A propos du nouveau et peut-être ancien nouveau refuge du Goûter.

aiguille_du_gouterLors de la dernière réunion du conseil municipal se tenant à St-Nicolas, c’est avec une joie à peine dissimulée, que Mr le Maire nous a informés que, comme il le désirait, l’ancien refuge du Goûter ne serait pas démoli comme prévu par la réglementation en ce domaine.
Il faut savoir qu’il existe une règle d’urbanisme qui impose que lorsque l’on envisage la construction d’un nouveau refuge en haute montagne, on obtienne préalablement au permis de construire un permis de démolir de l’ancienne construction.
Pour ce qui concerne l’ancien refuge du Goûter, la FFCAM (Fédération Française des clubs Alpins de Montagne) avait obtenu ce permis de démolir. Mais le délai de 2 ans ayant été dépassé, celui-ci était caduc. La FFCAM se trouvait donc à devoir déposer à nouveau un permis de démolir qu’elle n’obtiendra pas ?
Monsieur le Maire désire conserver ce bâtiment à des fins qui aujourd’hui ne sont pas clairement définies, selon ses propos à cette même réunion du conseil municipal.


Si toutefois ce bâtiment devait redevenir un refuge (comme certains propos du Maire ont déjà pu le laisser supposer dans un passé récent) , il serait bon de s’interroger sur la pertinence d’un 2ème refuge au Goûter, ceci allant à l’encontre de la volonté affichée de Monsieur le Maire de limiter la fréquentation sur la voie d’accès au Mont-Blanc par Saint-Gervais.

 

En application de cette même règle d’urbanisme, les anciens refuges des Conscrits et de Tête-Rousse ont été démolis. Pourtant au Goûter la règle ne s’impose pas.
Au cours d’une réunion du conseil municipal il y a quelques mois, Monsieur le Maire nous avait doctement expliqué que, en tant que contribuables de tous poils (Europe, État, Département, Région, Commune etc…) nous avions payé déjà 5 fois pour la construction du nouveau refuge du Goûter.
Si jamais l’ancien refuge devait être réhabilité et que celui-ci soit financé tout ou en partie avec de l’argent public, nous y serions donc de notre poche pour une 6ème fois !
Le nouveau refuge du Goûter qui a coûté la bagatelle de 7 millions d’euros , même s’il comporte des imperfections, a le mérite d’être là et de remplir sa mission.
Quand on entend à chaque occasion qui se présente, Monsieur le Maire dénigrer systématiquement la FFCAM et que l’on connait les relations détestables qu’il a entretenues depuis 15 ans tant avec le Club Alpin local qu’avec le National, on est en droit de s’interroger sur les motivations profondes de Monsieur le Maire à vouloir conserver à tout prix ce refuge.

Soyons attentifs et vigilants aux suites de cette décision.

Philippe Borga, le 19 juillet 2015

Ci-dessous, transcription exacte et in-extenso de l’échange sur ce sujet lors du conseil municipal du 8 juillet à Saint Nicolas:

Note de synthèse n° 135: Saisine du Conseil municipal en vue de la résiliation de la concession de terrain conclue le 28 février 1958 entre la Commune et le Club Alpin Français.
Monsieur le Maire : C’est l’épisode maintenant juridique de la non-destruction de l’ancien refuge, de la partie ancienne de l’ancien refuge du Goûter, donc, aujourd’hui, vous avez suivi, donc  je ne vais pas tout vous dire, cette note de synthèse, elle a été rédigée par les conseils de la commune, donc en fait c’est de résilier le bail qui a été signé à l’époque, en 1958, qui d’ailleurs a, où on a constaté que la moitié de l’ancien refuge était construite sur le terrain qui ne fait pas partie du bail, donc on a déjà repris la moitié, le pan Nord de l’ancien refuge du Goûter qui a été construit en dehors du terrain sur lequel il aurait dû être construit. Et donc aujourd’hui, c’est de pouvoir récupérer la totalité de ce bâtiment, pour que il ne soit pas démoli donc, comme l’a annoncé le préfet.

Donc voilà, il vous est proposé donc de résilier pour un motif d’intérêt général, hein, c’est ce qui est marqué dans le bail, enfin dans le contrat de concession, de terrain, de 1958, de reprendre en régie l’exploitation de cet ancien refuge, et d’assurer les obligations à la charge de la FFCAM, qu’ils n’ont d’ailleurs pas assumé, ni assuré jusqu’à maintenant, puisque on va leur réclamer donc les travaux qu’on a été obligés de faire :  l’année dernière  à leur place, qui est le déneigement et le déglaçage du tour du refuge qui a volontairement pas été fait par la FFCAM, depuis que Olivier Curral a cessé d’être gardien. Voilà, ça a pas été déneigé depuis.
Donc on a payé l’année dernière,  aux guides, 15 000 € pour le faire, et cette année donc il va falloir le refaire et donc on va bien sûr le facturer  à la FFCAM, parce qu’ils ont la garde des biens, puisque ce sont des biens qui appartiennent à la commune, et ils ne les ont pas entretenus. Voilà.

Donc il vous est aussi proposé d’autoriser à engager toute discussion appropriée avec la FFCAM, qui, je le rappelle, fait un recours au tribunal administratif parce que on leur a refusé le permis de démolir. Et envisager avec elle la question des éventuelles conséquences juridiques et financières de cette résiliation et accomplir toutes les formalités nécessaires à la mise en œuvre de la présente délibération. En sachant aussi, que la FFCAM a touché des subventions, puisqu’elle a touché des subventions de l’Europe, de l’État, de la Région, du Département et de la commune, qui comprennent un budget de 200 000 €, il y a plus de 200 000 € pour démolir ce bâtiment, donc il faudra bien évidemment que la FFCAM nous dise comment, ce qu’elle compte faire pour rembourser ce qu’elle a touché pour cette part-là qu’elle ne fera pas.

Bien. Est-ce qu’il y a des questions ?

Olivier Hottegindre : Monsieur le maire, je pense que nous avons tous compris que nous sommes sur un terrain, difficile, technique et en tous cas juridique. Et donc, ce qui est intéressant peut-être, c’est de se poser la question, même si on imagine la réponse, de savoir quelle est la position de la direction de la FFCAM quant à notre délibération de ce soir, c’est-à-dire la résiliation du terrain de concession. La concession de terrain je veux dire.
MLM : Ils peuvent l’attaquer, ils ont 2 mois, comme toute délibération, mais ils savent aussi que le nouveau refuge est aujourd’hui un bail emphytéotique* administratif qui peut être résilié du jour au lendemain pour motif d’intérêt général. Voilà. Et aujourd’hui, pour éviter de se voiler la face, la manière dont la FFCAM gère le nouveau refuge, et la désinformation qui a été faite sur ce nouveau refuge comme s’il était un objet de respect du , de développement, de respect de l’environnement et de développement durable, c’est un véritable scandale, et aujourd’hui c’est un refuge qui ne fonctionne pas, qui est une usine, une usine à gaz, et donc on peut se poser effectivement la question de savoir si un jour, il ne faudra pas que la commune de Saint-Gervais ait une autre manière de voir les choses avec la gestion de ce refuge-là, parce que vous parliez tout à l’heure d’économies de frais de fonctionnement, de budget, de « on vit au-dessus de ses moyens », vous savez qu’aujourd’hui la demi-pension au refuge du Goûter, elle est à 95 €, pas la demi-pension, la nuitée,
Patrice Bibier : 120 €
MLM : Non, la nuitée 95 €, et qu’avec le petit déjeuner et le dîner, c’est 120 €. Et bien 120 € alors qu’on n’a même pas demandé l’avis à la commune, et que la FFCAM, qui devait réunir un comité de pilotage pour traiter de tous ces problèmes,  ne l’a toujours pas réuni depuis au moins 3 ans, on peut se poser la question de l’accès à la montagne.

Moi j’aime bien les cours  sur« la montagne est un espace de liberté » c’est accessible à tout le monde, mais à 120 € la nuitée, c’est plus du tout accessible à tout le monde. Et ça, c’est un vrai choix politique. Quand on brûle 4 000 à 5 000 litres de fuel à 3 800 m et que on se dit écologiquement correct et un modèle…
Claire Grandjacques et Céline Coletto : (commentaires peu audibles NDLR) : …et un modèle de développement durable, hein,
MLM : C’est une tromperie. Et tout ça avec de l’argent public.
Donc oui, la FFCAM, et on les connait, ils sont procéduriers, y’a pas de difficulté, donc ils feront ce qu’ils voudront avec cette délibération, mais par contre, dans un contrat, dans une convention, ou une délégation ou un bail emphytéotique, la collectivité qui donne, parce que on est quand même sur le terrain de la commune, faut pas l’oublier, la collectivité qui donne un bail peut reprendre à tout moyen, à tout moment pour motif d’intérêt général. Et là, il n’y a rien à payer puisque il y a une valeur de démolition, qui est de 200 000 €, et qui plus est, un ballet d’hélicoptères pour descendre tous les matériaux. Parce que en plus de payer 200 000 €, il faut descendre tous les matériaux, c’est ce qui coûtait les 200 000 € hein,  il faut descendre tous les matériaux dans la vallée. On n’a pas le droit de les brûler là-haut. On pourrait, puisqu’ils brûlent du fuel. Mais on n’a pas le droit. Voilà.
Donc, moi,  on connait le bras de fer qu’il faut faire, malheureusement.
Olivier Hottegindre : Alors je vous dis tout de même mon inquiétude parce que, et sans aucun parti-pris, l’histoire de notre collectivité au regard des résiliations de concessions pour motif d’intérêt général est tumultueux, pour le moins,
MLM :   …non, c’est pas la même chose, hein, …
Olivier Hottegindre :…J’en doute pas, c’est pas la même chose…
MLM : …Y’a pas d’encaissement hein ! Y’a pas d’argent !…
Olivier Hottegindre :… Je comprends bien…
Mais précisément c’est tumultueux, et à chaque fois que « on », et je dis bien « on » nous a dit que ça n’allait rien nous coûter, ça a coûté excessivement cher à la commune.
MLM : Non mais là, on n’est pas dans une délégation avec de l’argent. C’est une mission d’intérêt général pour faire un refuge. C’est pas la même chose.

François Jouanin : Oui, et qui devient concurrent de celui qui existe…

Patrice Bibier: Voilà

MLM : Oui…

François Jouanin : Donc c’est une perte d’exploitation quand même pour  …

MLM : Non, non,

François Jouanin : …tout de même possible…

MLM : Non, non,

François Jouanin : C’est une perte d’exploitation qui peut être mise en avant

Céline Coletto : Oh non, non, c’est pas ça

MLM : Non, non, Céline, parce que aujourd’hui ils n’ont pas réalisé que rien n’a été demandé. Donc aujourd’hui, au lieu de réaliser un refuge de 140 places, ils ont fait un refuge de 120 places. Au lieu de faire un volume recueil qui était dans le refuge, ils l’ont fait à l’extérieur, au lieu de faire un refuge d’hiver qui était dans le refuge, ils ont utilisé aussi une partie de l’ancien refuge. Donc aujourd’hui, ils n’ont absolument pas respecté ce qu’ils devaient faire. Alors effectivement, on a signé à chaque fois, il n’y avait pas de difficultés, c’est une erreur collective, euh, mais là, ne pas démolir l’ancien refuge, qu’est-ce que ,quel est le préjudice?
Je ne vois pas quel préjudice, à part d’avoir 100 000 € de moins de subvention et 200 000 € de dépenses de moins, je vois pas… ne me dites pas que la FFCAM, il y a une notion de fonds de commerce dans leur refuge, parce que ça va me faire bondir. Y’a pas de notion de… C’est une fédération sportive…

Olivier Hottegindre :… Je ne connais pas les contrats, Monsieur le maire, je n’ai pas pu voir exactement qu’est-ce qui était écrit à l’intérieur…

MLM : Ils ont l’obligation de construire un refuge !

Olivier Hottegindre :… mais, de l’extérieur en voyant le schéma, on s’aperçoit d’abord que c’est , et vous l’avez rappelé tout à l’heure, c’est juridique, c’est technique, et les relations ne sont pas bonnes entre notre collectivité et la FFCAM…

MLM : Et entre la FFCAM et les guides

Olivier Hottegindre :… Et entre la FFCAM et les guides

MLM : Et entre la FFCAM et tout le milieu de la montagne, donc euh…

Olivier Hottegindre :… Par ailleurs,

MLM : donc, ils sont…
Olivier Hottegindre :… Mais néanmoins,
MLM : La mairie de Chamonix, entre eux et Albert 1er, c’est incohérent,  c’est tout un poème, c’est une véritable catastrophe
Olivier Hottegindre :… Mais néanmoins, vu de l’extérieur, le schéma final dans l’hypothèse où, au forceps finalement, ou en tous cas contre leur avis, la commune de Saint-Gervais récupèrerait, pour le remettre en exploitation, l’ancien refuge, change.
Céline Coletto : C’est pas du tout ce qu’on a dit !
MLM : Personne n’a dit ça ! Aujourd’hui, sur la décision de…ça c’est vous qui dites ça !
Olivier Hottegindre :… Non, il est important de le dire parce que c’est une information qui circule beaucoup, donc il est important que vous précisiez exactement à ce moment-là ce qui est prévu de faire.
MLM : Alors il est effectivement dans les  hypothèses de faire un complément du refuge, c’est-à-dire les places qui manquent au refuge du Goûter. Oui, c’est une hypothèse. Mais ça, ça peut pas être décidé comme ça, puisque pour l’instant, le ministre a donc décidé de ne plus exiger la démolition de l’ancien refuge, à titre de mesure compensatoire, de la construction du nouveau, et il va falloir faire un comité de pilotage avec le préfet et ses…, et la DREAL et tout ce que vous pouvez imaginer qu’il faut dans les dossiers comme ça, pour savoir ce que on fera de cet ancien refuge. Mais ce sera peut-être un observatoire, ce sera peut-être…, voilà.
L’idée c’est de se dire, et vous faites partie d’une famille qui a construit des refuges, est-ce que c’est vraiment intelligent pour le principe d’aller démolir ce qu’ont fait des gens avec… , en transpirant, bon y’avait   déjà l’hélicoptère à ce moment-là, mais… voilà… Est-ce que ça a vraiment un sens aujourd’hui de faire des vrais frais de fonctionnement qui servent à rien ? Parce que 200 000 €, c’est bien, mais est-ce que c’est vraiment utile d’aller dépenses 200 000 € aujourd’hui pour démolir ce refuge ? Il embête qui ? Il embête personne.
Voilà. Donc maintenant, la FFCAM on connait un peu le… Je peux vous parler aussi de Penzel, je peux vous parler des accords secrets de la FFCAM avec le syndicat des guides, euh, ils ont refusé de nous les dévoiler, et les accords secrets avec les agences de voyages. Parce que vous savez qu’aujourd’hui, le plus grand réseau pour remplir le refuge du Goûter, c’est les agences de voyages, c’est Terre d’Aventures, et, comment elle s’appelle l’autre ? Allibert et autres, et…
Olivier Hottegindre :… C’est l’internetisation qui veut ça
MLM : Bien sûr, mais c’est aussi de savoir si un refuge c’est un hôtel, …est-ce que c’est normal , est-ce que vous pensez que c’est normal que n’importe qui qui va sur les Champs Elysées à Paris, ou je sais pas où, rentre dans une agence de voyages et dit « Tiens, qu’est-ce que vous avez à me proposer ? » Eh bien j’ai ce trek-là, le trek du Mont-Blanc », parce que c’est présenté comme un trek dans leurs revues. Et bien quand on envoie des gens là-haut , en leur laissant l’impression que c’est un voyage comme quand ils vont faire un trek en Afrique du Nord ou je ne sais pas où, ou au Népal, je trouve quand même qu’on n’est plus dans la notion de refuge.
On est effectivement dans la notion du business, et bien si une fédération sportive , qui est agréée par un ministre, avec une mission d’intérêt général et d’intérêt public, est devenue une agence de voyages et puis si des protocoles, confidentiels avec des agences de voyage pour remplir le refuge du Goûter, c’est quand même…je sais pas qui est-ce qui a raison ?
En tous cas c’est notre terrain, c’est pas à eux, et effectivement, c’est quand même aux Saint-gervolains de savoir ce qu’ils veulent faire de leur montagne.
Bien, d’autres interventions ?
Est-ce qu’il y a des votes contre ? Des abstentions ?
Trois
OK

(Trois abstentions des élus d’Élan Citoyen. NDLR)
 * Le bail emphytéotique ou emphytéose est un bail immobilier de très longue durée, le plus souvent 99 an, qui confère au preneur un droit réel sur la chose donnée à bail, à charge pour lui d’améliorer le fonds et de payer un loyer modique, les améliorations bénéficiant au bailleur en fin de bail sans que ce dernier ait à indemniser le locataire (appelé emphytéote). La situation des parties, dans un bail emphytéotique, est particulière puisque l’emphytéote se voit reconnaître un droit réel sur le bien qui lui est donné à bail. L’emphytéote est un quasi-propriétaire du bien qui lui est donné à bail.

Les 9 rapports d’activité des délégataires de service public

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En milieu de séance du conseil municipal du 8 juillet dernier, à Saint Nicolas, 9 notes de synthèse étaient consacrées à la présentation des rapports annuels des délégataires de service public.

Il s’agissait d’une simple information et ne donnait pas lieu à un vote.

Ces rapports sont consultables en mairie.
Ils sont ici soumis aux conseillers afin qu’ils en prennent acte.

Ont ainsi été présentés les rapports d’activité de :


N° 124 : STBMA- Société des Téléportés Bettex Mont d’Arbois,
N° 125 : SEMJ – Société d’Équipement du Mont Joly, SEMJ –
N° 126 : SEM – Société des Remontées Mécaniques de Megève
N° 127 : Thermes de Saint-Gervais
N° 128 : Casino – Saint-Gervais Loisirs SAS
N° 129 : Facilibus de Mont Blanc Bus
N° 130 : Refuge du Nid d’Aigle
N° 131 : SMEM – Syndicat Mixte des Eaux de Miage
N° 132 : SISE – Syndicat Intercommunal de la Station d’Epuration
L’ambiance de cette partie du conseil était décontractée et a donné l’occasion d’échanges aimables, même si l’auditeur n’apprend pas grand-chose sur le bilan des délégataires.
Aucune information sur les rapports du Casino, du refuge du Nid d’Aigle, du Syndicat Mixte des Eaux de Miage, ni sur le Syndicat Intercommunal de la Station d’Épuration.
Vous trouverez néanmoins la transcription ci-dessous, pour offrir à nos lecteurs la démonstration qu’un climat détendu, respectueux et courtois est possible et apprécié.

En revanche et dans le même registre de l’activité touristique, en fin de séance, 4 notes de synthèses ont été ajoutées afin de présenter les tarifs des exploitants des remontées mécaniques pour la prochaine saison.
Ces 4 délibérations 150, 151 et 152  feront l’objet d’un autre article présenté séparément.

 

Retranscription exacte et in extenso des  délibérations n°124 à 132 du conseil municipal du mercredi 8 juillet 2015

Monsieur le Maire : Ce sont les rapports des délégataires, chaque année, on est obligé de faire un rapport, qui est, bon voilà, c’est le bilan, l’activité, les plus, les moins, etc…
N° 124 : celui de la STBMA- Société des Téléportés Bettex Mont d’Arbois,
N° 125 : celui de la SEMJ – Société d’Équipement du Mont Joly, SEMJ –
N° 126 : celui de la SEM – Société des Remontées Mécaniques de Megève
N° 127 : celui des Thermes de Saint-Gervais
N° 128 : celui du Casino – Saint-Gervais Loisirs SAS
N° 129 : celui des transports pour le Facilibus de Mont Blanc Bus
N° 130 : celui du Refuge du Nid d’Aigle
N° 131 : celui du SMEM – Syndicat Mixte des Eaux de Miage
N° 132 : celui du SISE – Syndicat Intercommunal de la Station d’Epuration

Alors, nous avons fait quelques erreurs que Daniel Dénéri n’aura pas manqué de relever.
Sur la n°126 : c’est pas la bonne année, c’est pas la saison 2012/2013, c’est 2013/2014.
Sur la 128, c’est non pas le 1er juin mais le 30 juin.
Sur la 129, c’est Facilibus et non pas la Société d’Équipement du Mont Joly, c’est des copiés-collés.
Et sur la 132, c’est le SISE et non pas le SNEP.
C’est le petit papier que j’ai, donc je ne fais que répéter,
Alors, je ne sais pas si vous avez des questions ou si vous êtes allés voir les rapports ?
Claire Grandjacques : Oui,
MLM : Et alors ?
Claire Grandjacques : Alors, j’ai retenu la baisse d’exploitation qui était minime par rapport à… , et qui s’explique par le fait qu’on n’a pas fait de Noël.
MLM : Oui, sur la STBMA
Claire Grandjacques : Sur la STBMA, et puis le recul cumulé sur la saison, c’est  moins 2% pour la STBMA et moins 8 pour la SEMJ.
Une conseillère : Par contre, des 4 semaines de vacances, c’est plus 3%
MLM : Voilà. Et il faut savoir que sur la saison globalement, les 2 domaines c’est 3% à peu près de recul, compte tenu des chiffres d’affaire, alors que Megève c’est 6 ou 7%.
Donc les politiques qu’on mène, d’enneigement et de commercialisation portent quand même leurs fruits. Voilà. Ce qui fait que, si on prend la STBMA, le chiffre d’affaire est …puisque… , dans les remontées mécaniques ils sont tous un petit peu compliqués, ils comptent soit en passages, soit en forfaits, soit en chiffre d’affaire,…
Nathalie Deschamps : Oui, c’est facile de …
MLM : …soit en journées skieurs. Le mieux c’est de savoir combien ils ont fait de chiffre d’affaire.
Nathalie Deschamps : Alors il faut faire attention, parce que sur les rapports de la STBMA/SEMJ, ce sont des exercices de 7 mois, ils ont le changé le mode de…
MLM : Oui. Parce qu’il n’y avait pas l’été
Nathalie Deschamps : Là, ils ont changé la date de fin de leur exercice.
MLM : Mais en gros, en gros, le chiffre d’affaire 2015, c’est 10 727 669 €, et l’année dernière c’était 10 780 171 €. Donc quand on parle de baisse d’activité, c’est la baisse d’activité mais pas forcément la baisse du chiffre d’affaire. Alors là ça s’explique, parce que l’année dernière, y’avait pas l’été et cette année, y’a l’été. Donc la saison de l’année dernière était meilleure, mais celle de cette année, financièrement, était à peu près la même puisque il y a eu l’été cette année.
Olivier Hottegindre : Et combien pèse l’été sur une société comme la STBMA par rapport à l’ensemble ?
MLM : Alors si je lis bien,…
Céline Coletto : Ça doit pas être grand-chose !
Nathalie Deschamps : C’est difficile à voir. (Les conseillers cherchent les informations dans les documents NDLR)
MLM : Alors je ne sais pas quels sont …alors, les périodes 4…..
Olivier Hottegindre : À la louche, en proportion ?
Yves Juillard : 5% maxi,  je pense…même pas ?
MLM : Je ne sais pas, en 2015, c’est marqué 13 887 €.
Nathalie Deschamps : C’est même pas important…
MLM : C’est parce que c’est une obligation, hein, d’ouvrir !
Olivier Hottegindre : Donc l’exercice de 7 mois est presque comparable à celui de l’année ?
Céline Coletto : Ça doit être  …(inaudible…) parce que ils ont pas l’entretien
MLM : Il y a l’impact de la TVA puisque on a un résultat toutes taxes, donc c’est passé de , de mémoire de…7 à 10 je crois…
Nathalie Deschamps : …de 7 à 10, oui
MLM : …de 7 à 10, donc il y a …
Un conseiller : C’était déjà à 10 sur toute la saison
Nathalie Deschamps : au 1er janvier, oui, au 1er janvier
MLM : Bon, donc c’est un bon …Donc, dans les investissements de cette année, il y aura le changement au Bettex, du téléski-école de l’entrée
Claire Grandjacques : Celui qui est en bas des remontées. Celui qui est depuis le parking, qui monte…
MLM : Il a pas été possible de mettre un tapis, parce que la pente est trop importante.

Sur les thermes, vous avez regardé ?
Nathalie Deschamps : Pour les thermes, y’a rien de particulier.
François Jouanin : Il n’y a pas de baisse d’activité cette année.
MLM : Non ?
François Jouanin : Non. Au niveau des voies respiratoires, il y a même une légère augmentation, ce qui est un exploit.
Claire Grandjacques : En plus, ça a l’air un peu général au niveau de la région, enfin Rhône-Alpes-Auvergne, sur les rapports de la Région, au niveau des bilans, ça a l’air… (…inaudible….)

Nathalie Deschamps : Sur les résultats du thermal, ils stagnaient, donc  la partie …
MLM : La partie « Loisirs », bien-être
Nathalie Deschamps : Oui mais par contre, leur communication sur l’asthme et l’exéma, de mémoire, avait amené, tout de même, une clientèle….
François Jouanin : Ce qu’on a du mal à savoir, c’est quelle est la part du médical encore, j’ai demandé plusieurs fois, c’est pas clair non plus dans leur rapport, entre la part du médical, et la part du bien-être. Voilà, parce que pour le moment, je pense que le médical est encore une part importante, mais malgré tout,  le « bien-être » occupe 80 % de la surface maintenant. C’est-à-dire que les locaux médicaux sont réduits comme peau de chagrin.
MLM : Mais c’est pas mis dans le rapport, le …. ?
Nathalie Deschamps : Ben t’as les…  (…inaudible….)
François Jouanin : Ils ont un nouveau médecin qui arrive, une Bulgare, qui est arrivée, ils ont 3 dermatos : 2 Roumaines et une Bulgare. Et il y a un nouveau ORL,
Nathalie Deschamps : Il vient de l’Isère
François Jouanin: pardon ?
Nathalie Deschamps : Il vient de l’Isère
François Jouanin : Il vient de Vienne, Hubert Bigot, 60 ans bientôt comme moi, puisque je n’ai pas trouvé quelqu’un de jeune pour remplacer le défunt Docteur Douge.
Patrice Bibier : L’ancien médecin de la Fédération Française de Parapente.
François Jouanin : C’est un type remarquable. Je suis très content, c’est une bonne acquisition. Mais enfin, tous les deux, on ne représente pas l’avenir hein ! Ça c’est clair !
MLM : Oui, enfin, on a le temps !
François Jouanin : Théoriquement, oui,  ma retraite est à 67 ans. Mais faire de la chirurgie à 67 ans, je ne sais pas si c’est bien prudent pour les patients !
Claire Grandjacques : Et dermatos, il y a vraiment une pénurie en France ?
François Jouanin : Oui, et puis surtout, oui, partout, oui. C’est-à-dire que les gens ne veulent pas s’installer en libéral. Ils veulent être salariés. Et il y a des postes de salariés absolument partout. Voilà la difficulté.
MLM : C’est ce qu’ils appellent conventionné / non conventionné, c’est ça ?
François Jouanin : Ah non !
Nathalie Deschamps : Ah non, ça c’est comme les cures thermales sont prises en charge par la Sécu, soit les gens vont faire des cures, ils paient ….(…inaudible….)
François Jouanin : Ils peuvent, simplement  ….(…inaudible….) mais je ne demande pas mieux !
Nathalie Deschamps : En général, c’est à partir de… (…inaudible….)
MLM : Répartition du chiffre d’affaire : 67 % : chiffre d’affaire conventionné, 24 % :  non- conventionné,
François Jouanin : Et ça, ce sont les gens qui viennent faire des cures d’une semaine et qui ne sont pas remboursés à ce titre, puisque la cure en France n’est remboursée que lorsque l’on fait 18 jours effectifs, c’est une aberration complète d’ailleurs, puisque ça date du Front Populaire, et on avait fixé des cures à 3 semaines à l’époque, parce que les billets de train aller-retour à l’époque étaient valables 3 semaines. Voilà ce sur quoi on vit actuellement, alors que 15 jours suffiraient largement. Gaymard avait essayé de se pencher là-dessus, quand il était…. puisqu’il est maire de La léchère, et donc une station thermale, mais ça n’avait jamais pu se…
MLM : On pourra leur demander
Daniel Déneri : C’est toujours un peu compliqué
Les conseillères : on pourra chercher
MLM : Sur ces rapports, est-ce que vous avez quelque chose à ajouter ? On en prend acte, ce n’est pas un vote. Bon, sur tous ? Sous réserve des corrections. Parfait. Donc nous en sommes …
Nathalie Deschamps : Juste un truc qui est assez amusant, c’est que la fréquentation du Facilibus est en baisse au mois de mars, après les vacances, par rapport à l’année dernière, alors que c’est une période où les remontées ont relativement bien tourné. C’est très (…inaudible….)
MLM : Bon, OK, alors maintenant, note de synthèse 133,

 

 

Le 18 juillet 2015

Skier l’hiver prochain : des tarifs salés qui ne font pas l’unanimité.

forfait

L’année dernière à même époque, lors du conseil municipal du 11 juin 2014, alors que le Conseil devait se prononcer sur l’homologation des tarifs des remontées mécaniques pour la prochaine saison 2014/2015, Élan Citoyen était intervenu pour suggérer la création d’un groupement d’usagers locaux afin de permettre un tarif réduit aux « gens du pays ».

Nous avions reçu pour toute réponse, une fin de non-recevoir, dans une ambiance agressive qui n’apparait pas dans le procès-verbal officiel publié sur le site de la mairie, (note de synthèse n° 2014- 135 – pages 22 et 23) , en justifiant que la création d’un tel tarif aurait été illégale car discriminatoire.


Monsieur le Maire avait argumenté qu’un tarif spécial pour les scolaires 6/18 ans était déjà proposé grâce aux efforts de la commune (petite rectification, plus exactement, conjointement grâce à l’engagement de la Communauté de Communes) ainsi qu’un forfait annuel à prix réduit s’il était acheté avant le 15 novembre.

Enfin, Monsieur le Maire avait donné lecture en fin de conseil suivant, le 9 juillet 2014 à Saint Nicolas, d’un courrier de Monsieur le Sous-Préfet de Bonneville qu’il avait sollicité, confirmant l’illégalité d’une réduction des tarifs pour les « gens du pays ». Le document est disponible en cliquant ici : Préfet_Tarifs_Gens_du_Pays.

Or, en cette séance du 8 juillet 2015 où le même sujet était d’actualité pour l’homologation des tarifs 2015 / 2016, la forte augmentation des tarifs des forfaits n’a pas manqué de faire réagir quelques conseillers de la majorité. 6 conseillers dont 5 de la majorité se sont d’ailleurs abstenus au vote final, ce qui est suffisamment nouveau pour être souligné.

Néanmoins, Élan Citoyen se félicite de l’évolution de la position de Monsieur le Maire, qui déclare aujourd’hui être à la recherche d’une formule pour privilégier la clientèle locale.

Les informations, qui ont donné lieu à des échanges superficiels,  et le vote qui a suivi, méritaient d’être débattues plus sérieusement et non pas de laisser les commandes d’un tel dossier aux mains d’un seul homme.

Nous laissons le lecteur prendre connaissance de l’intégralité de la transcription, en reconnaissant toutefois que la lecture y est longue et parfois rébarbative, comme pour les transcriptions précédentes que nous avons publiées sur notre site. Le lecteur comprendra qu’il s’agit de la transcription d’un échange, utilisant un langage oral, et qu’il lui est conseillé de se plonger dans l’ambiance caniculaire d’un conseil délocalisé à Saint Nicolas, avec 29 participants, et qui a duré plus de 2 H 30.

Notre démarche est ainsi une mise en œuvre du principe de démocratie, mot pour mot, en toute transparence…

Sur ce sujet important, nous vous proposerons à l’avenir, des analyses plus fines sur le thème de l’avenir touristique de la station : rôle, enjeux et relations avec les exploitants des remontées mécaniques, conséquences sur l’aménagement du territoire en relation avec la révision du PLU, incidence sur la population permanente et possibilité pour celle-ci d’utiliser l’infrastructure touristique à des tarifs plus abordables.

Nous vous invitons à contribuer à ce débat, en toute citoyenneté, et, pour reprendre une formule largement utilisée lors de ce conseil , à nous réapproprier, dans une démarche collective, l’avenir de notre petit coin de montagne.

 

Retranscription exacte et in extenso des  délibérations n°150, 151 et 152 du conseil municipal du mercredi 8 juillet 2015

NOTES DE SYNTHESE
150 : Tarifs Société d’Économie Mixte de Megève
151 : Tarifs Société des Téléportés Bettex  Mont d’Arbois
152 : Tarifs Société d’Équipement du Mont Joly

Monsieur Le Maire : Ensuite, il faut reprendre les 3 . Alors ça va être relativement simple à comprendre.
Vous savez que les tarifs sont des tarifs communs. C’est le tarif Évasion. Le tarif Évasion fait l’objet donc d’un accord entre les différents exploitants des domaines. Donc c’est-à-dire la Société d’Économie Mixte de Megève, la STBMA, et la SEMJ. Donc sur les tarifs Évasion, ce sont des tarifs qui ont été adoptés  par, qui sont proposés par les groupements. Donc vous avez, en fait 3… (Les conseillers consultent les documents distribués en début de Conseil NDLR).
Les tarifs Évasion sont les mêmes pour l’ensemble du domaine, c’est-à-dire la SAEM et STBMA. Pour Saint Nicolas, il y a des tarifs qui sont particuliers, alors dans le récapitulatif qu’on a donné, je vais essayer de vous donner ce qui doit être exact, voilà, il y a 6 tableaux différents.
Il y a à Saint-Gervais, la création, enfin sur le forfait Évasion, il y a la création d’un forfait de 4 heures, qui était demandé donc par la clientèle, c’est un forfait pour les adultes, on va dire 15 – 64 ans, à 41 €. Avant, il y avait le forfait ½ journée, qui était à 36,50 € et 31,50 €, non, ça c’est Saint Nicolas, 36,50 € et 31,50 €  l’après-midi. Voilà.
Céline Coletto : En gros, ça augmente encore de 2 € quoi ? Le tarif d’un jour.
MLM : La journée, donc, est à 40 € l’année dernière et à 43,50 € cette année
(Commentaires croisés de très nombreux conseillers qui recherchent les informations dans les documents  = inaudible NDLR)

Céline Coletto: Ah non, ça c’est le Hors Taxes…
MLM : J’avais demandé avec des comparatifs, mais …
Voilà, l’année dernière c’était 43,50 €. Voilà. Les augmentations, vous les avez.
Céline Coletto : Le 6 jours ! Le 6 jours, 7% hein !
MLM : Alors les principaux arguments qui sont…, qui ont conduit à augmenter, c’est d’avoir une harmonisation avec la vallée de Chamonix,
Céline Coletto : Ah ah, alors ça, je ne suis pas sûre que ce soit fin
MLM : Mais c’est très bien, parce que la limite de notre domaine, aux uns et aux autres, elle est divisible à l’international, et aujourd’hui le travail que moi j’ai demandé au concessionnaire, et on arrivera à trouver une méthode, moi j’en ai déjà trouvé une partie, c’est de privilégier la clientèle locale, donc d’arriver à avoir des tarifs comme dans les forfaits qui sont vendus avant la saison, et par contre, le tarif que paie le client quand il vient de Tokyo ou d’ailleurs, à 6 heures du soir, il sait même pas combien il a payé le matin ! Donc on va arrêter aussi de se faire du souci pour les gens qui viennent ici et puis qui …qui sont nos clients. Ce qu’il faut c’est qu’on préserve notre clientèle et qu’on arrive à trouver les règles qui permettent aux gens d’ici de pouvoir utiliser leur domaine dans les meilleures conditions aujourd’hui. Donc c’est le travail qui est en train d’être fait.

Il y a aujourd’hui donc une moyenne d’augmentation des forfaits Évasion de 1 à 6 jours, qui sont les forfaits les plus vendus, parce que ceux qui prennent le forfait journée, y’en a quand même pas énormément. Donc c’est surtout sur les autres forfaits et essentiellement les forfaits 6 jours qui sont les plus vendus. L’augmentation moyenne est de 4,49 %.
(Réaction muette de quelques conseillers. NDLR)
MLM : Ah mais c’est pas grand-chose.
Céline Coletto : Ah mais ça fait quand même 1 000 € de forfait si vous êtes une famille de 4 quoi. C’est entre 800 et 1 000 €. Donc
MLM : Bon, on trouvera des formules pour les gens du pays.
Olivier Hottegindre : Il faut discerner je crois l’amortissement de la hausse de la TVA que les remontées mécaniques ne vont pas encaisser, mais qu’elles vont juste collecter, mais malgré tout, c’est vrai que l’augmentation est importante.

MLM : Alors c’est
Claire Grandjacques :  …alors il faudrait absolument qu’ils arrivent à mettre en place un tarif pour les ...

MLM : oui mais, si tu permets, de pas dire des choses comme ça parce que on va faire complètement capoter les choses.

Céline Coletto: Ah, d’accord.

MLM: Donc, l’idée, c’est effectivement de travailler sur un accès beaucoup plus facile qu’aujourd’hui en termes tarifaires pour les locaux. Ensuite, on est un des pays les moins chers en ski, et quand vous  allez skier en Suisse et en Autriche, les forfaits c’est 2 à 3 fois le prix de la France quand même. Et aujourd’hui, l’économie des remontées mécaniques est en train de se développer en Suisse et en Autriche pendant que nous, on est en train de se casser la figure. Il faut quand même qu’on arrive à comprendre que notre pays, il n’est plus attractif, et nos domaines skiables le sont difficilement, parce que y’a pas de politiques qui sont très cohérentes.
Donc aujourd’hui, c’est vrai que, on essaie de développer, avec l’Office du Tourisme, et avec les Offices du Tourisme de Megève et de Chamonix un rapprochement pour pouvoir aller vendre à l’international, des produits qui sont des produits cohérents de tout un massif, parce que les ventes, sectoriellement,  par rapport au Japon ou en Chine, c’est invendable ! C’est illisible.  Même Chamonix qui est présent en Chine depuis que Brissaud  (Jean Brissaud, ancien Directeur de l’Office de Tourisme de Chamonix jusqu’en 1990. NDLR)  a découvert le Japon et …hein, et bien en Chine, Chamonix, personne ne connait, pas plus les opérateurs, ils ont vraiment une difficulté à pénétrer. Donc c’est pas à ce niveau-là que se situera effectivement l’avenir, si on veut qu’il y ait un avenir hein ! On peut très bien dire « on arrête le tourisme ici », et puis tout va bien ! Mais autrement, que des gens paient, qui viennent en vacances pendant une semaine, qu’ils paient 60 € ou 70 € ou 40 €, sauf si vous êtes « Mère Térésa » du touriste lambda, quand ils vont skier aux 3 Vallées, et qu’ils paient 80,…je sais pas combien hein, je dis des bêtises, …90 €, on paie plein pot, bon, voilà hein, c’est des touristes,  …(inaudible) sur le montant ! Bon, mais voilà, combien vous avez payé la bière que vous avez bue ce matin ? Serge, c’était combien ? Ou le café, c’est combien ?
Une conseillère : 1 ,30 €
MLM : Voilà, 1,30 € . Moi je le paie 2,60 €, mais, …
Une conseillère : 2,60 € ? Ah oui, mais vous commandez un double!
MLM : Mais, vous vous souvenez de ce que vous faites tous les jours. Par contre, moi j’ai pris le tunnel du Mont Blanc hier, qui est-ce qui peut me dire le prix du Tunnel du Mont Blanc ?
Une conseillère : Alors c’est 57 € (brouhaha de l’ensemble des conseillers NDLR)
MLM : Aller-retour ?
Un conseiller : 56 €
MLM : Donc, c’est un peu comme le nombre de départements dans la région Rhône-Alpes, c’est pas quelque chose qui est très important pour vous
Olivier Hottegindre : Je vous suggère de prendre un abonnement, Monsieur le Maire !
(brouhaha de l’ensemble des conseillers NDLR)
Céline Coletto : Un abonnement, ça vous coûterait moins cher! L’abonnement est très vite rentabilisé
MLM : 54 aller, pour 60 aller-retour!  J’ai demandé, on m’a dit qu’il n’y en avait pas
Un conseiller : mais si !
Olivier Hottegindre : Et l’abonnement n’est ni nominatif, ni affecté à une plaque d’immatriculation
Un conseiller : Et en plus, il n’est pas limité dans le temps,
MLM : En fait, ça veut dire que les tarifs… !
Un conseiller : Si, ah si,  il est limité  dans le temps.

Les autres conseillers: Si, si, à 2heures
(brouhaha de l’ensemble des conseillers NDLR)
Céline Coletto : Bon, enfin bon, c’est pas le sujet là

Flavie Rigole: Juste une remarque, …
MLM : Bon alors, Saint Nicolas ?

Flavie Rigole : Juste une remarque, en fait j’ai faim et j’aimerais aller me coucher, sur les tarifs là, notamment le montant aller-retour Chef-lieu sur Saint Nicolas,  moi je trouve que c’est vraiment pas judicieux, 5,60 €, il y a beaucoup de familles qui prennent le forfait pour leurs enfants pour aller donner des cours au Plateau, il y a des parents qui skient pas, qui vont se payer un…, à devoir payer un …  du coup en plus, ça résout pas le problème , parce que du coup les gens montent
MLM : Mais ça existait déjà !
Flavie Rigole : Oui,mais…
MLM : 5,60 € au lieu de 5,50 €
Flavie Rigole : Oui, mais moi je trouve que c’est cher
Céline Coletto : Et bien c’est comme la remontée du télécabine hein, c’est pareil!
MLM : Bon alors c’est là qu’il faut verser une subvention…
Flavie Rigole : Non non, mais je suis d’accord, mais je fais juste la remarque qu’il n’y a déjà pas assez de places sur le parking là-haut, et que du coup, c’est pas pour la commune, hein, je fais la réflexion aussi pour les remontées hein, mais je trouve que c’est pas judicieux, parce qu’on a beaucoup de questions sur Saint Nicolas, …
MLM : Je vais vous rappeler la règle, je vais vous rappeler la règle, c’est une délégation de service public, où on doit l’équilibre au délégataire, c’est-à-dire que vous pouvez faire tous les prix que vous voulez, il faut verser la compensation financière avec de l’argent public. Donc aujourd’hui, si on enlève…on peut très bien dire que c’est gratuit, il faut qu’on verse au délégataire, sur l’argent de la commune, le montant qu’il ne va pas percevoir !
Flavie Rigole : Oui, mais ça je comprends pas, puisque c’est aussi un plus, c’est pour la société , c’est pas à la commune, ça n’a rien à voir! Ils vendent des forfaits…les gens viennent ici parce que….
MLM : …Mais si, c’est la commune ! Flavie, les remontées mécaniques appartiennent à la commune
Flavie Rigole : Ils vendent des forfaits …(…inaudible…)…
MLM : Alors ça, c’est en 2019 qu’il faudra le dire (Date de la fin de la convention avec la STBMA NDLR)
Aujourd’hui, on doit l’équilibre financier au délégataire. Si on veut par exemple que ce soit gratuit tous les samedis, on paie simplement la compensation financière !
C’est ce que disait tout à l’heure Monsieur Hottegindre sur le problème de la délégation du refuge du Goûter, si on enlève quelque chose, quel est le risque ? Voilà. Et bien là, il y a 5,60 € qu’on peut ne pas faire payer…
Flavie Rigole : C’est pas de ne pas faire payer. La remarque que je fais c’est que je trouve que c’est trop cher. Parce que faut pas déconner, le télésiège du Chef-Lieu c’est pas un 4 places où ça nous chauffe euh…Payer 5,60 € pour le télésiège de Saint Nicolas, tu vois…..
(brouhaha de l’ensemble des conseillers NDLR) oh, 5€, c’est pas….et bien tu leur présentes « aller-retour »…en fait c’est rentable, juste pour une montée…
MLM : Mais à la descente, c’est gratuit !
Flavie Rigole : Mais heureusement !

MLM : Oui, Céline ?
Céline Coletto : Oui en fait, j’aimerais juste faire une remarque, parce que c’est vrai que on dit que les forfaits, qui sont pris en avant-saison, c’est un peu plus pour les gens du coin, hein, c’est un peu l’idée, de se dire que quelqu’un qui peut prendre un forfait saison, hein, voilà, c’est forcément quelqu’un qui a …

MLM: voilà, c’est ça, ça a été créé pour ça, …

Céline Coletto: …voilà, et moi je suis une habituée du « 7 jours Liberté » et là, je vois qu’il a quand même pris bien 50 ou 60 €. Alors voilà !
MLM : 50
Claire Grandjacques : le forfait saison pris à l’avance, et par contre il est au même tarif
Céline Coletto : Et par contre, 50 €, là, c’est quand même énorme quoi. Et ça c’est un forfait que les gens d’ici…
MLM : C’est pour ça que je vous ai dit que la piste aujourd’hui, elle était de ….
Céline Coletto : Oui mais parfois, vous pouvez habiter Domancy et quand même venir skier à Saint-Gervais, vous êtes quand même du coin!
MLM : Non, quand on parle de locaux, c’est les gens d’ici.
Céline Coletto : ah, que des locaux, d’accord, bon, ok, on n’en parle pas alors, OK !
MLM : C’est-à-dire qu’il faut distinguer le touriste qui vient et qui vient pour payer, qui achète son hôtel,  son forfait etc..
Céline Coletto : Oui, bon d’accord, après, il n’y a pas non plus que des gens fortunés…
MLM : Des gens d’ici, qui ont besoin de se réapproprier leur domaine, parce que vous, vous parlez de 5,60 €, ou de 5,50 €, il y a aujourd’hui des gens qui ne skient pas ici, parce que effectivement, c’est inaccessible financièrement. Alors que le domaine skiable ne coûte pas plus cher qu’il y ait du monde dessus ou qu’il n’y ait pas de monde dessus, puisque on damne, puisque on fait tourner les télésièges donc le personnel et l’énergie sont les mêmes, qu’il y ait quelqu’un ou qu’il y ait pas quelqu’un.
Donc l’idée c’est pouvoir quand même de se dire que, même si on vend pas cher, à des gens d’ici, ça fera forcément du plaisir en plus et de la recette en plus.
Le problème, c’est qu’on est dans un pays où il y a des règles. Et qu’aujourd’hui ces règles, on est attendu au virage, si on fait une rupture de l’égalité des gens devant le service public. Et c’est une délégation de service public ! Voilà, donc, moi j’ai donné un certain nombre de directions et je vous les ai un peu laissé transpirer, voilà, le reste, c’est clair que si on veut aller à l’étranger pour aller vendre le Pays du Mont Blanc, il faut qu’ on ait une cohérence dans le type de tarifs et dans les tarifs.
Alors, on sait que  la Compagnie du Mont Blanc machin, la Compagnie des Alpes truc, le groupe Mollard , la SEM, le groupe Rothschild, on a tous effectivement des réflexions à faire sur les uns et sur les autres. La difficulté c’est que aujourd’hui on n’est plus y’a 10 ans, y’a 15 ans, y’a 5 ans, on est sur des parts de marché qui, ou se gardent, ou se perdent. Et nous, on a une certaine avance, on l’a vu, parce qu’on a moins perdu cette saison, mais on a moins perdu aussi parce que il y a eu des investissements en neige, en remontées mécaniques, et même des choses qui peut-être fâchent certains, les résidents secondaires, l’effet « Folie Douce », a certainement fait que des gens sont venus d’une façon supplémentaire, voilà !
D’une façon supplémentaire sur notre domaine.
Alors ensuite, il y a tellement de gens qui vivent du tourisme dans notre pays,  directement ou indirectement ici, qu’effectivement, il faut qu’on bâtisse demain des politiques qui sont plus celles d’hier. Et puis que on enterre les haches de guerre, et puis que on arrive à vendre effectivement un territoire. Et celui qui vient pendant une semaine, il sait pas ce qu’il paie dans un package, il sait pas, quand il va …, et puis les packages, je vous assure que les tour-operators, même les locaux, ils paient ! Ils ont des tarifs qui sont bien plus intéressants que vous, les gens du pays, qui skiez. Parce que, ils achètent du volume. Parce qu’ils achètent de la prévente.
Alors c’est logique commercialement, mais c’est vrai que c’est injuste, parce que quelqu’un qui a sa carte ASLIE qui travaille à Cluses, paie moins cher que celui qui habite à Saint-Gervais et qui est virtuellement propriétaire  des remontées mécaniques. C’est tout ça qui est relativement injuste. Donc ensuite, il faut trouver les produits, les choses, pour que on se réapproprie et qu’on permette au plus grand nombre d’aller utiliser nos remontées mécaniques et notre domaine skiable.

Et pendant ce temps-là, ben c’est clair qu’il faut que celui qui vient pendant une semaine et le touriste, ben c’est lui qui va faire que nos sociétés de remontées mécaniques ou nos communes vont pouvoir demain investir pour pouvoir faire face à la demande de modernisation, euh euh, effrénée, de gens qui viennent pendant une semaine, et qui vous disent : « ben je reviens pas l’année prochaine, si à la place du télésiège du Chef-lieu, où on met 20 minutes pour aller de …aux Chattrix, où on paie 5,60 €, ben s’il est pas refait, et bien je reviendrai pas : »

(Commentaires amusés des conseillers . NDLR)
Nadine Chambel : Flavie, je voulais juste rebondir sur les 5,60 €. Attends, il y a aussi des gens qui vont louer des skis de fond et puis chez nous, les pistes de ski de fond sont gratuites !
MLM : Voilà !
Claire Grandjacques : Alors qu’aux Contas, tu paies
Nadine Chambel : Voilà, aux Contas, tu paies.. donc quelque part, tu peux aussi….
MLM : Alors pourquoi, moi ce que je regrette si vous voulez, … ce que je regrette aujourd’hui, c’est qu’effectivement on nous donne ces tarifs à la dernière minute, parce que normalement, on les présente aux commissions, mais la discussion a été très ardue, parce que nos voisins de Megève, étaient très très exigeants sur des augmentations, des suppressions de tarifs, et ils voulaient même par exemple, que les personnes de 80 ans n’aient plus le gratuité,
Céline Coletto : Ouh la la !
MLM : Non mais c’était des choses comme ça, donc ça a été un bras de fer, et aujourd’hui, c’est un compromis. Donc c’est peut-être pas le meilleur compromis du monde, …
Olivier Hottegindre : Monsieur le maire, on entend bien tout ça, ce que vous venez de dire à propos de Megève n’est pas surprenant, puisque Megève se rapproche, selon un titre de notre journal local, de la Compagnie du Mont Blanc, et tous les arguments que vous venez de donner en faveur de l’augmentation tarifaire, même si elle est forte, ce sont des arguments que j’entends depuis une quinzaine d’années maintenant de la part des dirigeants de la Compagnie du Mont Blanc, ça revient à dire d’ailleurs que nos grilles tarifaires ici sont une « compagnie-du-mont-blanc-tisation » des tarifs, et c’est quelque chose que je ne partage pas, à nouveau. Je ne partage pas ce mode-là, d’augmentation tarifaire. Je voulais vous le dire.
MLM : Oui, Oui, je comprends, mais la difficulté, alors la difficulté provient aussi de l’écriture, là bon, parce que on peut pas faire un débat là-dessus ce soir, c’est pas le sujet. Mais, vous aviez des remontées mécaniques, et vous savez comment ça se traitait il y a 15 ans, il y a 20 ans, les gens ils s’accordaient, il y avait plusieurs concessions, ils s’accordaient sur les tarifs, mais y’avait pas de règles bien écrites. Et aujourd’hui, on a ici un domaine Évasion avec des règles qui sont pas écrites, hein,  de la répartition des …Y’a plein de choses qui sont …voilà… qui sont comme ça ! Et c’est vrai que c’est très pesant parce que on a parfois l’impression de subir les choses, moi, j’ai résisté sur un certain nombre de choses que …le délégataire est venu me proposer, et que souhaitait Megève ! Il souhaitait par exemple, faire de l’Évasion l’année dernière, et eux ils mettaient comme avantage au Palais des Sports, un machin en plus, donc quand on achetait le même forfait à Saint-Gervais et à Megève, on n’avait pas les mêmes avantages ! Bon, nous, maintenant, on a une piscine, bon, même si vous pensez que ça coûte cher, mais eux, ils avaient en plus gratuitement l’accès au Palais des Sports !
Céline Coletto : Juste, peut-être, la remarque qu’on peut faire, c’est que finalement, la STBMA investit énormément sur notre secteur et que ben, côté Megève, on n’en a pas tout à fait le même retour, quoi ! C’est-à-dire que quand vous allez jusqu’à la Côte 2000, hein, il faut se taper les téléskis ! Donc c’est ça qui est un petit peu particulier quoi ! Que Megève fasse pression, à vouloir augmenter les tarifs, y’a pas de problème, mais dans ce cas-là, qu’ils investissent !
MLM : Oui, mais alors, justement, enfin moi je… mais on n’est pas élus à Megève, donc c’est un peu compliqué de…
Céline Coletto : …Non
MLM : …De parler pour eux, mais la problématique de la commune de Megève, c’est aujourd’hui, c’est un poids pour les finances publiques, euh, leur SEM est un poids pour les finances publiques ! C’est bien une SEM quand ça gagne de l’argent ! Quand il faut remettre de l’argent et faire des investissements, « Ah ben tiens, ce serait mieux si c’était privé ! ». Et bien notre position  aujourd’hui, c’est de dire, les actions de Megève, et bien on essaie de les négocier à  prix. Et rassurez-vous, il n’y a pas que la Compagnie du Mont Blanc qui sont intéressés….

Céline Coletto: Ah oui, mais quand même…
MLM: Et, sur les combats futurs, sachez que la Compagnie du Mont Blanc est vraiment concurrent aujourd’hui de la Compagnie des Alpes !
Céline Coletto : Oh on est plus là, hein
MLM : Et la Compagnie des Alpes sera certainement un acteur qui répondra demain, pour concurrencer la Compagnie du Mont Blanc.
Olivier Hottegindre : Alors j’ai beaucoup de mal à me faire à cette idée-là, tout simplement parce que la Compagnie des Alpes maîtrise la Compagnie du Mont Blanc, au sens de la maîtrise de son capital et de sa décision.
MLM : Non, non, plus maintenant ! Maintenant, le pacte d’actionnaires de la Compagnie du Mont Blanc, c’est commune de Chamonix, groupe Seydoux, et les actionnaires privés, et donc qui sont majoritaires. La Compagnie du Mont Blanc, la Compagnie des Alpes est minoritaire à la Compagnie du Mont Blanc.
Mais demain matin, le pacte d’actionnaires peut changer.
Olivier Hottegindre : Absolument, le pacte d’actionnaires bouge, et le plus influent au niveau des actionnaires reste malgré tout la Compagnie des Alpes.
MLM : Oui
Olivier Hottegindre : la Compagnie des Alpes restant sa fille.
MLM : Là, c’est quand même une partie d’échecs.
Bon, sur ces tarifs ?

De toutes façons, on n’en connait pas beaucoup plus!
Un conseiller : On connait pas tout
Nadine Chambel : Ça serait bien que, plus tard, après, on ait un petit peu toutes les …
Voilà, qu’on ait une vraie commission sur ce sujet
MLM : Alors voilà, je vous donne la conclusion…que j’ai perdue…
Nadine Chambel : Parce que déjà l’année dernière, on avait été en commission des finances , on les avait reçu un peu au dernier moment, voilà, mais il n’y avait pas de modifications aussi importantes

Céline Coletto: Voilà, ça restait des augmentations correctes
MLM :  Je vous lis les conclusions de la STBMA, enfin le…de ce que m’a mis Alexandre Merlin,
« Le but de cette étape est de ne pas isoler Saint-Gervais de la stratégie émergeante du Pays du Mont Blanc. Nous suivrons naturellement en tant que concessionnaire la stratégie choisie par votre commune ».
Nadine Chambel : Ben c’est sûr qu’on va pas s’isoler ! C’est clair. Mais…il faut qu’on en reparle.
MLM :  Voilà, mais bien sûr, il faut en parler, mais voilà, alors le problème c’est qu’aujourd’hui,  y’a pas de conseil avant le mois de septembre,
Céline Coletto : Oui, pour les tarifs, mais bien sûr, y’a pas de …les enjeux, l’Office, tout ça, euh…
Nadine Chambel : Il y a des gens qui ont besoin d’avoir un support chiffré
Claire Grandjacques : Il faut dire oui, non ?
MLM : Bien. Est-ce qu’il y a des contre ? Des abstentions ? Alors, attendez, …
Bon, alors y’avait pas de contre, d’accord ? Abstentions donc, sur les 3, les tarifs ? Donc Olivier Hottegindre, Flavie Rigole, sur les 3, hein ? Pierre Parent, Véronique Clévy, Monique Ract, Nathalie Deschamps,…
Une conseillère : Moi, je voudrais une commission
Une conseillère : Le problème c’est qu’on n’a pas toutes les données
Céline Coletto : Donc on est à 5 abstentions, c’est ça ?
MLM :  6 abstentions. Qui est-ce qui a le pouvoir de Laurent ?

Céline Coletto: Ah, 6 abstentions! 6! Pardon, pardon.
François Jouanin : C’est moi, mais je ne sais pas son opinion là-dessus, donc…
Céline Coletto : Donc on dit rien ?
François Jouanin : Je ne dis rien, moi je vote pour, et donc par conséquent, puisque j’ai pas son avis, je donne le mien.

Un conseiller: Et puis toi, tu ne skies pas!
MLM :  C’est le but d’un pouvoir ! Et ensuite, moi j’ai marqué 6 abstentions (Monsieur le Maire énumère à nouveau les 6 noms. NDLR).

Merci, le reste :

François Jouanin: Laurent, il est pour un tarif « local ». Il a déjà fait plusieurs démonstrations là-dessus, on s’est exprimés là-dessus plusieurs fois,  …

 

Élan Citoyen

Le 18 juillet 2015

Finances publiques et responsabilité des élus

investissement_public

Depuis 3 mandats, le choix de la majorité municipale a été une recherche permanente de financement de ses projets par l’attribution de subventions publiques diverses, départementales, régionales, de l’État ou de l’Europe, avec un certain talent, reconnaissons-le.
Or l’annonce de la baisse des dotations doit faire réviser à la baisse l’engagement de certains projets, ainsi qu’une réflexion plus approfondie sur l’utilisation judicieuse des fonds publics, en fonction notamment de leur utilité réelle pour la population, et du risque évident que certaines réalisations ne le soient uniquement dans un but purement électoraliste.
Une commune qui décide d’un projet d’investissement, même si elle peut compter sur un financement par des subventions diverses, dont le maximum est plafonné à 80% du coût, ce qui reste tout à fait exceptionnel, doit tout de même en financer une bonne partie soit le plus souvent 40 à 80 % de la dépense.
Or cette course aux subventions inquiète l’équipe d’Élan Citoyen, car elle ne peut pas justifier à elle seule l’engagement de notre commune dans des investissements, qui génèrent ensuite des frais de fonctionnement très importants, comme c’est le cas actuellement pour la piscine ou pour Hautetour.


 

Dans ce contexte financier globalement tendu sur le plan local, national et international, la question de la priorité des investissements à réaliser doit être placée au cœur des débats et au cœur de la prise de décision afin de trouver le meilleur équilibre possible entre coûts d’investissement et de fonctionnement et qualité du service rendu à la population.
La délibération 133 du dernier conseil traitait indirectement de ce sujet puisqu’il s’agissait d’approuver une motion initiée par l’Association des Maires de France qui s’inquiète de cette baisse de dotations, et proposait au conseil municipal d’adhérer à une déclaration commune au Gouvernement.
Nous mettons à votre disposition l’échange qui a eu lieu lors du conseil municipal du 8 juillet à Saint Nicolas :

 

NOTE DE SYNTHÈSE 133 : MOTION DE SOUTIEN À L’ACTION DE L’ASSOCIATION DES MAIRES DE FRANCE POUR ALERTER SOLENNELLEMENT LES POUVOIRS PUBLICS SUR LES CONSÉQUENCES DE LA BAISSE MASSIVE DES DOTATIONS DE L’ÉTAT
Retranscription exacte et in extenso de la délibération n°133 du conseil municipal du mercredi 8 juillet 2015

Monsieur le Maire: Donc c’est une motion que l’on doit approuver ou pas approuver dans les termes qu’elle a été présentée, pour pouvoir faire du poids, et donc voilà, il est demandé, et vous, il vous est demandé, nous, il nous est demandé de :
– soutenir la demande de l’AMF pour sauvegarder l’investissement et  services publics locaux, donc pour que ce soit révisé et que le programme triennal de baisse des dotations soit revu, tant dans son importance que dans son calendrier,
– et donc en complément, il est demandé un moratoire immédiat du fonds de péréquation pour les ressources communales et intercommunales et une refonte de ses modalités de calcul, ça, ça a déjà été fait par le gouvernement,
– l’amélioration des modalités de remboursement de la TVA acquittée
– la récupération des frais de gestion perçus par l’État sur le produit de la collecte de nos impôts locaux, puisque chaque fois qu’on paie des impôts locaux, on verse des frais d’assiette, ça s’appelle sur les feuilles d’impôts et c’est l’État qui prend ça,
– l’arrêt immédiat des transferts de charges, frais énormes qui alourdissent le prix des politiques publiques
– et la mise en place d’un véritable fonds territorial d’équipement pour soutenir l’investissement du bloc communal. Il faut savoir que les collectivités sont les premiers donneurs d’ordres des entreprises en ce moment en matière de bâtiments et de travaux publics, enfin surtout des travaux publics.
Bien, alors je vous propose de l’adopter, ça ne va pas servir à grand-chose, mais …

François Jouanin : On peut faire un petit commentaire là-dessus ?
MLM : Oui, bien sûr,
François Jouanin : Alors en fait, cette AMF, c’est une association qui est apolitique, comme vous le dites, enfin, comme il est stipulé dans ce document, hein, c’est bien ça ?
MLM : Je ne dirais pas ça comme ça…
François Jouanin :  Il y a des maires de tous bords,
MLM :  Alors maintenant c’est apolitique, alors tout le monde s’embrasse sur la bouche, avant c’était un combat, y’avait, comment il s’appelle, l’ancien président qui était Pelissard, qui était le maire de Dijon, de Mâcon, ou dans cet endroit-là, en Bourgogne, (Jacques Pélissard, maire de Lons-le-Saulnier a été président de 2004 à 2014 NDLR) et son rival, c’était toujours Laignel, (Maire d’Issoudun,  il devient premier vice-président exécutif de l’AMF en 2012 NDLR) qui est un maire socialiste de je ne sais pas où, donc maintenant, ils se sont mis d’accord , c’est Wauquiez, non pas Wauquiez, comment il s’appelle, …
Céline Coletto : Ah si, Laurent Wauquiez, ah non, lui c’est un maire de montagne,
MLM : Non c’est…son père était ministre et lui a été ministre, c’est Barouin, c’est Barouin qui est président…et il a présenté…il y a eu que…
François Jouanin : Le maire de Troyes
MLM : … voilà, maire de Troyes, et quand on a voté, il n’y avait qu’une liste, Laignel était vice-président. Donc aujourd’hui, c’est effectivement apolitique parce que ils se sont répartis le truc. Mais c’est tous les maires et adjoints aux maires de France.

François Jouanin : Par contre, cette motion de soutien elle est très politique quand même…
MLM : Bien sûr,
François Jouanin : c’est ça qui est un peu le paradoxe là-dedans quoi.
MLM : Alors elle a été votée par exemple à la communauté de communes il y a quelques jours, effectivement les représentants qui soutiennent le Gouvernement, ont trouvé l’excuse pour s’abstenir.
François Jouanin : D’accord
MLM : Ce qui a valu dans le Dauphiné Libéré un rectificatif de Mme Gourichon, parce que… qui a dit pourquoi elle s’était abstenue
François Jouanin: D’accord

Olivier Hottegindre : Alors Monsieur le maire, je vais vous expliquer pourquoi je vais m’abstenir :
MLM : Oui,
Olivier Hottegindre : On retourne dans un point d’achoppement qui est régulier entre nous, j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire plusieurs fois, je pense différemment, notamment au niveau de nos finances, et je pense que nous vivons au-dessus de nos moyens. Quand je dis « nous », c’est notre collectivité ici à Saint-Gervais, je pense que nous vivons au-dessus de nos moyens et que parallèlement à ceci, nous ne pouvons pas ignorer les difficultés que rencontre l’État, bien ou mal géré. Et c’est la raison pour laquelle je m’abstiendrai.
MLM : D’accord. Et on ne peut pas les ignorer, ça fait quand même quelques années, que l’État a une gestion catastrophique, que nous on nous impose d’avoir un budget équilibré, on n’a pas le droit de voter un budget en déséquilibre hein, alors que l’État vote le déficit, son déficit.
François Jouanin : C’est vrai.
MLM : Donc voilà.
François Jouanin : C’est vrai. Ce qui est juste, on avait déjà abordé le sujet, c’est qu’effectivement, ces diminutions des dotations de l’État ne doivent pas influer sur la vie publique de tous les jours, c’est-à-dire, vous aviez cité La Poste, je me souviens il y a 2 ou 3 conseils, de services de ce type, par contre c’est vrai que si on prend, par exemple, les piscines dans le Pays du Mont Blanc, on voit que Sallanches se dote d’une piscine de 13 M€, que nous nous sommes dotés d’une piscine de 13 M€, que Megève a rénové la sienne, que Combloux a fait un lac, et là, on pense quand même que effectivement, on est peut-être un peu dans l’excès, on sait que ces piscines ne sont pas rentables, qu’un aqua-parc l’est,…
Céline Coletto : …Sauf que moi, j’ai aucune envie d’aller à la piscine à Sallanches, en fait…
François Jouanin : …Enfin, je vais vous dire une chose, je vais vous dire une chose, sincèrement, vous avez raison dans ce que vous dites, mais moi, je connais des Mégevands qui descendent à Saint-Gervais…
MLM: Et bien c’est bien,
François Jouanin : Mais je vais vous faire plaisir, je vais vous faire plaisir. Et moi par exemple, je joue au tennis l’hiver à Sallanches, et ça ne me gêne pas du tout de le faire, voilà, ça a un coût à l’heure actuelle, l’exploitation de notre piscine, c’est 840 000 € par an, les recettes 200 000 €. C’est énorme ! Il faut qu’on soit dans la raison aussi ! Quand Chamonix s’est vu supprimer son hôpital, les Chamoniards n’ont pas été heureux, la maternité de Chamonix, c’était 200 accouchements par an, Madame! 200 accouchements par an, il faut que vous ayez un gynéco de garde tous les jours, un anesthésiste de garde tous les jours, des sages-femmes de garde, ça n’était pas viable ! Vous comprenez ? Donc il faut aussi qu’on soit dans la raison. Et cette diminution de dotations, ça nous oblige…

Céline Coletto : …sauf que les touristes, ils ne sont pas à Sallanches, ils sont à Saint-Gervais, donc euh….
MLM : Voilà !
François Jouanin : Non non, mais attendez, attendez, je vais vous dire, si on pense « Pays du Mont Blanc » , tout le monde peut être bénéficiaire de ça. Les aqua-parcs, c’est quelque chose de rentable, théoriquement, une piscine de 13 M€, il faut 50 000 habitants pour que ce soit rentable. Il faut 50 000 habitants !
Céline Coletto : Oui, mais vous voulez qu’on fasse quoi à Sallanches ? Moi , et Sallanches n’a jamais vu une famille en vacances qui va descendre à Sallanches…
François Jouanin : Et bien c’est dommage, effectivement Sallanches, Sallanches…
Céline Coletto : Mais vous voulez qu’une famille en séjour, descende…
François Jouanin : Mais ça va plus loin, ça va plus loin, c’est vrai par exemple, vous avez été élu récemment au conseil départemental, je vous en félicite, …
Céline Coletto : …C’est moins certain !
François Jouanin : …Bon mais c’est vrai, je vous en félicite, à l’heure actuelle, ce que j’aimerais, on va bientôt voter pour les Régionales mais moi effectivement je suis contre le fait qu’il y ait un Conseil régional et des conseillers départementaux…et mettre des gens….
MLM : Donc il faudrait supprimer la Région ?
Céline Coletto : Alors là, bravo !
François Jouanin : Oui ! Mais oui ! D’accord, absolument …
MLM : Bien voilà, c’est ce que je disais…
François Jouanin : Enfin, il va falloir quand même que les gens puissent comprendre qu’il faut aller vers ça, si on ne veut pas se retrouver comme la Grèce bientôt ! C’est une évidence.
MLM: Je suis bien d’accord, …
François Jouanin : C’est une évidence,
MLM : …c’est scandaleux qu’on aille en plus effacer leur dette. Mais c’est pas grave, c’est votre argent …
François Jouanin : Ah non !
MLM : et ils ont raison, ils ont raison puisqu’ils vont avoir raison, et ils ont raison de pas payer. Et nous, on a vraiment tort de rester dans un système comme ça. Mais pour rebondir là-dessus, c’est pas nous qui vivons au-dessus de nos moyens, nous, notre budget il est maîtrisé, on n’a pas de problème, on a anticipé. C’est effectivement les autres collectivités qui vivent au-dessus de leurs moyens.
Si vous prenez, nous, quand on a fait la piscine, pourquoi on a fait la piscine ? Parce qu’elle était morte la piscine !
Et parce qu’aujourd’hui, aller dire à des touristes, vous venez, y’a pas de transports en commun ici, y’a pas de transports en commun ! Et vous allez à Sallanches, et quand vous louerez vos appartements et que les gens ils pourront pas aller à la piscine, et bien ils iront à Sallanches…louer ! Ils loueront plus ici. Donc la réalité de la mathématique en disant  faut tout partager, elle a une limite qui est la limite des bassins.
Par contre, je suis complètement d’accord que certains auraient pu participer. Moi je pense que, un équipement « Piscine Val d’Arly », un équipement Val Montjoie, un équipement dans la plaine, c’était intelligent. La commune des Contamines qui nous donne des leçons de morale tous les matins en ce moment, elle a payé combien la piscine ? Aujourd’hui on accepte gentiment que les enfants des écoles des Contamines aillent à la piscine, mais même si on leur fait payer le ticket, vous avez dit quel était le ratio, le déficit, et encore, on met pas l’investissement dedans hein ! On met que le fonctionnement hein, on est d’accord, 800 000 €, 800 000 € c’est le fonctionnement, 200 000 € c’est la recette de fonctionnement,
Céline Coletto : Ah ?  Tout de même …
MLM : donc c’est 600 000 € sans parler de d’amortissement de la construction…
Olivier Hottegindre : …L’amortissement de la dette, …relative au…
MLM : Oui, oui, c’est ça,  les intérêts, c’est ça, et bien Les Contamines, ils ont décidé de payer zéro, la patinoire, quand ils envoient leurs gamins à la patinoire, on a mis 3,7 M€ pour mettre au toit aux normes, aux normes le toit, et bien ils paient rien, donc j’ai écrit au maire des Contamines. Et je lui ai dit : Monsieur le maire, l’année prochaine, je ne pourrai plus vous assurer la gratuité, à la patinoire,
Céline Coletto : Ah, parce que ils ne paient rien ?
MLM : C’est gratuit !
Céline Coletto : Ah, c’est pas normal, parce que…
MLM : Y’a un moment, quand vous dites toujours du mal de la commune de Saint-Gervais, il faut aussi que les gens s’attendent à ce que… Bon, Ok, on dit du mal, mais les …mais la grandeur d’esprit que l’on avait, on l’aura peut-être d’une manière un tout petit peu différente. Et bien il a donc répondu qu’il allait investir aux Contamines, pour aller mettre une structure de refroidissement de la patinoire naturelle, c’est brillant hein ?

Daniel Dénéri: Décidément!

MLM: C’est brillant! On fait un nouvel équipement et on va dépenser…Et qu’il allait demander au conseil général, au conseil départemental, une subvention pour le faire.

Sur la piscine, et vous étiez dans le hockey à l’époque Monsieur Jouanin, il y avait un projet, j’étais vice-président du SIVOM avec Éric Fournier donc, c’est 2001-2008, on avait un gros projet qui était de faire un bassin olympique de 50 mètres, qui était financé en partie par la Fédération et par les fonds d’État, avec à côté une patinoire. Et là, il y avait un vrai sens pour faire une équipe de hockey du Mont Blanc, parce que il n’y avait plus le clocher Megève, Chamonix, Saint-Gervais, etc… Donc avec  Éric Fournier on a fait faire une étude, l’étude elle avait été faite par le CAUE ( CAUE 74 – Conseil d’Architecture d’Urbanisme et de l’Environnement. NDLR), que vous connaissez bien, l’étude, elle est pas allée plus loin que l’étude, parce que Monsieur Morand, maire de Sallanches, a dit : « Moi j’ai une piscine à Sallanches, et j’aurai une piscine à Sallanches ». Voilà.
Et donc, la réponse elle est là. Et aujourd’hui, …
François Jouanin : Je suis d’accord, mais justement, c’est là où on peut s’abstenir justement, et se dire, dans le fond, on est dans l’excès
MLM : Non mais bien sûr, mais ça n’a pas d’importance, on n’est pas dans …
François Jouanin : …On est dans l’excès
MLM : Y’a pas de souci là-dessus. Mais ce que je veux dire c’est qu’aujourd’hui, Passy, parce que si on reprend …
François Jouanin : Si on n’arrive pas à être raisonnables, l’État va nous le rendre
Céline Coletto : Ils ne sont pas raisonnables non plus, l’État !
MLM : …oui, mais, enfin, …
François Jouanin : Mais ils sont quand même actuellement… Moi je ne suis pas de gauche hein, mais je suis quand même obligé de reconnaître qu’ils prennent des mesures que pour l’instant, n’ont jamais été prises pour réduire les déficits publics, c’est une réalité.
Et je pense qu’il y a des gens de gauche, autour de la table, là,  qui seraient plus à même de le dire que moi!
MLM : Pour terminer sur ce sujet, et beaucoup plus récemment, Passy a mis plus d’ 1M€ dans la rénovation de ce qu’on appelle les piscines-tournesol, c’était les piscines un peu préfabriquées qui ont été faites, il y en avait une centaine en France, Sallanches a une piscine qui est fichue, même sans parler de Saint-Gervais, on va enlever ça du débat, de la piscine, du Palais des Sports de Megève et de Saint-Gervais, ils ont pas réussi à se mettre d’accord pour en faire une ensemble ! Voilà !
François Jouanin : Je suis bien d’accord
MLM : Eh bien, voilà, le problème, c’est…
François Jouanin : Seulement, ils ont un endettement monstrueux
MLM : Ben oui, mais là, ils ont une obligation d’avoir une piscine, c’est ce qui…
François Jouanin : Mais on a tous une obligation d’un endettement élevé dans le Pays du Mont Blanc
MLM : Monsieur Hottegindre, qui a investi à Sallanches et qui va donc  payer un peu plus d’impôts maintenant puisque c’est votre choix, mais vous allez payer effectivement une piscine de 13 M€, 14 M€, mais qui est obligatoire parce que dans une ville de 17 000 habitants, avec 1 lycée, 1 collège, 2 collèges, et bien si vous n’avez pas cet équipement sportif, vous pouvez…

Céline Coletto : …3 collèges !
MLM :…Oui, 3 collèges, bon, c’est  impossible d’imaginer qu’il n’y ait pas cet équipement sportif. Voilà, donc, c’est un peu le chat qui se mord la queue, et la dépense obligatoire, c’est vrai que..
François Jouanin : Cela étant, vous avez vu un reportage sur France 2 il n’y a pas longtemps, sur une ville de Lozère, de 5 000 habitants,…
MLM :……Oui, qui ferme la piscine…
François Jouanin : …qui ferme la piscine, la piscine est verte et la commune est sous tutelle, à cause de sa piscine : 9 M€ – 5 000 habitants.
Céline Coletto : Oui mais enfin bon, c’est pas actuel ici…
MLM : Oui mais nous, on n’a pas un budget de 5 000, on a un budget de 30 000
François Jouanin : Non non, mais je sais,
Yves Juillard : Je reviens sur l’histoire des Thermes : 70 % pour le bien-être, 30 % pour le médical
François Jouanin : Ah voilà, c’est ça, vous l’avez retrouvé (…dans le rapport d’activité des thermes, évoqué à la note de synthèse précédente. NDLR)
MLM : Mais il y a une évolution ?
Céline Coletto : C’était à la dernière page en fait,
Yves Juillard : Ça n’a pas trop évolué
Céline Coletto : Ah si, ils ont légèrement augmenté mais ça, entre l’année dernière et l’année d’avant
François Jouanin: Alors ça je ne sais pas, je l’ignore
MLM : Ok, bon, alors, s’abstiennent ? Tous les deux ?
François Jouanin : Je m’abstiens, et Laurent Duffoug aussi
MLM : Tous les trois donc.
MLM : Il y a une baisse ?
Céline Coletto : Il y a une baisse de 2,5 %, du chiffre d’affaires, hein
François Jouanin : Justement, je ne connais pas ces chiffres, et je vous avoue sincèrement que Monsieur Cofinet ne communique pas du tout avec nous là-dessus
Céline Coletto : Ben, c’est à votre disposition au secrétariat à la mairie
MLM : Bien, allez, la 134,…

 

 

Le 13 juillet 2015

Élan citoyen
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ANNEXE:

– Présentation de l’AMF: (Source:  sur son propre site Internet)
L’AMF, au service des maires et des présidents de communautés
Une force de proposition et de représentation

Créée en 1907, reconnue d’utilité publique dès 1933, l’AMF est aux côtés des maires et des présidents d’intercommunalité, dans le respect des valeurs et des principes qui ont prévalu depuis sa création : défense des libertés locales, appui concret et permanent aux élus dans la gestion au quotidien, partenariat loyal mais exigeant avec l’État pour toujours mieux préserver les intérêts des collectivités et de leurs groupements.
34 486 maires et 1 481 présidents d’EPCI en sont aujourd’hui adhérents.
Une forte légitimité

L’histoire de l’AMF est celle de la défense des libertés locales. L’association veille sans relâche à ce que la décentralisation garantisse aux communes une réelle autonomie de gestion des affaires locales et s’implique avec force pour que les maires disposent de moyens juridiques et financiers suffisants pour assurer leurs missions. Du fait de la diversité de ses représentants et de la qualité de ses services, l’AMF est reconnue comme une force de proposition, en capacité réelle d’entretenir un dialogue permanent avec les pouvoirs publics.
Force de proposition et de représentation, l’AMF intervient comme interlocuteur privilégié des pouvoirs publics, très en amont des projets, partout où se jouent l’avenir des communes, de leurs groupements et les conditions de leur développement.
Dans le cadre de leur activité de conseil et d’aide à la décision, les services de l’AMF exercent un suivi continu de l’actualité législative et réglementaire des collectivités. Ils conduisent un travail d’expertise approfondie qui permet de délivrer des conseils personnalisés aux maires et aux présidents de communautés.

 

Histoire de chiffres ou comment passer de 1 224 000€ à 46 000€ ?

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L’information des citoyens et la transparence sur la situation financière de la commune sont des objectifs prioritaires poursuivis par l’équipe Élan Citoyen.

La majorité municipale n’a pas manqué de dire, à plusieurs reprises , que notre équipe ne comprenait pas les finances publiques et qu’elle désinformait en la matière.

Il semble que la compréhension des finances publiques ne soit pas si aisée finalement, même pour des élus expérimentés….

Cet article du Dauphiné Libéré du dimanche 5 juillet 2015 traite d’une question financière qui concernela Communauté de Communes du Pays du Mont-Blanc. Cet article suscite inévitablement la surprise, puis des questionnements et interrogations : Monsieur le Maire de Saint-Gervais annonce un excédent de trésorerie de 1 224 000 €, alors que l’excédent réel de la Communauté de Communes Pays du Mont-Blanc est finalement de 46 000 € (chiffre validé par le percepteur). Il semble que le Maire de Saint-Gervais n’ait pas pris en compte dans ses calculs un certain nombre de dépenses, dont les 799 000 € destinés au financement du plan pluriannuel d’investissements qui concerne notamment la rénovation du centre sportif du Fayet.

La vigilance sur les questions financières dont fait preuve Élan Citoyen n’est au final ni superflue, ni farfelue, car nous craignons ce type d’interprétation erronée à l’intérieur même de nos finances saint-gervolaines…

Que le contribuable saint-gervolain soit assuré de notre vigilance durable.

Saint-Gervais, le 9 juillet 2015

Élan Citoyen de Saint-Gervais