout simplement scandaleux, tout comme il est consternant que personne ne s’en offusque officiellement.

Nous déplorons la complicité de tous ceux qui s’abstiennent de dénoncer la célébration du culte de la personnalité dans un lieu de culte.

Élan Citoyen,
Le 3 janvier 2017.

pierre_eglise_2

Prise en charge des acouphènes, de nouvelles perspectives thérapeutiques à Saint-Gervais

L’acouphène correspond à la perception d’un son sans source extérieure.Tinnitus Il est habituellement associé à une surdité mais il est parfois isolé, sans hypoacousie.
Il est normalement subjectif , c’est à dire qu’il ne peut être perçu par un autre sujet que le patient lui même.
Exceptionnellement, l’acouphène est dit objectif, l’auscultation de l’aire auriculaire permettant la perception du son ressenti.
Les sons perçus peuvent être de tous ordres, grave, aigu, médium. Sifflements, bourdonnements, bruits de grillons, de torrents, d’appareil électrique en veille, souffle en jets de vapeurs, pulsatiles évoquants les bruits du cœur, sont les plus fréquemment décrits.
Les acouphènes peuvent être permanents ou fluctuants dans le temps comme dans leur intensité, fonction du stress, de l’anxiété, des contrariétés, des émotions, du surmenage et de l’état de fatigue du sujet.
Les acouphènes ont des causes multiples qui pour la plupart ont pour origine une gène auditive, soit une surdité soit au contraire une hyperacousie. De façon très schématique il s’agit d’une réponse de nos centres cérébraux de l’audition à un déficit de fonctionnement de notre oreille interne.
Dès lors les traumatismes sonores, le vieillissement (presbyacaousie), l’insuffisance circulatoire et ses causes (hypertension artérielle, le tabac, le diabète, l’hypercholestérolémie, la ronchopathie), les traumatismes crâniens, mais aussi des pathologies neurologiques, les traitements agressifs type chimiothérapie, les antipaludéens, les troubles psychologiques peuvent être à l’origine du symptôme qui impose une consultation chez son médecin voire un bilan comprenant un test auditif chez le spécialiste. Il est aussi une étiologie particulière liée au dysfonctionnement de l’articulation temporo-mandibulaire (articulation entre la mâchoire inférieure et le crâne) dont la prise en charge ostéopathique est intéressante.
La tolérance aux acouphènes définit la gravité de la pathologie. Cette tolérance est évaluée par l’interrogatoire du patient et est fonction des troubles du sommeil , de l’irritabilité, du retentissement sur les activités du sujet mais aussi de son anxiété.
Le traitement des acouphènes, à ce jour, sur le plan médicamenteux est quasi inexistant. Toutes les tentatives de traitements à visée circulatoire vasodilatatrices type trimétazidine ou dérivé du ginko biloba se sont avérées un échec. Les médicaments sédatifs à visée antiépileptiques et antalgiques apparaissent plus efficaces par leurs effets sédatifs que réellement sur la genèse de l’acouphène.
Les patients ont souvent recours à des bruits masquants (écouter une radio au moment de l’endormissement…), ils sont améliorés par des bruits environnementaux pendant la journée.
Le port d’une prothèse auditive en cas d’hypoacousie améliore d’ailleurs sensiblement les sujets.
L’appareillage par des bruits masquants étant inefficace, la section du nerf auditif (qui condamne l’audition) par la chirurgie étant également sans effets, les voies de recherches thérapeutiques s’orientent vers d’autres types de soins.
PROPOSITION DE PRISE EN CHARGE PAR L’ETABLISSEMENT THERMAL DE SAINT-GERVAIS LES BAINS.
Sous la houlette du Professeur Sébastien SCHMERBER  du CHU de Grenoble, il est actuellement proposé aux patients porteurs d’acouphènes dit « graves », une prise en charge multidisciplinaire qui associe un bilan ORL, audiométrique avec le soutien d’une société nationale d’audio-prothèses, de sophrologie, d’un bilan d’appréciation de la tolérance par des psychologues, d’hypnose, de conseils diététiques, d’une prise en charge en ostéopathie, d’une cure de bien-être et d’une cure partielle des voies respiratoires, d’une cure de boisson (en raison de présence de Zinc dans l’eau thermale de Saint Gervais qui semble avoir un intérêt sur la pathologie de l’oreille interne) et d’une éducation à la pratique de sport, adaptée à chacun.

Une dizaine de patients ont été reçus au mois de mai 2016 dans le cadre d’une étude préliminaire et les résultats sont très encourageants. Celle-ci sera poursuivie en 2017 avec d’autres patients qui seront, comme les précédents, évalués à distance selon des critères d’améliorations précis qui sont ceux de la nomenclature internationale.

UNE NOUVELLE PROPOSITION REVOLUTIONNAIRE : L’INSTALLATION DE CANONS A NEIGE.
C’est par une expérience personnelle que je m’apprête à compléter les thérapeutiques saint-gervolaines en matière d’acouphènes.
En effet à l’âge de 40 ans, j’ai été contaminé par un virus qu’un de mes patients m’a gracieusement cédé. J’ai été victime d’une surdité brusque de l’oreille droite, ainsi que deux autres de mes confrères dans la même semaine. Les traitements ont permis une récupération ad integrum mais j’ai conservé au décours de cet épisode, un acouphène en jet de vapeur assez invalidant. Il se trouve que depuis bientôt une semaine, les canons à neige tournent « à gogo » sur la piste de retour de Saint-Gervais. Ces derniers occasionnent une pollution sonore nocturne (souffle en jet de vapeur) qui est exactement semblable à ce que je perçois de façon subjective au coucher comme au réveil. Il m’est depuis une semaine, impossible d’identifier la source de ce que j’entends (sont-ce les canons ou sont-ce mes acouphènes?) , ce qui psychologiquement m’est favorable et rend mes nuits plus faciles.
Certes, malgré les litres d’eau déposés devant chez moi depuis plusieurs jours (qui s’évaporent d’environ 20%, je le rappelle ici), je n’ai toujours pas vu le moindre skieur sur la piste de retour.
L’an dernier, ceux-ci avaient produit de la neige de culture durant 3 jours. C’est alors que les dameuses et autres chenillettes sont intervenues durant 2 nuits complètes, améliorant aussi les bruits masquants des canons par des bruits de moteur incessants associés à un gyrophare puissant éclairant mon quartier du Rosay toute la nuit comme une boule de « la folie douce ». Eclairage de Saturday night fever rythmé par un bip bip également très intense lorsque la machine à compresser la neige recule, faisant fuir tous les renards du quartier qui venaient chaparder les poubelles des chalets « La piste » situés en face de ma maison.
C’est après 3 jours que le redoux massif arrivera faisant fondre inexorablement la neige disséminée. L’hiver qui suivi fut doux et ne permettra plus de fabriquer à nouveau de la neige de culture.

Par conséquent, il apparait nécessaire à la fin de notre exposé d’affirmer que les canons à neige (dont le coût avoisine UN MILLION deux cent mille euros) ne permettent pas aux skieurs de skier et d’emprunter la piste dite de retour mais qu’ils ont un effet très favorable sur les acouphènes.

Je propose, dès lors, de compléter les nouvelles thérapeutiques thermales pour la prise en charge des acouphènes par l’installation de canons à neige dans le parc thermal. Nous pourrions profiter de la manne que le conseil régional s’apprête à donner aux stations de ski (200 millions d’euros) pour de nouvelles installations de nivoculture dans les Alpes. Certes le bilan énergétique n’est pas très favorable puisque nous rappelons ici que le parc actuel de canon à neige a une consommation électrique qui correspond au quart de la production annuelle d’une centrale nucléaire, mais la vallée étant polluée, il apparait, dans le futur, difficile de proposer au Fayet des soins pour les voies respiratoires et donc intéressant de nous réorienter vers la pathologie des voies auditives.

Le 29 décembre 2016,
François Jouanin.

Pic et pic et collégram

pollution_vallee-arveSi le sujet n’était pas aussi grave, on pourrait entonner cette plombinette:
« Ce – ne – se – ra – pas – toi – qui – a – ppli – que – ras – le – P-P-A ! »

Cet épisode de pollution qui plombe notre atmosphère depuis plusieurs semaines provoque enfin une prise de conscience collective. Nous sommes dans l’urgence sanitaire.

Depuis fin novembre, en raison du niveau atteint dans la vallée avec la présence de pics de particules fines (MP2,5, PM 10) exceptionnelles et de dioxydes d’azote émis essentiellement par les véhicules diesel le long de l’autoroute, les habitants expriment leur exaspération et leur inquiétude.

Mercredi 7 décembre, Sallanches a connu une manifestation exceptionnelle réunissant plus d’un millier de personnes, dont de nombreux enfants. Les associations ont dénoncé le laxisme des élus locaux et de l’État face à ce drame sanitaire.

Lors d’une réunion de suivi du volet transport du Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA), prévue de longue date, avec des élus et les présidents de plusieurs associations locales, le préfet a rappelé que chacun pouvait agir à son niveau, et que les maires devaient appliquer toutes les mesures en leur pouvoir.

Lors des questions du public en préambule au conseil municipal du 14 décembre dernier, le sujet des mesures appliquées sur la commune de Saint-Gervais a été abordé. Nous vous laissons en prendre connaissance, en cliquant ici.

La population n’est pas correctement informée.

Nous attendons de la municipalité de Saint-Gervais:

Une information pertinente et en temps réel sur la qualité de l’air, sous forme de panneaux numériques aux entrées de la ville et centre-villes du Bourg et du Fayet. Les habitants de la vallée de l’Arve et en particulier les personnes sensibles à la pollution de l’air, doivent être informés en temps réel, avec des informations exactes, de la qualité de l’air qu’ils respirent, afin d’adapter leurs comportements. Les populations considérées somme sensibles sont les enfants, les personnes souffrant de maladies chroniques et les sportifs. En cas de pic de pollution, la pratique de sports intensifs n’est pas recommandée, mais par manque d’informations justes, beaucoup de clubs sportifs et de personnes pratiquent tout de même ces activités, s’exposant ainsi à des taux de pollution néfastes à la santé. 

Afin que chacun puisse agir individuellement, nous demandons une large diffusion sur tous supports, d’informations déjà mises à disposition du public par divers organismes et associations:

La communication à la population du contenu du PPA, un rappel de l’interdiction du brûlage des déchets verts et des foyers ouverts, des aides financières pour renouveler les appareils de chauffage (Fonds Air-Bois), toutes informations utiles pour améliorer les comportements individuels (allumage par le haut, qualité du bois, pratiques de tri des déchets, encouragements à modifier ses pratiques de consommation et de production des déchets, co-voiturage et transports, etc…)

Au-delà de l’information communale et la diffusion de conseils individuels, quelles mesures peuvent être prises au sein de la Communauté de communes? En termes de développement de transports collectifs, de gestion des déchets, de décision de baisser l’activité de l’usine d’incinération et de l’usine CGL Carbone au moment des pics de pollution, du flux des transports internationaux, des rejets des activités industrielles, …?

Un collectif d’association a lancé récemment une pétition auprès du Conseil Département et du Conseil Régional, dont voici le texte:

Pollution de l’air: des actions fortes en Haute-Savoie! 

Le département de Haute-Savoie prévoit toujours 432 M€ d’investissements pour l’extension effrénée des routes et s’accroche au tunnel sous le Semnoz, en dépit des études qui montrent l’augmentation du trafic qu’il générerait. La Haute-Savoie reste un des départements les moins bien dotés de la région en matière de transports en commun, malgré une très forte augmentation de la population et des déplacements pendulaires croissants.

A la Région, les budgets liés à la qualité de l’air sont centrés sur le fond Air-Bois et la Région a pris le parti de consacrer plus de 200 M€ au financement des routes.

Pourtant des solutions existent. En conséquence, nous demandons instamment aux collectivités territoriales et aux représentants de l’Etat de :

1 Reconsidérer le rail, le futur Léman Express comme l’axe structurant des politiques de mobilités sur le territoire.

2 Substituer la création de nouvelles voies routières par des transports en commun en site propre.

3 Développer des voies cyclables pour les trajets courts, en parfaite cohérence avec la puissance économique que représente la filière “outdoor”.

4 Mettre en place des mesures d’urgence dès le premier jour de chaque pic de pollution.

5 Limiter la vitesse à 110 km toute l’année sur les autoroutes de Haute-Savoie.

6 Accélérer le redéploiement de l’Autoroute Ferroviaire Alpine, pour la traversée des Alpes par les marchandises.

7 Associer les citoyens à la définition et à la mise en oeuvre d’un Plan de Protection de l’Atmosphère sur le département de la Haute-Savoie.

Montrons que nous sommes très inquiets pour notre santé et mobilisés pour la qualité de notre air. Le PPA n’a pas été suffisamment appliqué et nous devons obtenir la mise en place de mesures pérennes et efficaces dans le PPA2, qui se négocie en ce moment.

Élan Citoyen,
Le 22 décembre 2016.

Mieux respirer? C’est ça l’idée!

mesures_d_urgenceMadame Céline Coletto Blanc Gonnet, conseillère municipale de la majorité à Saint-Gervais, a posté en soirée du 4 décembre sur Facebook, un commentaire politique faisant état de toutes les actions qu’elle applique à titre personnel pour limiter son impact carbone. Elle livre son ressenti face à l’actuel épisode de pollution, et l’agitation qu’elle considère comme inappropriée du millier de sentinelles qui ont manifesté hier soir à Sallanches pour réclamer la mise en place urgente de mesures listées dans le PPA.
Cliquer ici pour voir le commentaire original de CCBG.

Elle conclut ce vibrant « message à tous les soi-disant « sentinelles », planqués derrière leur ordinateur et autres bien-pensants sur la pollution » par cet appel : « A nous tous d’être à l’action plutôt que derrière l’anonymat des écrans. Venez à la rencontre des élus, venez donner vos pistes, vos bonnes idées, vos solutions. On vous attend pour lutter ensemble contre la pollution, car, malheureusement, l’élu local ne peut pas tout, surtout face à un tel fléau. »

À notre niveau strictement communal, Élan Citoyen, qui n’est pas politico-sceptique, a suggéré depuis le début du mandat diverses propositions, dont aucune n’a été mise en place:

  • Une information claire, visible et quotidienne sur la qualité de l’air sous forme de panneaux placés aux entrées de la commune. Passy, Domancy, et tout récemment Sallanches, ont mis en place ce type de panneau lumineux. Lors de précédents conseils municipaux, Monsieur le maire et Madame Coletto avaient répondu à notre suggestion, avec virulence, que les citoyens pouvaient s’informer individuellement sur le site de Air-Rhône-Alpes, qu’une information sur la voie publique n’était pas nécessaire, elle ne ferait qu’affoler la population et faire fuir les touristes.
  • Une information claire, accessible en plusieurs lieux: site officiel de la mairie, Office du Tourisme et lieux publics, du Plan de Protection de l’Atmosphère. Lors de précédents conseils municipaux, Monsieur le maire et Madame Coletto ont signalé que l’application de ce PPA étant de la responsabilité de la Préfecture, il était inutile que la commune pallie aux insuffisances des services de l’Etat.
  • Une campagne d’information, des actions ponctuelles et pédagogiques, des expositions et démonstrations par exemple sur la place les jours de marché, pour diffuser, expliquer, convaincre les habitants de renouveler leurs modes de chauffage, de bénéficier du Fonds Air-Bois, de bénéficier des conseils et aides pour la rénovation énergétique de leur logement, les bienfaits du compostage, etc… Pour exemple, le site de la mairie de Domancy propose ce type d’informations.
  • Diffuser la méthode d’allumage par le haut! Essayez, c’est simplissime et ça marche! Il suffit de regarder les cheminées à l’allumage en soirée pour comprendre que cette méthode appliquée serait efficace!
  • Une campagne d’information pour rappeler l’interdiction totale du brûlage des déchets verts. C’est l’une des mesures la plus facile à mettre en place! Or les écobuages ont lieu régulièrement, ils ne déclenchent pas le déplacement (ni la verbalisation) de la police municipale. Il s’agit pourtant bien des attributions du maire de la commune?
  • Une réflexion urgente serait nécessaire sur la gestion communale des déchets verts. Des initiatives dans de nombreuses communes ont vu le jour. Pourquoi ne pas s’en inspirer? Au-lieu de cela, nous subissons à chaque conseil municipal une charge de Monsieur le maire contre la Communauté de Communes. Quel rôle constructif exercent les élus saint-gervolains représentatifs à la CCPMB?

Pour les autres mesures, plus complexes, telles que la gestion des déchets, la gestion des transports, la gestion des conséquences des activités industrielles et touristiques, le trafic des poids lourds au tunnel, etc.. Monsieur le Maire répond invariablement et de manière polémique que cela relève des compétences de la Communauté de Communes, du Département, de la Région, ou du Gouvernement.

Monsieur le Maire, climato-sceptique convaincu, nie les méfaits de la pollution, désastreuse en termes d’attrait touristique, ose des déclarations hasardeuses sur la responsabilité de nos voisins suisses, ou incrimine le rôle des plaquettes de freins, exige le nom des personnes décédées à cause de la pollution…

Madame Coletto, des idées, il y en a pléthore!  Des milliers de personnes, partout en France, déploient des trésors d’inventivité sur tous ces thèmes. Des communes voisines, telles que Domancy, Servoz, Chamonix, etc.. organisent réflexion et mise en place de mesures de lutte contre cette pollution. À Saint-Gervais? Rien ne se passe. Seul persiste le slogan décalé : « la montagne à l’état pur »!

Madame Coletto, on se met au boulot, tous ensemble ? Ou bien préférez-vous continuer d’alimenter la polémique?

L’illustration en haut à droite de cette page reprend les 5 points d’engagement que Monsieur Morand, Maire de Sallanches et Président de la Communauté de Communes du Pays du Mont-Blanc a prises hier soir le 7 décembre à Sallanches, lors du rassemblement.

Élan Citoyen,
Le 8 décembre 2016.

La vallée de l’Arve en « territoire respirable »

vallee_arveLa députée du Mont-Blanc Sophie DION a obtenu du ministère de l’Environnement la création d’un nouveau plan de protection de l’atmosphère, ainsi que la mise en place d’une convention spécifique territoire respirable.

Le PPA II intègre l’arrêté d’août dernier permettant de déclencher  des mesures contraignantes dès le premier jour de prévision d’un dépassement persistant, de nouvelles mesures de réductions de 20km/h de la vitesse en période hivernale, des aides aux entreprises pour l’acquisition de poids lourds au gaz (une mesure visiblement faite pour le projet local Equilibre), et la possibilité d’exclure les poids lourds classés Euro 2 en cas de pollution.

« Les conventions territoires respirables existent déjà pour les agglomérations, mais c’est la première fois qu’il en existe une à l’échelle d’une vallée », se félicite Sophie Dion, dont le discours tente de tenir l’équilibre entre « la prise en compte des inquiétudes de la population » et la volonté de privilégier l’incitation plutôt que la contrainte, pour « avancer sans nuire à l’activité économique ».

Un ensemble de mesures qui représente un budget d’environ un million d’euros jusqu’en 2020.

Extrait d’un article d’Écho des Pays de Savoie N°45 de novembre 2016.

Elan Citoyen,
Le 30 novembre 2016.

À vos masques

masqueS’il est vrai, selon le proverbe bien connu que «  l’assassin revient toujours sur les lieux de son crime », Monsieur le maire de St-Gervais persiste et signe. Quand lors d’une précédente interview télévisée, il avait franchi allègrement les limites de la décence, en affirmant que les médecins, tentaient de faire entendre que dans notre belle vallée, des personnes succombaient suite aux dégâts que la pollution pouvait engendrer sur leur santé. Celui-ci leur reprochait d’agiter le chiffon rouge afin d’effrayer la population et leur demandait de porter à sa connaissance le nom des morts dus à la pollution.

Habituellement, il serait parfois plutôt reproché aux médecins, de peut-être ne pas suffisamment mettre en garde leurs patients face aux dangers encourus par les méfaits de tout ce qui contribue à dégrader leur santé. Là, c’est le contraire, ils en font trop !

À la question posée par une personne de l’assistance lors de la réunion publique au Fayet le 9 novembre 2016, concernant la pollution aux particules fines que nous connaissons dans la vallée, Monsieur le Maire s’en est de nouveau pris d’une façon plutôt véhémente comme c’est son habitude à chaque fois que l’on aborde ce sujet avec lui, à tous ces empêcheurs de polluer en rond que sont tous ces écolos zadistes, voire pire. Et de déclarer : «  oui je le redis, j’attends toujours que l’on me communique le nom des morts!! »

On a pu apprendre également de la bouche de notre édile, que l’usure des plaquettes de freins de nos automobiles, était une des sources de la pollution aux particules fines, davantage que les feux de bois dans les cheminées et autres poêles ! Lui même étant un parangon de bonne conduite, nul doute qu’il doit économiser les siennes. Mais à cette «  vitesse » là, il risque fort de rentrer dans le mur de l’entêtement, à refuser d’admettre que la pollution dans notre région peut entrainer la mort des personnes les plus vulnérables, en attendant les autres.

Serait-ce si difficile, quand on s’est auto proclamé le chevalier blanc de «  la montagne à l’état pur », de lutter plus efficacement aux côtés de l’Etat, ( dont c’est le rôle il est vrai de prendre en charge la santé publique ) et de reconnaître qu’au Pays du Mt-Blanc nous puissions décéder un jour de l’air que nous respirons ?

Combien faudra-t-il de morts, anonymes ou non, pour voir Monsieur le Maire se lever, l’étendard au poing afin de nous sauver enfin de la pollution qui nous atteint maintenant depuis plusieurs années.

À trop vouloir protéger la poule aux œufs d’or qu’est le tourisme dans notre vallée, le risque n’est il pas, que par la cécité récurrente et affichée d’une partie de la population et de certains élus, de tuer cette même poule aux oeufs d’or que l’on prétend vouloir sauvegarder.

Elan Citoyen,
Le 22 novembre 2016.

Qu’est-il arrivé à notre parc arboré ?

arbre-coupearbre-taillePourquoi plantons-nous un arbre,
un arbuste,
dans une commune,
que recherchons-nous ?

Il semblerait que d’un premier abord,
le but recherché soit le décor,
une floraison pour les arbustes,
un peu d’ombre en été,
des feuillages colorés l’automne venu.

Que c’est Beau un feuillu avec ses différentes couleurs, les premiers arbustes au printemps avec une profusion de fleurs qui nous rappelle que l’hiver est fini.

Mais voici que l’ennemi arrive, l’homme avec sa tronçonneuse pour notre pauvre arbre sans défense qui se dit: pourquoi il me fait cela, je n’ai rien fait de mal c’est lui qui m’a planté ici, déjà que je n’ai pas beaucoup de terre pour vivre, en plus il me coupe la tête !

Il parait que je gène, je suis trop grand; ils le savaient pourtant que j’allais grandir, pourquoi m’avoir choisi? Il fallait réfléchir avant, il existe des arbres avec un développement plus petit, adaptés au volume du lieu !

Il est venu avec son outil à moteur et moi l’arbuste, il ne m’a même pas regardé. Sans rien me demander, il m’a coupé les branches, mais tu tailles mal et à la mauvaise époque! Tu viens de supprimer toutes les fleurs du printemps prochain, t’es pas futé !

Je me rappelle d’une époque où le jardinier me faisait une belle coupe après ma floraison, il me regardait, me respectait.

Aujourd’hui nous avons tous la même taille: la « taille du cantonnier ».

Triste constat de voir ceci sur notre commune. Pour exemple, l’abattage et la taille des arbres de la place du Mont Blanc.

Comment seront traités les arbres plantés l’année dernière devant la poste ?

Le 11 octobre 2016,
Élan Citoyen.

Dangereuses, les barrières de l’esplanade ?

danger_barriere_1danger_barriere_2Quiconque aura pris le temps d’observer les garde-corps de l’esplanade Marie Paradis, s’apercevra que ceux-ci peuvent être fort dangereux pour les nombreux enfants amenés à venir évoluer sur cet espace lors des différentes manifestations qui y sont organisées; ces barrières pouvant être très facilement escaladées par les enfants.

Voilà maintenant plus de 2 ans, suite à l’inquiétude de nombreux parents et grands-parents, que la demande publique a été faite par Élan Citoyen auprès de la municipalité de bien vouloir prendre en compte la dangerosité de ces barrières. En première instance, il nous a été répondu que ces installations dataient de l’ancienne municipalité, que celles-ci étaient conformes à la réglementation en vigueur, et que les parents n’avaient qu’à surveiller leurs enfants !

Sur ce point nul doute que les parents se doivent d’assumer la surveillance de leur progéniture, mais pour autant il nous semble que la municipalité se doit elle-même, dans la mesure du possible, de sécuriser au maximum la protection des plus jeunes dans un espace tel que l’esplanade Marie Paradis.

Nous avons cru bon d’insister en soulignant que si ces barrières étaient conformes, elles n’en étaient pas moins dangereuses. Au fil du temps et après maintes demandes réitérées, on a pu s’apercevoir que doucement la municipalité intégrait tout de même le risque qui pouvait exister. Pour preuve le dernier carnaval du mois de mars où, à notre agréable surprise, des barrières métalliques et amovibles avaient été mises en place devant celles existantes.

Gageons que rapidement le nécessaire sera fait, comme cela a été le cas, quand lors de l’inauguration du nouveau groupe scolaire, l’accès des personnes à mobilité réduite qui existait auparavant avait été oublié. Après l’avoir signalé aux personnes concernées, nous avons eu la satisfaction de constater que très vite l’oubli avait été réparé.

Le 8 octobre 2016,
Élan Citoyen.