États généraux de l’air en vallée de l’Arve

Nous venons de subir les premières alertes de pic de pollution de l’hiver.
Il nous parait opportun de rappeler la synthèse des Etats Généraux de l’Air en vallée de l’Arve, présentés le 22 mars 2017 au Parvis des Fiz, qui recense les attentes d’une attitude citoyenne responsable.

Félicitations à Monsieur le maire: il atteint un nouveau point Godwin!

Un nouveau dérapage s’est produit lors de la réunion publique au Fayet, mercredi 8 novembre dernier :

Qu’est-ce qu’un point Godwin ?

C’est une règle empirique provenant d’un énoncé fait en 1990 par Mike Godwin.
Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de 1.
Dans un débat, atteindre le point Godwin revient à signifier à son interlocuteur qu’il vient de se discréditer en vérifiant la loi de Godwin, en  faisant référence à un fait en lien avec la Shoah ou le nazisme alors que le sujet de départ ne s’y prêtait pas.

Si le sujet de la discussion était très éloigné d’un quelconque débat idéologique, une comparaison de ce genre est considérée comme un signe d’échec de la discussion. On estime alors qu’il est temps de clore le débat, dont il ne sortira plus rien de pertinent : on dit que l’on a atteint le « point Godwin » de la discussion.

Dans quel contexte Monsieur le maire a-t-il atteint le point Godwin?

Après 40 minutes de réunion publique, où le public conquis par tant d’aisance oratoire, a écouté respectueusement Monsieur le maire énumérer toutes les bonnes actions qu’il a menées sur la commune, et les projets spécifiques au Fayet, plusieurs questions du public se sont enchainées ; notons que c’est une grande première.

Les sujets tournaient autour des thèmes de la pollution. Monsieur le Maire réussit l’exploit d’imposer aux auditeurs son interprétation tout à fait personnelle, avec les paroles clivantes qu’il affectionne. Sur le ton de la bonne histoire, tour à tour, il a rhabillé pour l’hiver : GRDF, Engie, Orange, la SNCF, les médias, Guillaume Pépy à la tête de la SNCF, le CEVA, la piste cyclable dans la plaine de Passy, un parent d’élève de l’école du Fayet, Amazon, le service Sodexho du restaurant scolaire de l’Abbaye, les allemands propriétaires de SGL Carbonne, l’immobilisme pour délocaliser l’incinérateur, Nicolas Hulot, Eric Fournier, Domancy, le préfet…point-godwin

Le point Godwin est atteint à la minute 54, à propos des morts prématurés dus à la pollution.

Monsieur le maire : « C’est à dire qu’on prend les gens pour des illettrés, et des gens sans cerveau, et puis on leur injecte, comme en 1936 à Berlin, un certain monsieur Hitler l’a fait, à aller raconter des choses qui sont fausses et qui font bondir les gens. Et bien, faux! On est en train d’être dans cette torpeur ici. Donc voilà. »

Certes, cette allocution n’est pas très compréhensible, mais la comparaison au nazisme est évidente.

Sidérés, ou malentendants, personne dans le public n’est d’ailleurs intervenu pour relever ces inacceptables propos indignes d’un élu.

Est-ce raisonnable de nous habituer à ces embardées verbales ?

À Saint-Gervais, le 6 décembre 2017,

Élan Citoyen.

Démagogie à l’état pur!

En préliminaire du conseil municipal du 11 octobre 2017, pendant le quart d’heure consacré aux questions du public, Monsieur le Maire , n’ayant aucune question, a jugé bon de parler de son actualité et de sa vision de la montagne et plus particulièrement du Mont-Blanc.

Le monologue de Monsieur Peillex a débuté sur l’initiative critiquée de Monsieur Fournier, Maire de Chamonix et Président de la communauté de communes de la vallée de Chamonix, pour demander le classement du Mont-Blanc au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Puis rapidement la démonstration a dérivé sur la montée au Mont Blanc, les accidents de cet été et la régulation de l’accès au Mont-Blanc.

Après avoir écouté ses élucubrations, parmi lesquelles Monsieur le Préfet a été qualifié d’irresponsable dans la gestion du dossier du Mont-Blanc et sur la vision de notre bon maire sur la sécurisation de la pratique Alpine pour la montée au Mont-Blanc, j’ai demandé comment il envisagerait la régulation de la pratique du solo ?

Cette innocente question a déclenché une diatribe incontrôlée mixant mélange des genres et récupérations macabres:

Monsieur le Maire a comparé les tristes accidents survenus sur la voie saint-gervolaine du Mont-Blanc aux derniers attentats de la gare Saint Charles de Marseille revendiqués par daesh.
J’ai demandé comment Catherine Destivelle ou Jean Christophe Lafaille et tant d’autres alpinistes auraient pu exercer leur passion avec une régulation contrainte de l’alpinisme comme le souhaiterait Monsieur le Maire.

Puis, non content de vouloir être le rédempteur des alpinistes récalcitrants, Monsieur le Maire m’a demandé si ma vision de libre responsabilité de la pratique de l’alpinisme serait la même si ces décès en montagne arrivaient dans ma famille.
J’ai exprimé ma désapprobation sur ce sujet et j’ai sommé Monsieur le Maire de ne pas faire de telles affirmations mortifères de récupération.
Monsieur Olivier Hottegindre, après avoir précisé à Monsieur le Maire que ses propos étaient inacceptables, qu’il passait sans cesse du coq à l’âne et que nous étions bien loin de l’ordre du jour du Conseil Municipal, a été insulté par le premier magistrat saint-gervolain: « on sait quel âne vous êtes et quel coq vous êtes… »

Sur ce, j’ai relevé l’absurdité des propos de Monsieur le Maire pendant le quart d’heure précédant le conseil et j’ai exigé l’ouverture du Conseil Municipal.

Enfin pour conclure sur ce triste déballage de propos et essayer d’apporter un peu d’objectivité, j’invite tous ceux qui ne connaissent pas la signification du solo en montagne à lire aux éditions Guerrin : -SOLO INTEGRAL d’Alex Honnold et David Roberts, -SOLOS de Christophe Moulin, -UELI STECK  8000+, VERTIGE de Gilles Modica, -LES PETITES AVENTURES DE L’AUTRE COTE DU MONT-BLANC de Vincent Jaccard ainsi que tous les livres de montagne.

le 16 octobre 2017 à Saint-Gervais-les-bains,

Laurent DUFFOUG-FAVRE

Références
Article du Dauphiné Libéré sur le compte-rendu du conseil municipal du mercredi 11 octobre 2017
Article de Libération du 5 septembre 2008 et toujours d’actualité : le Mont-Blanc broie du noir
Enregistrement des 12 minutes et 48 secondes des dérapages dénoncés dans cet article

Piqûre de rappel à la raison et à la responsabilité

barrieres_esplanade

Comme il est accessible, pour un enfant turbulent, de basculer dans le vide…

On aurait pu espérer que lors des travaux de réaménagement et d’étanchéité entrepris dernièrement sur l’esplanade Marie Paradis, initiés dans le but de mener à bien les travaux de peinture à l’intérieur du parking souterrain, la question mainte fois soulevée de la dangerosité des gardes-corps aurait enfin été prise en compte par la municipalité en place, et que le nécessaire serait fait.

Malheureusement, qu’il semble difficile pour les initiatives d’Élan Citoyen, lorsqu’elles ne sont pas issues de la pensée unique, de ne pas se heurter à une fin de non recevoir.

Il s’agit pourtant ici d’un problème majeur de sécurité concernant les enfants.

Devrions-nous nous contenter d’espérer que jamais un accident grave ne survienne ?

À suivre…
Lire notre article d’octobre 2016.

À Saint-Gervais, le 27 juin 2017.
Élan Citoyen.

Journalisme et éthique à Saint-Gervais

ethiqueÀ l’instant même où, en rédigeant son article de presse locale, le journaliste prend le parti d’un courant de pensée politique, il perd toute légitimité en tant que journaliste.
Pire, il mésestime les autres formes d’opinions, alors que l’impartialité est un pilier de l’action journalistique.

C’est la raison pour laquelle Élan Citoyen dénonce la forme avec laquelle l’article sur le compte-rendu de la séance publique du conseil municipal de Saint Gervais du 15 mars dernier a été publié dans l’édition du Dauphiné Libéré du 17 mars 2017.
Parmi les écarts remarquables du journaliste, citons ces trois-là :

1• Le titre : « Tous les voyants budgétaires sont au vert, mais l’opposition voit rouge ».
Par l’affirmation dans le titre que le tableau de bord financier de la commune est excellent, le journaliste laisse entendre au lecteur qu’il s’agit d’une information factuelle et non opposable.
Or c’est bien la majorité, représentée par Monsieur le Maire de Saint-Gervais, qui a parlé de voyants budgétaires au vert, mais certainement pas les élus d’Élan Citoyen qui ont au contraire exprimé leurs craintes en les détaillant, sans pour autant voir rouge…

2• Une expression qui en dit long : « forte de savants calculs ».
Ici nul besoin de s’appuyer sur une analyse littéraire pour comprendre que la moquerie transpire de cette expression. Pourtant, loin des savants calculs, l’explication chiffrée d’Élan Citoyen était simple, claire, fondée sur des éléments comptables objectifs.
Il nous semble par ailleurs que la remise en cause de notre analyse ne relève pas de la compétence du journaliste.

3• La qualification des élus d’Élan Citoyen : « compères ».
Le dictionnaire Larousse parle de compère pour définir un faiseur de tours, complice d’un artiste comique ou encore en supercheries, en astuces…
Loin de nous cependant le sentiment d’être comiques lorsque nous exprimons notre inquiétude quant à la tendance du résultat de fonctionnement de notre collectivité.

S’il est bien une faiblesse de notre maire connue de tous ses concitoyens, c’est son penchant naturel pour la pensée unique : la sienne.
Et c’est précisément dans ce contexte qu’il nous apparait dommageable que le journaliste entérine ce mode de fonctionnement.

À Saint-Gervais, le 16 avril 2017.
Élan Citoyen.

Références à cliquer :
Article en cause du Dauphiné Libéré du 17 mars 2017,
Analyse financière à mi-mandat,
Charte d’éthique professionnelle des journalistes.

Quant à moi, je démissionne.

La montagne à l’état pur et après nous le déluge, mais pas de luge… quant à moi, je démissionne.

tele_50Lors de la séance des questions du public, préliminaire habituel à notre conseil, j’ai assisté en temps qu’élu à une séance de congratulations mutuelles qui m’a parue hallucinante.
Chacun des membres du conseil a tenu à souligner l’excellence de la saison de ski, qui, en raison de la qualité des services techniques et de la nivo-culture, a permis une fois de plus de sauver une saison hivernale… sans hiver.
Certes, j’ai tenté de souligner que la piste dite « de retour  » n’avait été utilisée, en réalité, que lorsque la neige est tombée naturellement le 10 janvier mais il m’a été aussitôt rétorqué que les canons à neige en basse altitude sont une véritable réussite.
Il faut dire qu’effectivement, l’inversion des températures, responsable également du « plaquage » de la pollution dans les vallées, y compris du Val Montjoie, n’a pas permis de « cultiver » la neige à Noël en altitude. Les seuls canons à consommer furent ceux de la bière de Noël (du Mont-Blanc, elle est délicieuse).
Ainsi, le 31 décembre, j’ai eu le bonheur de pique-niquer en bras de chemise au sommet du Prarion pour préparer le réveillon de la Saint Sylvestre avec mes chers enfants.
La piste de retour a été utilisée un peu plus de quatre semaines avec un enneigement presque de meilleure qualité qu’à la Folie douce, autre succès écologique indéniable de notre commune qui mérite d’être cité ici en tant que référence pour la montagne à l’état pur.
Les canons ont été mis en marche pendant une dizaine de nuits déversant des quantités d’eau traitée sur un sol perméable. La consommation électrique de ces canons est démentielle mais c’est un détail de notre histoire comme le dirait Jean Marie à propos des chambres à gaz.
Il faut souligner que la neige de culture ne fond pas, même quand il pleut. Il doit y avoir un sur-factant dans cette néo-neige comparable à celui de la plume de canard ou à celui de ma chevelure de rouquin crépu qui me permet de me baigner sans avoir les cheveux mouillés. En effet, l’eau perle en surface de cette neige comme le sang sur les nouveaux draps imperméables des champs opératoires…
Il faut préciser que la neige est compactée par des monstres mécaniques dont l’aspect circulant la nuit n’est pas sans rappeler le sous-marin du capitaine Nemo et dont l’impact écologique, tant au point de vue de la consommation énergétique et sonore (environ 90 décibels 3 heures durant), est considéré comme négligeable, tant les enjeux financiers à très court terme sont importants.
Ils sont donc descendus chaque nuit pendant quatre semaines, travaillant des heures sans relâche, pour que la piste de retour reste praticable et pour que les collisions de skieurs soient plus sévères sur ces rubans enneigés préparés comme des toboggans, isolés au milieu de terrains secs avoisinants.
Qu’à cela ne tienne, les hélicoptères iront chercher les blessés graves, acheminés sur l’hôpital environ toutes les demi-heures en Février afin que l’air à Sallanches en soit un peu plus purifié.
Le froid a été présent 10 jours en janvier, au décours d’une chute de neige d’environ 30 centimètres, prions ici Saint Jean-Marc qui justifie sa pierre sous le Christ en notre église (insérée le 25 décembre avec l’aide d’un adjoint, professeur d’histoire géographie socialiste agnostique qui a oublié en cette circonstance, la séparation de l’Église et de l’État) car cette infime couche de neige sauvera la saison!
Puis, ce fut la douceur extrême, des températures en février et mars avoisinant 20 degrés et plus, dans toute la France. Comme disent les climato-sceptiques, ce sont des cycles…
La seconde semaine des vacances concernant notre académie rhône-alpine battra tous les records. La neige fut dès lors quasi absente sur notre domaine. Les skieurs lyonnais devaient être heureux de skier sur 10 cm de neige et sur la terre pour 46 euros par jour puisque Monsieur le Maire m’a fait remarquer qu’aucune plainte n’avait été notée à l’office du tourisme sur les tarifs en vigueur cet « hiver ». Il a tout de même oublié mes cousins qui eux, étaient scandalisés (on doit être chiant dans la famille).
Mieux, il faut se féliciter de la progression constante de la fréquentation qui amène à la commune des taxes importantes nous permettant de faire face à notre endettement actuel de 27 millions d’euros.
Et puis, miracle! Un matin de la fin des vacances de février, début mars, 50 centimètres de neige naturelle devant mes garages ! Elle est là, cette belle poudreuse d’antan, avec ces pas crissants dans la neige qui rappellent l’auscultation crépitante d’une plage pulmonaire lorsque le sujet est porteur d’une pneumonie…Quel pied!
Bien dommage que je me doive d’aller écouter les plaintes de mes patients. Mais demain, c’est certain, j’irai arpenter les pentes et essayer cette nouvelle paire de skis que je me suis offerte, bien conseillé par Pierre dont le nom de famille rappelle la couleur immaculée de cette belle neige. Jusqu’alors je ne voulais pas l’abimer, pas Pierre mais la paire de skis (on est aussi radin dans la famille).
Le lendemain, PLUS RIEN! Je dis bien: plus rien, plus de neige naturelle et la neige « plume de canard », dite de culture, disparue aussi…volatilisée (c’est le mot car il y a une évaporation de la neige de culture de plus de 20 pour cent).
À Megève (y sont vraiment nuls ces Mégevands!), il fut impossible de fabriquer de la neige en raison de la sécheresse et de l’appauvrissement  des réserves en eau. Vraiment, on comprend mieux pourquoi L’Oréal et Mme Bettencourt sont venus chercher l’eau des Saint-gervolains. On leur laisse Nadine de Rothschild aux Mégevands, incapables de faire fonctionner leurs canons à neige en janvier. Ils sont manifestement plus forts pour les boire, les canons, que pour faire de la neige ces pilâtres!
ALORS, le vrai sujet était-il de faire une séance d’autosatisfaction et de souligner à quel point l’équipe municipale est géniale?
N’y a-t-il pas lieu de s’interroger sur l’avenir des stations de basse altitude? N’est-il pas temps de se dire que la génération prochaine (et sûrement la nôtre) ne pourra plus vivre du ski? Ne devons-nous pas envisager l’avenir autrement, à l’image de nombreuses stations suisses qui anticipent leurs reconversions?
Faut-il continuer à esquinter notre nature pour continuer à vivre de la neige alors que cet environnement mérite toute notre raisonnable protection?
Certes, ce n’est pas Monsieur le Maire ni moi-même, ainsi que la plupart des adjoints (qui ne seront assurément pas, durant les repas, à la même table que moi aux Myriams dans vingt ans, tant je ne me sens pas en phase avec eux) qui verront la neige totalement absente à Saint Gervais en quelques hivers. Bien que… à la réflexion, lorsque l’on écoute les observateurs de l’Arctique… et puis il n’est pas certain que j’atteigne mes quatre-vingt un an, tout comme nombre d’adjoints au Maire et Monsieur le Maire lui même.
Mais vous, Céline, Guillaume, Julien, Flavie et autres jeunes conseillers de la majorité, encore très éloignés de la maison de retraite, avec un degré de plus en température annuelle moyenne, notre « folie douce » et  le massacre de notre montagne, vous en serez les témoins! C’est certain! Et les vieux cons dont je suis, responsables!
Vous pourrez constater que ma génération qui a bien vécu de l’or blanc n’aura rien fait, chacun en sa propre responsabilité, pour lutter contre ce réchauffement d’un degré supplémentaire. Notre seule action consiste à produire du business avec les pulls rouges, à très court terme, pour que notre fin de vie à nous, soit à l’abri du besoin.
Nous avons eu l’autre soir une énumération de toutes les réalisations que la municipalité actuelle a pu conduire. Beaucoup d’entre elles sont louables et méritent peut-être d’être saluées.
Cependant, il est bien beau de construire des ponts pour fluidifier un trafic automobile saturé, des piscines couvertes onéreuses pour laisser son empreinte à jamais sur une commune à l’instar des Maires de toutes les communes des pays du Mont-blanc. Le seul financement de ces infrastructures, je l’avais déjà souligné, n’est à attribuer qu’à l’augmentation des logements des résidents secondaires et principaux. La pollution de nos vallées fermées n’est pourtant liée qu’à la réalité d’une surpopulation en « hiver » et même en été, puisqu’il y eu un pic de particules fines au 15 août.
Il y a donc une responsabilité collective et un processus insensé à poursuivre cette urbanisation outrancière qui aboutira à rendre cette région parfaitement invivable.
Tant pis! Construisons encore des Bétasses et autre Club Méditerranée, cette fois au Bettex, car les espaces se raréfient en bas…
En réalité, le seul édile qui méritera d’être canonisé et d’avoir une pierre en son nom sous la Vierge Marie de son église baroque, sera celui qui aura préservé notre environnement pour les générations futures. Manifestement, au Pays du Mont-Blanc, il est déjà trop tard. Les constructions se poursuivent partout, Sallanches, Domancy, Chamonix et autres. Quant à Monsieur le Maire de Saint-Gervais, il a déjà installé sa pierre avant de la mériter dans les deux églises de sa commune.
Il reste encore de nombreuses chapelles baroques. On est en train de les rénover et les actions patrimoniales bien conduites par G. Grandjacques (dont j’ai admiré la prestation sur le documentaire de France 2 concernant DSK) méritent d’être soulignées. Je propose que cette fois, on y installe des pierres au nom de Georges Morand qui est le président de la communauté de communes…Il le mérite tout autant, n’est-il pas?
Vous devriez user de toute votre jeunesse, chers collègues dont j’ai cité le nom plus haut, pour faire comprendre à Monsieur le Maire que ses choix ne sont pas toujours les bons et que ce n’est pas ainsi qu’il passera à la postérité saint-gervolaine.
Notre logique a été, en notre commune, alors que les températures se réchauffent en été, de supprimer la piscine découverte (espace de convivialité anéanti), de se doter de canons à neige pour faire descendre des skieurs à 800 mètres d’altitude quand les hivers n’existent plus. Toutes réalisations parfaitement énergivores et coûteuses.
Le discours d’avant conseil a donc cherché à prouver que nous étions bien les champions. Pour ma part, vous m’avez convaincu.
Ces quelques mots pourront être considérés comme mon testament municipal car je n’ai plus le désir de jouer les Don Quichotte au sein du conseil, je vais donc laisser ma place à une jeune femme brillante qui amènera un peu de sa féminité et de sa verve au sein des élus d’Élan Citoyen.
Ainsi, je vais aussi modifier mon activité professionnelle, ce qui me permettra d’avoir plus de disponibilité pour m’occuper de ma future retraite. J’ai donc décidé d’adresser ma lettre de démission à Monsieur le Maire à qui je dis, comme à mes collègues conseillers municipaux: « Merci pour ce moment. »
À Saint-Gervais, le 20 mars 2017,
François Jouanin.

 

http://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/video-climat-2016-a-bien-ete-l-annee-de-tous-les-mauvais-records_2108062.html#xtor=CS1-746

Mr le Maire rend visite à Élan Citoyen

Ce jeudi 12 janvier 2017, pour la toute première fois, Monsieur le Maire de Saint-Gervais a rendu visite à Élan Citoyen.
Évidemment, à l’ère numérique, la visite se devait de l’être elle aussi.
C’est donc sur la page FaceBook dédiée à la survie de la démocratie à Saint-Gervais que Monsieur le Maire a posté ses commentaires.
Lire la suite

10 propositions pour mettre 1 million de camions sur le train dès 2017

non_lyon_turinMonsieur Patrick Mignola, vice-président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a invité l’ensemble des organisations et la population à lui faire parvenir des propositions concrètes pour une mise en service effective du report modal dès 2017.

Les opposants au projet Lyon-Turin, qui de longue date ont déclaré que le report modal massif est possible en utilisant les capacités ferroviaires existantes dans les Alpes, ont adressé le 31 décembre leurs 10 propositions permettant de réduire d’un million le nombre des camions effectuant le trajet France-Italie par les Alpes (Mont-Blanc et Fréjus).
Mercredi 1er février, l’association des parents d’élèves du collège de Warens avait organisé une conférence, animée par Mr Daniel Ibanez et son équipe
Le thème de cette soirée était de nous présenter 10 solutions concrètes.

Pour ceux qui n’ont pu assister à cette conférence très intéressante, vous pouvez regarder l’émission de France 5 du 15 janvier dernier, qui traitait du sujet.
Vous pouvez également prendre connaissance des très nombreux documents sur le site lyonturin.eu, dont ci-dessous la liste des 10 propositions et l’introduction d’un article dans l’Hebdomadaire Politis, daté du 19 février 2015.

Élan Citoyen,
Le 4 février 2017.

 

www.politis.fr/LGV-Lyon-Turin-le-scandale-prend,30159.html

 

10-propositions-presse-public

On balaie et on cache tout sous le tapis?

valmontjoieLa qualité de l’air est un enjeu majeur du tourisme de Montagne.

Quelques chiffres:
– La qualité climatique est le 4ème facteur déterminant dans le choix de la destination touristique.
– La qualité de l’air est le 3ème facteur déterminant dans le choix de la destination touristique d’été.
– Nos concurrents des Hautes Alpes communiquent sur leur ensoleillement et sur la qualité de l’air inégalée en France.
– Nos voisins suisses, italiens et autrichiens communiquent sur la qualité environnementale et plus particulièrement sur la qualité de l’air.

Les pics de pollution que nous connaissons depuis fin novembre nous placent en 1ère position des lieux les plus pollués de France! Un record dont nous ferions volontiers l’économie, si les mesures du PPA de 2012 étaient simplement appliquées.
Protéger la santé des habitants du Pays du Mont Blanc est impératif.
Pérenniser durablement l’activité touristique du Pays du Mont Blanc impose des mesures qui permettront de conserver notre vocation touristique.

Pour les habitants permanents, que fait-on maintenant ?

Aux investisseurs hôteliers et touristiques, aux investisseurs dans nos remontées mécaniques, à L’Oréal qui s’installe prochainement au Fayet, aux touristes qui nous rendent visite, aux amoureux de la montagne… doit-on ménager des actions tangibles et durables, ou bien faut-il continuer à resservir un slogan d’une « montagne à l’état pur »  en cachant la réalité sous le tapis?

Biblio:
Biodiversité et tourisme guide pratique ISBN:98-2-11-128652-81;
Rapport CIPRA 01/2011;
Rapport MEIE/MEEDD/ DIACT ;
Tourisme de Montagne Rhône Alpe tourisme.

Élan Citoyen,
Le 8 décembre 2016.

On écrit sur les murs le montant de nos subventions

Certains membres actifs d’Élan Citoyen ne partagent pas le vote unanime de ses élus en faveur du projet d’art contemporain bientôt abrité dans notre parking du centre-ville. Cette diversité d’opinions a toujours été une richesse pour notre association : voici donc un autre point de vue.

parking-couvert Lire la suite