Piste de retour, nous n’en sommes pas à 200 000 € près…

piste_retour Photo prise le 22.11.2015

 

Lors de notre Conseil Municipal du 12 novembre 2015, la commune a adopté la délibération n°226 :  » travaux d’enneigement de culture de la piste de retour à la station et approbation de l’avancement du programme de la STBMA. »

Au début de son exposé, le rapporteur représenté par notre adjoint aux finances, affirmait que la commune en date du 16 avril 2014 (délibéré n°2014/086) avait approuvé la convention avec le département relative au financement de l’enneigement de la piste de retour pour un montant total de 1 230 000 € HT.

En fait, il n’en est rien. C’est en effet la somme de 1 003 200 € HT qui avait été approuvée lors de ce Conseil Municipal du 16 avril 2014.


Il y a donc un surcoût de 226 800 € HT.

Après avoir péniblement reconnu cette importante différence, Monsieur le Maire, ainsi que son adjoint, ne nous ont pas donné de précisions sur le futur financement de cette somme. Il faut cependant se rappeler qu’à l’origine, le financement de ce projet, assez contesté au sein de notre village, devait être pris en charge à parts quasi équivalentes entre le concessionnaire (qui pourra bénéficier d’un pompage d’eau dans le lac de pêche), le département et notre commune. Mais qui devra payer ces 226 800 € HT ? À ce jour, nous l’ignorons.

Certes, cette somme ne devrait pas grever davantage notre dette. Il est tout de même notable que ces 226 800 € HT destinés à un projet n’ayant pas l’assentiment de tous au sein de notre village, ont été quelque peu dissimulés lors de cette délibération. Un paradoxe, puisque l’on venait de nous affirmer, cinq minutes auparavant, lors du débat d’orientation budgétaire, que la dette n’avait jamais été « cachée ».

Cette méthode qui consiste à négliger une délibération passée, la rendant parfaitement obsolète afin de poursuivre des travaux déjà très avancés, est pour le moins surprenante.

Nous regrettons d’ailleurs que Mme PERINET MARQUET dans son compte rendu de Conseil Municipal du Dauphiné Libéré du 14 novembre 2015, intitulé: « Les finances se portent bien », ait omis de retranscrire ce qu’Élan Citoyen avait soulevé. Nous savons cependant que l’intégrité de notre journaliste n’est pas à mettre en cause et qu’il s’agit bien d’une omission et non d’une attitude partiale.

À Saint-Gervais, le 30 novembre 2015,

François Jouanin.

L’obscurité ne peut pas chasser l’obscurité, seule la lumière peut y parvenir.

Enfants_Soleil_Couchant

Les récents évènements terroristes nous laissent dans un état de sidération.

Samedi 21 novembre, Jean Claude Ameisen sur France Inter, a diffusé une émission remarquable qui peut nourrir la réflexion de chacun.

Les intervenants et citations, dont le discours de Malala Yousafzai, prix Nobel de la paix en 2014 à l’âge de 16 ans, expriment avec simplicité et puissance, ces paroles généreuses, ce refus de sombrer dans la haine, qui font espérer un avenir meilleur. Mon souhait est de les partager avec le plus grand nombre et de transmettre ce message humaniste, sans modération. Il appartient à chacun de construire le monde, dans un esprit de paix et de liberté.


Écouter l’émission du samedi 21 novembre 2015  à 11 H sur France Inter
Liberté Égalité Fraternité
Sur les épaules de Darwin. Jean-Claude Ameisen.
http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=1191971

Transcription de la fin de l’émission:
Parfois, il n’y a pas d’autre solution que de se battre.
Parfois, il n’y a pas d’autre solution que de faire la guerre pour protéger des vies humaines et pour construire la paix.
Mais même en guerre, il faut se préserver de la haine.
La haine peut empoisonner l’esprit d’une nation, dit le défenseur des droits de l’homme chinois Liu Xiaobo (qui a reçu le prix Nobel de la paix, le 10 décembre 2010), c’était il y a 5 ans, dans le discours qu’il fit lire à Oslo. Il était et est toujours en prison. Son absence était manifestée par une chaise vide.

La haine peut empoisonner l’esprit d’une nation, inciter à des combats cruels et mortels, détruire la tolérance et l’humanité d’une société, et empêcher le progrès d’une nation vers la liberté et la démocratie. L’obscurité ne peut pas chasser l’obscurité, disait Martin Luther King.  L’obscurité ne peut pas chasser l’obscurité, seule la lumière peut y parvenir.

La haine ne peut pas chasser la haine, seul l’amour peut y parvenir.
Je crois que même au milieu du fracas des mortiers et des balles, poursuivait  Martin Luther King, même au milieu du fracas des mortiers et du sifflement des balles, il y a une place pour l’espoir de lendemains plus lumineux.

L’espoir est possible au-delà du désespoir disait Élie Wiesel.

Parce que je me souviens, je désespère. Et parce que je me souviens, j’ai le devoir de rejeter le désespoir. Je me souviens des tueurs, je me souviens des victimes, mais je lutte pour inventer mille et une raisons d’espérer.

L’espoir, chante la poétesse Emily Dickinson, l’espoir est cette chose avec des plumes, qui est perchée dans l’âme et qui chante la mélodie sans les paroles, et qui jamais ne s’arrête, jamais, et qui est la plus douce quand on l’entend dans la tempête.

C’est l’espoir qui donne son sens à la vie, dit François Jacob (Prix Nobel de médecine en 2008), et l’espoir se fonde sur la perspective de pouvoir, un jour, transformer le monde présent en un monde possible, qui parait meilleur.

Il faut espérer, écrit Victor Hugo le 20 septembre 1872, dans sa lettre aux membres du Congrès de la Paix, qui se réunit à Lugano.
À l’heure où nous sommes, dit-il, la guerre vient d’achever un travail sinistre qui remet la civilisation en question. Une haine immense emplit l’avenir. Le moment semble étrange pour parler de la paix. Et bien, jamais ce mot « Paix », n’a pu être prononcé plus utilement qu’aujourd’hui. La paix, c’est l’inévitable but. Telle est aujourd’hui la situation de la France qu’il faut qu’elle reste libre et qu’elle redevienne grande poursuit Hugo.
Nous aurons l’esprit de conquête transfiguré en esprit de découverte,
nous aurons la généreuse fraternité des nations au lieu de la fraternité féroce des empereurs.
nous aurons la patrie, sans la frontière,
l’éducation sans l’abrutissement,
la justice sans l’échafaud,
la vie sans le meurtre,
la forêt sans le tigre,
la charrue sans le glaive,
la parole sans le bâillon,
la conscience sans le joug,
la vérité sans le dogme,
Dieu sans le prêtre,
le ciel sans l’enfer,
l’amour sans la haine,
l’isthme affreux qui sépare ces deux mers, humanité et félicité, sera coupé.
Il y aura sur le monde un flot de lumière, et qu’est-ce-que c’est que toute cette lumière ?
C’est la liberté !
Et qu’est-ce-que c’est que toute cette liberté ?
C’est la paix !

C’était il y a plus de 140 ans.
Il faut continuer à espérer.

Textes :

Malala Yousafzai. Nobel lecture. The Nobel Peace Prize 2014.

Aung San Suu Kyi. Nobel lecture (2012). The Nobel Peace Prize 1991.

Kailash Satyarthi. Nobel lecture. The Nobel Peace Prize 2014.

Nelson Mandela. Nobel lecture. The Nobel Peace Prize 1993.

Martin Luther King Jr. Nobel lecture. The Nobel Peace Prize 1964

Elie Wiesel. Nobel lecture. The Nobel Peace Prize 1986

Liu Xiaobo. Nobel lecture.  The Nobel Peace Prize 2010

Victor Hugo. Actes et Paroles. Lettre aux membres du Congrès de la Paix, Lugano, 1872.

Déclaration Universelle des Droits de l’Homme adoptée par l’Assemblée générale des nations Unies, le 10 décembre 1948.

Samedi 21 novembre 2015

Michèle Préau