Félicitations à Monsieur le maire: il atteint un nouveau point Godwin!

Un nouveau dérapage s’est produit lors de la réunion publique au Fayet, mercredi 8 novembre dernier :

Qu’est-ce qu’un point Godwin ?

C’est une règle empirique provenant d’un énoncé fait en 1990 par Mike Godwin.
Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de 1.
Dans un débat, atteindre le point Godwin revient à signifier à son interlocuteur qu’il vient de se discréditer en vérifiant la loi de Godwin, en  faisant référence à un fait en lien avec la Shoah ou le nazisme alors que le sujet de départ ne s’y prêtait pas.

Si le sujet de la discussion était très éloigné d’un quelconque débat idéologique, une comparaison de ce genre est considérée comme un signe d’échec de la discussion. On estime alors qu’il est temps de clore le débat, dont il ne sortira plus rien de pertinent : on dit que l’on a atteint le « point Godwin » de la discussion.

Dans quel contexte Monsieur le maire a-t-il atteint le point Godwin?

Après 40 minutes de réunion publique, où le public conquis par tant d’aisance oratoire, a écouté respectueusement Monsieur le maire énumérer toutes les bonnes actions qu’il a menées sur la commune, et les projets spécifiques au Fayet, plusieurs questions du public se sont enchainées ; notons que c’est une grande première.

Les sujets tournaient autour des thèmes de la pollution. Monsieur le Maire réussit l’exploit d’imposer aux auditeurs son interprétation tout à fait personnelle, avec les paroles clivantes qu’il affectionne. Sur le ton de la bonne histoire, tour à tour, il a rhabillé pour l’hiver : GRDF, Engie, Orange, la SNCF, les médias, Guillaume Pépy à la tête de la SNCF, le CEVA, la piste cyclable dans la plaine de Passy, un parent d’élève de l’école du Fayet, Amazon, le service Sodexho du restaurant scolaire de l’Abbaye, les allemands propriétaires de SGL Carbonne, l’immobilisme pour délocaliser l’incinérateur, Nicolas Hulot, Eric Fournier, Domancy, le préfet…point-godwin

Le point Godwin est atteint à la minute 54, à propos des morts prématurés dus à la pollution.

Monsieur le maire : « C’est à dire qu’on prend les gens pour des illettrés, et des gens sans cerveau, et puis on leur injecte, comme en 1936 à Berlin, un certain monsieur Hitler l’a fait, à aller raconter des choses qui sont fausses et qui font bondir les gens. Et bien, faux! On est en train d’être dans cette torpeur ici. Donc voilà. »

Certes, cette allocution n’est pas très compréhensible, mais la comparaison au nazisme est évidente.

Sidérés, ou malentendants, personne dans le public n’est d’ailleurs intervenu pour relever ces inacceptables propos indignes d’un élu.

Est-ce raisonnable de nous habituer à ces embardées verbales ?

À Saint-Gervais, le 6 décembre 2017,

Élan Citoyen.