MIEUX RESPIRER AU PAYS DU MONT-BLANC C’EST POSSIBLE : LES CAMIONS PRENNENT LE TRAIN !

Après la forte mobilisation citoyenne et associative jusqu’au printemps 2017 lors du long pic de pollution de l’hiver 2016-2017, après les diverses déclarations de la préfecture et des élus locaux, après la visite des ministres à Chamonix le 29  septembre 2017, qu’en est-il des mesures pour lutter contre la pollution de l’air ?

Il y a un an,  la visite des trois ministres les plus directement concernés par la problématique de la préservation de la qualité de l’air – transition écologique, transports et santé –  devait offrir  l’occasion unique d’aborder de manière efficace et convergente la problématique de la dégradation de la qualité de l’air subie par le territoire.

UN AN APRÈS LA VISITE DE 3 MINISTRES, QU’EN EST-IL DES PROPOSITIONS DE METTRE LES CAMIONS SUR LE RAIL?

Nous accueillons Daniel Ibanez, membre de la « commission spéciale de suivi des assises de la mobilité », qui nous informera sur l’évolution du dossier « ferroutage » et animera le débat. La conférence sera illustrée en vidéo-projection par de très nombreux documents.

Beaucoup d’entre nous ont participé à ses précédentes conférences-débats  sur le secteur. Les « novices » pourront s’informer sur le dossier très complet.

Quelles suites ont été données aux 10 propositions de mettre 1 million de camions de marchandises sur les lignes ferroviaires existantes  dès 2017 ? (en pièce jointe)

Les épisodes de pollution continuent.

La pollution atmosphérique n’est pas seulement un problème  sérieux et persistant de santé publique, elle a également un coût très élevé pour la société.

En 2012, la commission européenne estimait que la pollution était responsable de 42 000 morts prématurés chaque année en France. (Source : Programme CAFE). Et selon une étude récente, les coûts estimés sont entre 1 et 2 milliards d’€ par an pour la prise en charge des 5 maladies respiratoires les plus répandues, sans oublier les AVC.

Le ferroutage est l’une des solutions pour en limiter la fréquence et l’intensité.

Comment pouvons-nous agir collectivement ? Citoyens, associations, industriels et acteurs économiques, élus locaux, représentants de l’État ?

Pour notre avenir, pour l’avenir de nos enfants, pour la qualité de vie au Pays du Mont-Blanc, nous vous accueillons très nombreux pour cette rencontre.

N’hésitez pas à diffuser notre invitation. Pensez au covoiturage !

 

À Saint-Gervais, le 15 septembre 2018,
Élan Citoyen.

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La commune assumera près de 40% des investissements sur son domaine skiable !

telesiegeLors du conseil municipal du mercredi 8 août 2018, la STBMA (le concessionnaire) a présenté le plan des investissements qu’elle projette sur notre domaine skiable pour les trente ans à venir.
C’est un beau programme, ambitieux, pensé par de bons professionnels qui connaissent bien notre domaine skiable.

Au paragraphe 32.1 du contrat de concession version juillet 2018, le programme des investissements représente une valeur totale de plus de 157 millions d’euros courants, soit 126 millions en valeur 2018, hors l’indemnité d’entrée de 27 millions d’euros.

La STBMA s’engage donc à financer 157 millions d’euros courants en installations nouvelles d’ici trente ans.
Mais qui assumera finalement la charge de ces 157 millions d’euros ?

Au paragraphe 53.1 du contrat de concession version juillet 2018, il est écrit : « dans le cas où les biens financés par le concessionnaire (i.e. la STBMA) ne sont pas amortis en totalité à la fin de la concession, le concédant (i.e. la commune) verse au concessionnaire une indemnité correspondant à la valeur nette comptable (VNC) de ces derniers… ».

Or, dans le compte de résultat prévisionnel du concessionnaire, il est détaillé le montant des amortissements annuels assumés par le concessionnaire pour ces installations nouvelles.
La somme de ces amortissements est de 95.292 K€, soit un peu plus de 95 millions d’euros.
Cette somme de 95 millions d’euros est au final ce que le concessionnaire assumera réellement.
La différence entre investissements et amortissements est la somme non amortie, appelée en fin de concession VNC.
Cette valeur nette comptable, en l’an 2049, sera donc de 157 – 95 = 62 millions d’euros.
Et la commune s’engage à verser ces 62 millions d’euros au concessionnaire en 2049.
Cela représente près de 40% des investissements du concessionnaire !

Ce que nous ignorons, c’est s’il y aura encore des hivers enneigés entre Bettex et Mont d’Arbois en 2049.
Mais ce dont nous sommes certains, c’est que la commune s’est contractuellement engagée à verser une grosse somme cette année-là.

À Saint-Gervais, le 13 août 2018,
Élan Citoyen.

Lire l’article du Dauphiné Libéré sur le compte rendu du conseil municipal du 8 août 2018.

Mais où est passée la démocratie ?

001Pour rassurer Monsieur le maire et la liste de la majorité municipale qui, en page 21 du dernier numéro de projections, s’inquiètent de savoir où est la démocratie, nous voulons ici les rassurer.

La démocratie, invisible à leurs yeux, est bien présente à Saint-Gervais et, ne leur en déplaise, l’association Élan Citoyen est omniprésente pour la faire vivre avec les difficultés que cela représente dans notre commune.

Le seul mandat pendant lequel notre maire n’aura pas eu à « chercher la démocratie » est celui où aucune autre liste que la sienne n’était présente au moment des élections, soit six longues années de 2008 à 2014. Pas d’opposition c’est tellement plus confortable !

Apparemment, pour notre représentant, la démocratie c’est accorder un blanc-seing à l’équipe en place. Et puis surtout que l’opposition s’abstienne d’avoir une autre vision de la manière dont les intérêts communs pourraient être envisagés.

Eh bien non ! la démocratie c’est justement la liberté accordée aux citoyens de pouvoir exercer leur esprit critique à l’encontre de choix et de décisions n’allant pas toujours forcément dans le sens de l’intérêt général.

Élan Citoyen,
à Saint-Gervais le 27 juillet 2018.

Lire aussi : « La démocratie à l’état pur ».

Gare au snipper sur la voie royale du Mont Blanc

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Avec la saison d’été en montagne qui commence, voilà notre histrion local qui recommence ou plutôt qui continue son cirque médiatique.

Et la première cible sur laquelle il a choisi de tirer n’est personne d’autre que Monsieur le Préfet de la Haute-Savoie. Voyez-vous ça ! Notre saint-bernard-des-Alpes met en face de ses responsabilités l’État et à travers lui le préfet, quant à garantir la sécurité des alpinistes fréquentant la haute-montagne. N’étant pas lui-même un alpiniste, il n’a toujours pas intégré que la montagne est et doit rester un espace de liberté avec tout ce que cela sous-entend. L’argument qui consiste à dire que l’on ne doit pas mettre en danger la vie des sauveteurs pour aller secourir des inconscients ne tient pas. Si des gens qui ont choisi de faire profession de venir au secours des personnes en difficulté, n’intervenaient que pour secourir des gens entraînés et responsables, cela se saurait. C’est même là toute la noblesse de leur profession que de venir en aide à toutes les personnes en détresse, inconscientes ou non. C’est vrai en mer, sur la route, partout où l’on peut avoir besoin d’être secouru.

Et ce n’est pas en pondant un arrêté municipal qui impose aux candidats au Mont-Blanc de s’équiper en suivant scrupuleusement les conseils de Monsieur le maire qu’on pourra lutter efficacement contre la sur-fréquentation en montagne et les accidents qui s’y produisent.

Arrêté municipal, soit dit en passant, qui a davantage prêté à sourire dans les chaumières!

Quand il s’est agit de se mobiliser avec d’autres élus pour faire pression sur les pouvoirs publics afin de lutter plus efficacement contre les dangers dans la vallée de l’Arve des effets de la pollution sur notre santé, là au contraire, comprenne qui pourra, il a choisi d’adopter la posture contraire et de nier le risque sanitaire que courrait la population, traitant d’écolos zadistes et autres gentillesses, les associations qui tentaient d’alerter les élus, et d’aller même jusqu’à demander qu’on lui communique la liste des noms des personnes ayant pu décéder prématurément des suites de la pollution.

Posture que tout cela. Que ne faut-il pas faire pour attirer sur soi caméras et journalistes ?

Journalistes qui, soit dit en passant, ne sont pas tous dupes.

Pour ce qui concerne la fréquentation au Mont-Blanc, nous assistons au même scénario bien rôdé.

On n’oubliera pas qu’il fut un temps où Monsieur le maire lui-même invitait des « célébrités » du petit écran à venir gravir le toit de l’Europe avec tout le cirque médiatique qui va avec !

Toutes ces gesticulations aussi stériles qu’inefficaces (pas pour tout le monde), ont pour effet de couvrir Monsieur le maire de ridicule, ce qui ne semble pas l’incommoder outre mesure, mais les effets collatéraux de tout cela sont qu’une partie des habitants de Saint-Gervais souffrent en retour de cette détestable manie qu’a notre édile de tirer sur tout ce qui bouge pourvu que l’on parle de lui, et de Saint-Gervais qui s’en passerait volontiers.

Combien de temps encore allons-nous être la risée de nos voisins quant au comportement du 1er magistrat de la commune censé nous représenter ?

Les Saint-Gervolaines et Saint-Gervolains méritent mieux que cela.

À Saint-Gervais, le 13  juillet 2018,
Philippe BORGA.


Articles de presse à cliquer pour consulter :
Le Maire de Saint-Gervais menace de fermer le Goûter
Pierre Lambert : « Le refuge du Goûter restera ouvert »

Le 13 juillet, Monsieur le préfet prenait un arrêté pour interdire temporairement l’accès à ceux qui n’avaient pas réservé leur couchage au refuge du Goûter. L’écho médiatique a été très fourni, mais cela n’apporte rien au traitement polémique qu’en fait le maire de Saint-Gervais.

4 fleurs

logo_4_fleursLa commune de Saint-Gervais s’enorgueillit de ses 4 fleurs.

S’il est vrai que le centre-ville peut contribuer à cette belle distinction, dès que l’on s’en éloigne, la carte postale est moins bucolique.

Les touristes peuvent ainsi admirer l’énergie déployée pour que tout soit net et propre au centre ville, mais certains d’entre-eux apprécieraient probablement de se promener sur des sentiers de randonnée entretenus avec davantage de moyens.

Prenons par exemple le superbe sentier, très fréquenté car sur l’itinéraire du tour du Mont-Blanc, qui mène aux chalets de Miage depuis le Champel, entravé par des troncs d’arbres tombés il y a un an. Les promeneurs passent tantôt dessus ou dessous puis, ce premier obstacle franchi, un autre les attend plus haut : le chemin n’étant pas drainé, l’eau stagne et transforme par endroits le chemin en bourbier.

Ne pourrait-on pas dégager des moyens supplémentaires pour soutenir les agents affectés à l’entretien des chemins de montagne ?
Mais notre collectivité en a-t-elle encore les moyens après l’augmentation significative des charges de personnel ?
Lire par ailleurs notre analyse financière à mi-mandat.
Finalement, la solution ne serait-elle pas de faire passer le tour de France par les chemins de traverse ?

À Saint-Gervais, le 4 juillet 2018,
Élan Citoyen.

Ancien refuge du Goûter : entre amateurisme et inconscience ?

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En séance du conseil municipal du 8 juillet 2015 (cliquer ici pour lire l’extrait de la délibération 2015/135), Monsieur le maire proposait une délibération pour résilier la « concession de terrain conclue le 28 février 1958 entre la commune et le CAF ».

Puis en séance de conseil municipal du 14 octobre 2015 (cliquer ici pour lire l’extrait de la délibération 2015/200), un protocole de résiliation était présenté au vote des conseillers.

À chacun de ces conseils les membres de l’opposition ont fait part de leur perplexité dans la gestion de ce dossier.

Les réponses laconiques de Monsieur le maire ne convainquaient pas les élus d’Élan Citoyen quant à la viabilité juridico-financière du projet.

En séance du conseil municipal du  8 février 2017 (cliquer ici pour lire l’extrait de la délibération 2017/006), les élus d’Élan Citoyen expliquaient leurs réticences à demander une subvention pour un projet soulevant bon nombre d’incertitudes administratives, techniques, juridiques et financières relatives à la  possible réhabilitation de l’ancien refuge du Goûter.

Monsieur le maire répondait que les travaux seraient réalisés en 2017 pour une ouverture en juin 2018.

Aujourd’hui, comprenant que les travaux sont irréalisables en l’état, Monsieur le maire se dit prêt à aller en prison (cliquer ici pour lire l’article du Dauphiné Libéré du 23 juin 2018).

Il est de la compétence de l’opposition municipale de préserver l’intérêt général de notre collectivité en dénonçant l’incohérence dans la gestion des dossiers par la majorité, ceci afin d’éviter que l’histoire ne se répète et que les contribuables saint-gervolains ne soient une fois encore lésés par des décisions irréfléchies (cliquer ici pour lire l’article « la vérité sur la dette de 2001 en héritage »).

Dans ses propres déclarations, Monsieur le maire de Saint-gervais qualifie les autres élus du Pays du Mont-Blanc, du Département, de la Région, de France et d’Europe, le ministre de l’environnement, les fonctionnaires ou membres des associations de défense, de personnes incompétentes.

Mais n’est-ce pas ailleurs qu’il faut trouver la personne incompétente ?

À Saint-Gervais, le 26 juin 2018,
Élan Citoyen.

À lire sur le même sujet :
À propos du nouveau et peut-être ancien nouveau refuge du Goûter
Pas de vacances pour Monsieur HULOT

Dérives en séries

telesiegeLors du conseil municipal du 13 juin 2018, Monsieur le Maire a déclaré qu’en l’état des concessions actuelles, les remontées mécaniques de la Princesse, du Mont d’Arbois, de l’Idéal et des Étudiants, à cheval sur les communes de Megève et de Saint-Gervais, « fermeront le 9 mars 2019 ».

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Lettre ouverte à M. Jean-Marc Peillex

lettre_ouverteMonsieur,

En tant qu’élu vous vous devriez d’avoir une certaine tenue et même retenue. Au lieu de cela vous passez votre temps à polémiquer sur les réseaux sociaux, dernier coup de gueule en date votre vidéo diffusée sur Youtube en mai 2018 dans laquelle vous abordez différentes problématiques : pollution de l’air, environnement. Ce discours est d’une mauvaise foi consternante, même si je suis d’accord avec vous sur quelques points : Lire la suite

Qu’en est-il du centre ville piétonnier?

Lors du conseil municipal du 20 décembre 2017, l’information sur la mise en place des équipements (installés la semaine précédente) pour un coût total de 35 000 euros, et permettant la fermeture partielle du centre ville aux voitures, était incluse dans la délibération n°228 relative aux décisions modificatives du budget et soumises aux votes des élus.

Pas de vacances pour Monsieur HULOT

Lors de la réunion publique du 5 février 2018 qui s’est tenue à St-Gervais, s’il était un souhait que l’on pouvait formuler à l’intention de notre ministre de l’Environnement, c’est de ne pas avoir les oreilles trop sensibles. Dans tous les cas il ne devrait pas avoir froid cet hiver.