La vallée de l’Arve en « territoire respirable »

vallee_arveLa députée du Mont-Blanc Sophie DION a obtenu du ministère de l’Environnement la création d’un nouveau plan de protection de l’atmosphère, ainsi que la mise en place d’une convention spécifique territoire respirable.

Le PPA II intègre l’arrêté d’août dernier permettant de déclencher  des mesures contraignantes dès le premier jour de prévision d’un dépassement persistant, de nouvelles mesures de réductions de 20km/h de la vitesse en période hivernale, des aides aux entreprises pour l’acquisition de poids lourds au gaz (une mesure visiblement faite pour le projet local Equilibre), et la possibilité d’exclure les poids lourds classés Euro 2 en cas de pollution.

« Les conventions territoires respirables existent déjà pour les agglomérations, mais c’est la première fois qu’il en existe une à l’échelle d’une vallée », se félicite Sophie Dion, dont le discours tente de tenir l’équilibre entre « la prise en compte des inquiétudes de la population » et la volonté de privilégier l’incitation plutôt que la contrainte, pour « avancer sans nuire à l’activité économique ».

Un ensemble de mesures qui représente un budget d’environ un million d’euros jusqu’en 2020.

Extrait d’un article d’Écho des Pays de Savoie N°45 de novembre 2016.

Elan Citoyen,
Le 30 novembre 2016.

À vos masques

masqueS’il est vrai, selon le proverbe bien connu que «  l’assassin revient toujours sur les lieux de son crime », Monsieur le maire de St-Gervais persiste et signe. Quand lors d’une précédente interview télévisée, il avait franchi allègrement les limites de la décence, en affirmant que les médecins, tentaient de faire entendre que dans notre belle vallée, des personnes succombaient suite aux dégâts que la pollution pouvait engendrer sur leur santé. Celui-ci leur reprochait d’agiter le chiffon rouge afin d’effrayer la population et leur demandait de porter à sa connaissance le nom des morts dus à la pollution.

Habituellement, il serait parfois plutôt reproché aux médecins, de peut-être ne pas suffisamment mettre en garde leurs patients face aux dangers encourus par les méfaits de tout ce qui contribue à dégrader leur santé. Là, c’est le contraire, ils en font trop !

À la question posée par une personne de l’assistance lors de la réunion publique au Fayet le 9 novembre 2016, concernant la pollution aux particules fines que nous connaissons dans la vallée, Monsieur le Maire s’en est de nouveau pris d’une façon plutôt véhémente comme c’est son habitude à chaque fois que l’on aborde ce sujet avec lui, à tous ces empêcheurs de polluer en rond que sont tous ces écolos zadistes, voire pire. Et de déclarer : «  oui je le redis, j’attends toujours que l’on me communique le nom des morts!! »

On a pu apprendre également de la bouche de notre édile, que l’usure des plaquettes de freins de nos automobiles, était une des sources de la pollution aux particules fines, davantage que les feux de bois dans les cheminées et autres poêles ! Lui même étant un parangon de bonne conduite, nul doute qu’il doit économiser les siennes. Mais à cette «  vitesse » là, il risque fort de rentrer dans le mur de l’entêtement, à refuser d’admettre que la pollution dans notre région peut entrainer la mort des personnes les plus vulnérables, en attendant les autres.

Serait-ce si difficile, quand on s’est auto proclamé le chevalier blanc de «  la montagne à l’état pur », de lutter plus efficacement aux côtés de l’Etat, ( dont c’est le rôle il est vrai de prendre en charge la santé publique ) et de reconnaître qu’au Pays du Mt-Blanc nous puissions décéder un jour de l’air que nous respirons ?

Combien faudra-t-il de morts, anonymes ou non, pour voir Monsieur le Maire se lever, l’étendard au poing afin de nous sauver enfin de la pollution qui nous atteint maintenant depuis plusieurs années.

À trop vouloir protéger la poule aux œufs d’or qu’est le tourisme dans notre vallée, le risque n’est il pas, que par la cécité récurrente et affichée d’une partie de la population et de certains élus, de tuer cette même poule aux oeufs d’or que l’on prétend vouloir sauvegarder.

Elan Citoyen,
Le 22 novembre 2016.