La vérité sur l’évolution de notre fiscalité locale

la_veriteNous venons de relever dans nos boites aux lettres le journal d’informations de la majorité municipale, n°29 du genre.
En page 7, nous y découvrons un exercice analogue à celui de la page 9 du n°24 (hiver 2016) : tenter de faire croire que notre fiscalité locale a baissé sous les mandats Peillex!

Quelle nouvelle imposture !

Pourtant, à force de communiquer pour le rétablissement de la vérité sur le sujet,
– lire Impôts communaux : l’oubli de 2002…
– lire Taux d’imposition communaux à Saint-Gervais : on nous aurait menti?
il semblerait qu’Élan Citoyen ait contraint Monsieur le Maire à se rappeler qu’en 2001, il avait lui-même augmenté la fiscalité de notre commune de 15% dès son arrivée aux commandes.

Ainsi, le taux d’imposition local de notre taxe d’habitation était de 13,50% en 2001, puis après toutes ces années de baisse selon Monsieur le Maire, il est aujourd’hui de 13,76%…
Même constat pour le taux de la taxe sur le foncier bâti : 17,18% en 2001 puis 17,90% aujourd’hui…

S’il est bien un art dans lequel Monsieur le Maire de Saint-Gervais excèle, c’est celui de travestir la vérité, surtout lorsque l’enjeu est de taille.
Le voilà donc qui récidive, même s’il reconnait, enfin, l’augmentation de 15% de son début de mandat en 2001.
Car il s’agit là d’une récidive à double faute : Monsieur le Maire justifie l’envol des taux en 2001 en partie pour rembourser la dette d’une commune « au bord de la tutelle ».
Une nouvelle fois, Monsieur le Maire « oublie » qu’il porte une lourde responsabilité sur cette terrible dette dont il aurait hérité.
Lire La vérité sur la dette de 2001 en héritage

C’est inouï, tout de même, ce penchant à faire assumer à d’autres ses propres erreurs.

Élan Citoyen, le 29 juillet 2018.

Mais où est passée la démocratie ?

001Pour rassurer Monsieur le maire et la liste de la majorité municipale qui, en page 21 du dernier numéro de projections, s’inquiètent de savoir où est la démocratie, nous voulons ici les rassurer.

La démocratie, invisible à leurs yeux, est bien présente à Saint-Gervais et, ne leur en déplaise, l’association Élan Citoyen est omniprésente pour la faire vivre avec les difficultés que cela représente dans notre commune.

Le seul mandat pendant lequel notre maire n’aura pas eu à « chercher la démocratie » est celui où aucune autre liste que la sienne n’était présente au moment des élections, soit six longues années de 2008 à 2014. Pas d’opposition c’est tellement plus confortable !

Apparemment, pour notre représentant, la démocratie c’est accorder un blanc-seing à l’équipe en place. Et puis surtout que l’opposition s’abstienne d’avoir une autre vision de la manière dont les intérêts communs pourraient être envisagés.

Eh bien non ! la démocratie c’est justement la liberté accordée aux citoyens de pouvoir exercer leur esprit critique à l’encontre de choix et de décisions n’allant pas toujours forcément dans le sens de l’intérêt général.

Élan Citoyen,
à Saint-Gervais le 27 juillet 2018.

Lire aussi : « La démocratie à l’état pur ».

Gare au snipper sur la voie royale du Mont Blanc

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Avec la saison d’été en montagne qui commence, voilà notre histrion local qui recommence ou plutôt qui continue son cirque médiatique.

Et la première cible sur laquelle il a choisi de tirer n’est personne d’autre que Monsieur le Préfet de la Haute-Savoie. Voyez-vous ça ! Notre saint-bernard-des-Alpes met en face de ses responsabilités l’État et à travers lui le préfet, quant à garantir la sécurité des alpinistes fréquentant la haute-montagne. N’étant pas lui-même un alpiniste, il n’a toujours pas intégré que la montagne est et doit rester un espace de liberté avec tout ce que cela sous-entend. L’argument qui consiste à dire que l’on ne doit pas mettre en danger la vie des sauveteurs pour aller secourir des inconscients ne tient pas. Si des gens qui ont choisi de faire profession de venir au secours des personnes en difficulté, n’intervenaient que pour secourir des gens entraînés et responsables, cela se saurait. C’est même là toute la noblesse de leur profession que de venir en aide à toutes les personnes en détresse, inconscientes ou non. C’est vrai en mer, sur la route, partout où l’on peut avoir besoin d’être secouru.

Et ce n’est pas en pondant un arrêté municipal qui impose aux candidats au Mont-Blanc de s’équiper en suivant scrupuleusement les conseils de Monsieur le maire qu’on pourra lutter efficacement contre la sur-fréquentation en montagne et les accidents qui s’y produisent.

Arrêté municipal, soit dit en passant, qui a davantage prêté à sourire dans les chaumières!

Quand il s’est agit de se mobiliser avec d’autres élus pour faire pression sur les pouvoirs publics afin de lutter plus efficacement contre les dangers dans la vallée de l’Arve des effets de la pollution sur notre santé, là au contraire, comprenne qui pourra, il a choisi d’adopter la posture contraire et de nier le risque sanitaire que courrait la population, traitant d’écolos zadistes et autres gentillesses, les associations qui tentaient d’alerter les élus, et d’aller même jusqu’à demander qu’on lui communique la liste des noms des personnes ayant pu décéder prématurément des suites de la pollution.

Posture que tout cela. Que ne faut-il pas faire pour attirer sur soi caméras et journalistes ?

Journalistes qui, soit dit en passant, ne sont pas tous dupes.

Pour ce qui concerne la fréquentation au Mont-Blanc, nous assistons au même scénario bien rôdé.

On n’oubliera pas qu’il fut un temps où Monsieur le maire lui-même invitait des « célébrités » du petit écran à venir gravir le toit de l’Europe avec tout le cirque médiatique qui va avec !

Toutes ces gesticulations aussi stériles qu’inefficaces (pas pour tout le monde), ont pour effet de couvrir Monsieur le maire de ridicule, ce qui ne semble pas l’incommoder outre mesure, mais les effets collatéraux de tout cela sont qu’une partie des habitants de Saint-Gervais souffrent en retour de cette détestable manie qu’a notre édile de tirer sur tout ce qui bouge pourvu que l’on parle de lui, et de Saint-Gervais qui s’en passerait volontiers.

Combien de temps encore allons-nous être la risée de nos voisins quant au comportement du 1er magistrat de la commune censé nous représenter ?

Les Saint-Gervolaines et Saint-Gervolains méritent mieux que cela.

À Saint-Gervais, le 13  juillet 2018,
Philippe BORGA.


Articles de presse à cliquer pour consulter :
Le Maire de Saint-Gervais menace de fermer le Goûter
Pierre Lambert : « Le refuge du Goûter restera ouvert »

Le 13 juillet, Monsieur le préfet prenait un arrêté pour interdire temporairement l’accès à ceux qui n’avaient pas réservé leur couchage au refuge du Goûter. L’écho médiatique a été très fourni, mais cela n’apporte rien au traitement polémique qu’en fait le maire de Saint-Gervais.

4 fleurs

logo_4_fleursLa commune de Saint-Gervais s’enorgueillit de ses 4 fleurs.

S’il est vrai que le centre-ville peut contribuer à cette belle distinction, dès que l’on s’en éloigne, la carte postale est moins bucolique.

Les touristes peuvent ainsi admirer l’énergie déployée pour que tout soit net et propre au centre ville, mais certains d’entre-eux apprécieraient probablement de se promener sur des sentiers de randonnée entretenus avec davantage de moyens.

Prenons par exemple le superbe sentier, très fréquenté car sur l’itinéraire du tour du Mont-Blanc, qui mène aux chalets de Miage depuis le Champel, entravé par des troncs d’arbres tombés il y a un an. Les promeneurs passent tantôt dessus ou dessous puis, ce premier obstacle franchi, un autre les attend plus haut : le chemin n’étant pas drainé, l’eau stagne et transforme par endroits le chemin en bourbier.

Ne pourrait-on pas dégager des moyens supplémentaires pour soutenir les agents affectés à l’entretien des chemins de montagne ?
Mais notre collectivité en a-t-elle encore les moyens après l’augmentation significative des charges de personnel ?
Lire par ailleurs notre analyse financière à mi-mandat.
Finalement, la solution ne serait-elle pas de faire passer le tour de France par les chemins de traverse ?

À Saint-Gervais, le 4 juillet 2018,
Élan Citoyen.