Des paroles et des actes

Pollution

POLLUTION DE L’AIR ET PARTICULES FINES:

Nous attendons un signal fort de la part de nos représentants politiques élus

Habitants de cette vallée, nous sommes confrontés depuis plusieurs années à un véritable fléau. Nous subissons depuis l’automne quantité d’épisodes de pollution.
De nombreux habitants, surtout parmi les enfants et les personnes âgées ont réagi par des crises d’asthme et autres graves problèmes respiratoires.
Nos activités humaines  produisent dégagements toxiques et particules fines. Ces particules peuvent s’étendre sur des centaines de kilomètres et atteindre une épaisseur de 100 à 3000 mètres.

Aucune commune du secteur n’est épargnée, pas plus celles situées « en altitude » que celles de la vallée de Passy, Sallanches, ou plus en aval vers Cluses ou Bonneville.

Nos représentants politiques, ceux-là mêmes qui pourraient prendre des mesures, semblent ignorer la gravité de cette urgence sanitaire.


Les causes sont multiples et il serait vain d’en désigner une seule responsable:

Les transports routiers (les habitants permanents et les déplacements pendulaires, les transports de poids-lourds en transit au tunnel, les transports en commun, les véhicules des touristes), le chauffage résidentiel (fuel et bois), l’incinérateur de Chedde, celui de Marignier, l’usine de Chedde, les nombreux sites industriels tout au long de la vallée de l’Arve, le trafic aérien, les phénomènes météorologiques, etc…

Il serait également vain de cibler l’activité industrielle et artisanale, ou l’activité touristique et de diffuser des messages de vindicte et de division. Notre région vit du tourisme, par des emplois directs ou indirects, la problématique est complexe. Il serait populiste, polémique, improductif de nous monter les uns contre les autres.

A plus grande échelle, l’un des problèmes principaux ne reste-t-il pas  la surpopulation, conséquence de l’attractivité des lieux? Il faudrait envisager la limitation des constructions et implantation de bâtiments de forte taille, et réfléchir comment faire cohabiter 1 million d’habitants résidents et non résidents dans des vallées fermées. Un véritable schéma de développement urbanistique sur l’ensemble du secteur semble incontournable.

Il est possible d’appréhender les enjeux économiques, touristiques et ceux de la pollution en même temps, pour que cette vallée redevienne ce qu’elle a été, pour le bien-être de ceux qui y vivent et pour celui de ceux qui y viennent pour leurs vacances. Des solutions existent, pour concilier vie locale et tourisme. Vous êtes très nombreux, notamment parmi les jeunes, particulièrement les jeunes parents, à prendre conscience du problème et vouloir agir.

Nous devons tous ensemble modifier nos modes de vie, réfléchir et appliquer des mesures.Toutes les initiatives sont bonnes à prendre, et elles sont nombreuses!

L’information doit être la priorité,  la responsabilisation de la population est plus efficace que la répression en la matière. Le respect de l’environnement, pour avoir une chance d’exister et de durer, doit devenir une culture et non une contrainte.

 

Actuellement, les propositions sont le fait de citoyens « ordinaires » de la société civile et d’associations qui se mobilisent pour qu’une réflexion et des mesures soient enfin organisées et soutenues par nos représentants politiques, dans une démarche participative: Nous connaissons les causes et nous connaissons les solutions à appliquer. Ayons l’intelligence et l’humilité d’apporter des réponses multiples, même modestes:

– diffusion des indices de la qualité de l’air et affichage des mesures à prendre en cas de pic de pollution,
– contrôle des entreprises quant à leurs rejets dans l’atmosphère, aides à la mise en place de filtres, mesures de soutien si la décision de fermer les sites lors de pics de pollution était prise,
– interdiction du trafic de transit international sous le tunnel en cas de pic de pollution,
– diffusion de conseils pour réduire et trier les déchets, fermeture des incinérateurs en cas de pics de pollution, traitement des déchets verts sur place par la mise à disposition d’aires de compostage,
– écobuage et brûlage de déchets verts sont interdits, il faudrait renforcer l’information aux particuliers et aux entreprises de BTP qui brûlent encore les déchets,
– diffusion de conseils pour une conduite automobile plus économe, encourager le covoiturage, couper les moteurs à l’arrêt, faire respecter la limitation à 110 sur l’autoroute,
– diffusion de conseils pour un chauffage moins polluant, mesures incitatives fortes pour remplacer les appareils de chauffage non performants, dont les foyers ouverts, les vieux poêles à bois et les vieilles chaudières à fuel, aides pour financer l’isolation des bâtiments, achats groupés de poêles performants, encouragements à développer toutes les installations d’énergie renouvelable, solaire, hydraulique, éolien, biogaz,etc…
– réflexion et véritable mise en œuvre de transports en commun attractifs et répondant aux besoins des usagers, développement des sentiers piétons et pistes cyclables, développement des ramassages scolaires « pedibus », construire une deuxième voie ferroviaire pour enfin développer ce transport collectif (actuellement, le cadencement des trains est limité par l’existence d’une seule voie depuis La Roche sur Foron).
– information claire, encourageant les touristes à respecter les mesures mises en place,

– interdiction de feux d’artifices, spectacles pyrotechniques, manifestations de sports mécaniques en cas de pic de pollution,

…liste non exhaustive…

Nous avons besoin pour cela d’actions de communication auprès de la population, dans une démarche pédagogique,  et de prises de décisions qui ne peuvent se faire qu’avec l’impulsion et les mesures budgétaires décidées par nos représentants politiques, d’une véritable réflexion sur les schémas de cohérence territoriale, au-delà des querelles de clochers.

Un Code de la Santé Publique existe et n’est pas appliqué.

Un Plan de protection de l’atmosphère (PPA) existe et n’est pas appliqué.

Nos élus sont responsables de l’application de ces lois et décrets. Ils ne relaient pas les informations, ne mettent pas en place les mesures, ni ne sanctionnent en cas de délit.
Pour les lecteurs intéressés par le sujet, rappelons que notre association Élan Citoyen n’a ni les moyens, ni la vocation  de concentrer ses forces sur ce sujet unique, mais nous relayons le message de plusieurs associations locales qui militent depuis de nombreuses années sur le sujet  (Environn’MontBlanc, ARSMB, etc…) et le site des sentinelles de la vallée qui publie quotidiennement des informations scientifiques pertinentes. Nous vous invitons à vous rapprocher d’elles.

L’avenir de nos enfants est en jeu.

 

Saint-Gervais le 21 décembre 2015
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Annexe :  Code de la santé publique – Article L1435-1

Modifié par LOI n°2014-173 du 21 février 2014 – art. 21
Le directeur général de l’agence régionale de santé informe sans délai le représentant de l’État territorialement compétent ainsi que les élus territoriaux concernés de tout événement sanitaire présentant un risque pour la santé de la population ou susceptible de présenter un risque de trouble à l’ordre public.
Pour l’exercice de ses compétences dans les domaines sanitaire et de la salubrité et de l’hygiène publiques, le représentant de L’État territorialement compétent dispose à tout moment des moyens de l’agence.
Les services de l’agence et les services de l’État mettent en œuvre les actions coordonnées nécessaires à la réduction des facteurs, notamment environnementaux et sociaux, d’atteinte à la santé.
Ces actions font également appel aux services communaux d’hygiène et de santé, dans le respect de l’article L. 1422-1.
Les services de l’agence sont placés pour emploi sous l’autorité du représentant de l’État territorialement compétent lorsqu’un événement porteur d’un risque sanitaire peut constituer un trouble à l’ordre public.
L’agence participe, sous l’autorité du représentant de L’État territorialement compétent, à l’élaboration et à la mise en œuvre du volet sanitaire des plans de secours et de défense.
L’agence contribue à la réalisation des objectifs de la politique de la ville définis à l’article 1er de la loi n° 2014-173 du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine. A ce titre, elle est associée à l’élaboration, à la mise en œuvre et à l’évaluation des contrats de ville prévus à l’article 6 de la même loi et en est signataire.
Elle fournit aux autorités compétentes les avis sanitaires nécessaires à l’élaboration des plans et programmes ou de toute décision impliquant une évaluation des effets sur la santé humaine.
Pour les matières relevant de ses attributions au titre du présent code, le représentant de L’État dans le département peut déléguer sa signature au directeur général de l’agence régionale de santé et, en cas d’absence ou d’empêchement, à des agents placés sous son autorité.
Un décret en Conseil D’État détermine les modalités d’application du présent article.

Liens relatifs à cet article
Cite:
Loi n° 2003-710 du 1 août 2003
LOI n° 2014-173 du 21 février 2014 – art. 1
Code de la santé publique – art. L1422-1

Cité par:
Décret n°2004-374 du 29 avril 2004 – art. 13 (V)
Décret n°2004-374 du 29 avril 2004 – art. 33 (V)
Décret n°2004-374 du 29 avril 2004 – art. 76 (V)
Code de la santé publique – art. L1333-3 (V)
Code de la santé publique – art. L1431-2 (V)
Code de la santé publique – art. L1434-5 (V)
Code de la santé publique – art. L1441-5 (V)
Code de la santé publique – art. L1441-6 (V)
Code de la santé publique – art. L3134-2 (V)
Code de la santé publique – art. R1333-109 (V)
Code de la santé publique – art. R1435-1 (V)
Code de la santé publique – art. R1435-2 (V)

Des consultations « gens du pays » ? Je vous réponds, Monsieur le maire

Francois_quitte_le_conseil

Lors du récent conseil municipal, le 9 décembre 2015, j’ai préféré ne pas poursuivre les débats engagés entre l’actuelle municipalité et les élus d’Élan Citoyen. Il me parait légitime, au moins envers nos soutiens et adhérents à notre association, d’expliquer pourquoi, j’ai préféré « fuir » ce débat, pourtant d’importance, qui concernait le budget prévisionnel 2016. Je rappelle que c’est après un exposé effectué avec toujours autant de qualité et de clarté par notre adjointe aux finances, que l’opposition, représentée par Olivier Hottegindre, signalait une fois de plus, avec une bien belle éloquence, notre inquiétude face à l’ampleur de la dette. La prise de parole de Monsieur le Maire fut alors assez vive, et outre le reproche habituel d’alimenter des peurs au sein de notre village, il nous fut également reproché de ne pas assister aux commissions.

 

Il semble nécessaire de s’expliquer sur ces deux premiers points.

 

 

En premier lieu, nous sommes les représentants de l’opposition, parfaitement dans notre rôle lorsque nous cherchons à informer nos concitoyens. La dette est à ce jour à un niveau jamais atteint sur notre commune, c’est une réalité, nous n’en sommes en rien responsables. Nous sommes conscients que celle-ci finance des infrastructures multiples de qualité, nécessaire à notre vie communale, et d’autres que nous contestons, c’est notre droit! La démocratie, ça n’est rien d’autre!

Ensuite, dès le début de notre mandat, nous avions affirmé notre volonté de ne pas participer aux commissions. C’est peut-être un tort pour un certain nombre d’entre elles, nombreuses sont celles au contraire (les plus importantes) où notre présence n’a strictement aucune utilité. Nos avis n’auraient aucune écoute et seraient même rejetés car n’étant pas issus de la réflexion de la majorité et surtout de Monsieur le Maire. Qui connait le fonctionnement affectif et cérébral de notre édile mieux que moi? Personne…surtout pas les élus qui l’entourent actuellement, j’en ai la certitude. Plus encore, notre présence à quelques commissions a tendance à plomber l’ambiance de cette équipe unie autour d’un seul homme, quels que soient ses excès et parfois dérapages. Le Maire n’a pas son pareil pour susciter de l’empathie et se poser en victime lorsqu’il a face à lui des opposants, c’est ainsi qu’il fédère autour de lui des aficionados protecteurs de sa personne. Je le sais d’autant plus que j’ai fait partie intégrante de ce microcosme leurré. Je l’ai soutenu à une époque où personne (ou presque) ne lui apportait son aide et  j’estimais alors, comme parfaitement injuste, cette absence de reconnaissance de ses qualités (car il en a). Je vous parle d’un temps où nombre de ses conseillers actuels et autres soutiens ne lui auraient apporté le moindre crédit ou suffrage.

Pour autant, Élan Citoyen se contente-t-il uniquement de siéger au conseil? Assurément, non! Nous préparons longuement les conseils entre nous, nous adoptons une position commune sur certaines délibérations, nous discutons et votons différemment lorsque d’autres nous divisent, nous prenons un avis auprès des adhérents de notre association. C’est un travail courageux que nous effectuons afin d’être en connaissance de l’ensemble des dossiers.

Une preuve récente de ce que j’avance, pourrait être présentée ici par le fait qu’aucun conseiller de la majorité n’est intervenu au Fayet, lorsque Monsieur le Maire nous a annoncé que, finalement, l’enneigement de culture de la piste de retour avait un coût de 1 200 000 €. Élan Citoyen était allé rechercher, en amont de ce conseil, la délibération votée en 2014. Manifestement aucun conseiller de la majorité ne l’avait fait, nous avons fait apparaitre un surcoût de 200 000 €, ce qui semble-t-il, a étonné Monsieur le Maire lui-même. Un comble!

Nous pourrions apporter bien d’autres exemples qui montrent qu’une opposition est nécessaire au sein de notre village.

J’en arrive enfin à ce qui a provoqué mon départ. Alors que Monsieur le Maire semblait mélanger les sujets dans un ton de plus en plus vindicatif, il abordait subitement le thème des forfaits « gens du pays » pour nos remontées mécaniques. C’est évidemment un des éléments de notre vie municipale que nous pouvons revendiquer comme étant nôtre, puisque c’est Laurent Duffoug, dès 2014, qui est à l’origine du débat et par voie de conséquence de l’obtention de ces forfaits pour l’année 2016.

Subitement, il m’arrivait en pleine figure, à moi, comme à mes collègues de l’opposition: «et vous, vous ne pouvez pas faire des tarifs « gens du pays » pour vos consultations? » Je vous avoue qu’en plein débat budgétaire, je ne pouvais m’attendre à cela. J’ai trouvé cette question irréelle. À ce stade, il faut que je vous dise que la vie d’un médecin et chirurgien est parfois difficile, lourde de responsabilité et de stress, et qu’en médecine comme ailleurs, il peut y avoir une loi des séries. Dans les jours qui ont précédé, sans dévoiler de secrets médicaux, j’ai été confronté au pire que mon métier peut produire pour un médecin, tant dans ma garde de vendredi soir que dans mon activité de consultation et de chirurgie réglée. J’ai dû travailler de jour comme de nuit, et je n’avais, le soir du conseil, qu’une douzaine d’heures de sommeil en quatre jours.

A  la réflexion, qu’avez-vous bien voulu dire aux élus de l’opposition? Que nous sommes des nantis? Alors je vous le dis Monsieur le Maire, puisque vous m’avez fait découvrir lors d’un conseil que je faisais toujours partie de la société Contamines Immobilier (ce que j’ignorais) et puisque j’ai reçu cette année, par un heureux hasard, les comptes de votre société alors que je ne les avais pas eu depuis 20 ans, vos revenus sont bien supérieurs aux miens.

Peut-être étiez-vous sérieux dans l’objet de votre question? Alors je la trouve bien injuste. Car, OUI! Dans mon activité professionnelle, je m’en excuse auprès des patients des autres communes, j’ai toujours pratiqué une certaine préférence saint-gervolaine. Comment peut-il en être autrement? Je côtoie au quotidien les habitants de notre village. Beaucoup sont des amis d’enfance ainsi que des familles amies de mes très chers parents, j’ai toujours essayé de répondre le plus rapidement possible aux doléances, je suis un médecin en honoraires libres mais je n’ai jamais fait de dépassements sur la chirurgie que j’ai pratiquée sur mes concitoyens, j’ai toujours essayé d’être à l’écoute, rassurant quand je le pouvais, accompagnant la souffrance quand la maladie s’avérait malheureusement victorieuse.

Quant à toi Jean-Marc, dans les yeux, serais tu capable d’affirmer que tu n’as pas profité de mes compétences ou de celles de mon épouse, même à notre domicile? N’ai-je pas été aussi à l’écoute de ta maman? Qui es-tu venu voir le soir de la sépulture de ta mère alors que la tristesse t’envahissait et que tu avais besoin de la parole d’un médecin et d’une infirmière…Mme Dayve ou Mme Coletto? Si ta maman était venue te parler le soir de ce conseil du 9 décembre, je ne suis pas certain qu’elle ne t’ait pas fortement tancé et qu’elle ne t’ait pas précisé que, OUI, il y a plus d’un Saint-gervolain, dont tu fais grandement partie, qui a bénéficié de consultations  « gens du pays ».

Mais à vrai dire, ce ne sont pas ces pensées qui m’ont envahi après cette question.

Non, la vérité est que j’ai considéré que votre question n’était rien d’autre que débile, Monsieur le Maire. Par conséquent, puisque j’étais effectivement très fatigué et que je savais qu’à sept heures du matin, je serais au chevet d’un de mes patients hospitalisés avant d’entamer une consultation d’au moins 20 patients, il était plus raisonnable de quitter cette assemblée et de ne plus écouter les élucubrations d’un « ami ».

Non, il faut que je sois sincère jusqu’au bout. Au moment précis où je me suis levé de ma chaise, cela n’est pas le mot « ami « qui était dans mes pensées mais ça commençait quand même par un A et ça se terminait bien par I.

Le 13 décembre 2015

François Jouanin

Au Théâtre ce soir

theatreÀ l’occasion de la réunion du Conseil Municipal du 09/12/2015, le spectacle auquel il nous a été donné d’assister (nous, les groupies d’ Élan Citoyen car c’est ainsi que Monsieur le Maire nous a qualifiés), et à quelques autres personnes présentes ce soir là, incitait d’avantage à se faire rembourser son billet tant la représentation était mauvaise. Fort heureusement celle-ci était gratuite.


Il y avait déjà quelque temps que nous n’avions pas entendu Monsieur le Maire apostropher d’une manière aussi vindicative les 3 élus de l’opposition, parce que l’un de ceux-ci émettait au nom d’Élan Citoyen des questionnements sur la pertinence de certains financements et l’endettement de la commune et voulait par là expliquer d’une manière claire pourquoi il ne voterait pas le budget primitif.

Certains ont déjà pu s’en rendre compte, à Saint-Gervais il ne fait pas bon ne pas être en accord avec Monsieur le Maire sur certains aspects de sa gestion des affaires municipales. Le ton montant et la polémique enflant, Monsieur le Maire ayant ciblé les élus de l’opposition d’une manière que l’on peut qualifier de « limite » pour reprendre un terme qui lui est cher, sur des sujets n’ayant absolument rien à voir avec le débat en cours, puisqu’orientés sur les situations personnelles et professionnelles des élus de l’opposition  – un de ceux-ci préférant quitter la réunion – et sous couvert de clore la polémique, refuse comme le lui permet sa fonction de donner la parole à cet élu qui souhaitait finir de s’expliquer ! C’est comme voir un pompier pyromane s’interposer pour éteindre le feu qu’il a lui même allumé.

Au cours de cette séance pour le moins tumultueuse, Monsieur le Maire nous a fait part de son projet et de celui de sa majorité de développer le TMB sur le parcours allant du Fayet à la gare de Saint-Gervais et de faciliter ainsi le trajet des usagers espérés. Là aussi il ne fait pas bon tenter d’argumenter que d’autres solutions pourraient aussi être envisagées . À cet élu, qui encore une fois lui explique qu’il votera non et pourquoi, Monsieur le Maire n’hésite pas un instant à exposer publiquement son interprétation du refus de voter de cet élu, dans le sens où lui-même l’aurait souhaité: «  Si vous votez non, c’est que vous n’aimez pas le TMB ! » Plus simpliste comme raisonnement, qui dit mieux ? Et rebelote, voilà qu’il refuse à nouveau la parole à cet élu qui encore une fois ne pourra pas aller au bout de son argumentation.

On entend beaucoup le mot démocratie dans la bouche de notre édile, mais en réalité il a une conception bien singulière de celle-ci et qui n’appartient qu’à lui.

Le 10 décembre 2015

Les groupies d’Élan Citoyen

Hors-sujet dans le débat budgétaire

budget_pictoTranscription de l’enregistrement du Conseil Municipal du 9 décembre 2015

Débats qui ont suivi l’exposé de l’examen et adoption du Budget Primitif 2016

20 H 06

N° 235 Examen et adoption du Budget Primitif 2016 : Budget Principal
Rapporteur : Marie-Christine Favre
[…]
20H24 : Fin de l’exposé du rapporteur sur la présentation du Budget primitif 2016.

Voilà, globalement, ce que l’on peut dire sur le budget 2016. Je suppose qu’il y a des questions ? Est-ce que toutes les questions ont été posées en commissions ?


O. Hottegindre : Ça devient habituel, merci Marie-Christine.
J’ai un certain nombre de remarques à faire, je vais m’exprimer lentement pour qu’on ait une chance que je puisse bien me faire comprendre, et également que mes propos soient le plus fidèlement repris dans le procès-verbal de ce conseil municipal.

J’ai mentionné 5 remarques :
La première, elle est d’ordre général sur votre tableau synthétique, elle est tout simplement la confirmation de nos craintes, à Élan Citoyen : Une dette, qui va frôler les 30 M€ dans 3 semaines. Et nous insistons, nous l’avons déjà dit, niveau jamais atteint dans l’histoire de notre collectivité.
Pour une seconde remarque, toujours sur une lecture globale, nous constatons que notre collectivité n’est plus capable aujourd’hui d’envisager seule des investissements sérieux. Nous sommes directement dépendants des subventions dont vous venez de parler, Marie-Christine, que l’on glane, ici ou là, avec un certain talent.
3ème point, pour atteindre l’objectif de désendettement aujourd’hui obligatoire, proposé par Monsieur le Maire, soit un encours de dette en fin de son mandat de l’ordre de 22 M€, si j’ai bien entendu ce que vous aviez dit lors d’une précédente réunion, il nous faudra donc dégonfler notre dette de l’ordre de 1.5 M€ par an dès 2016. C’est un ordre de grandeur.
4ème remarque : Un peu plus en détail, nous bénéficions encore pour ce budget prévisionnel 2016, et vous en avez parlé en le détaillant tout à l’heure, Marie-Christine, d’un fond de compensation de la TVA qui n’est pas négligeable, et que nous devons directement aux forts investissements des années passées.
Monsieur le Maire : De l’année passée !
O. Hottegindre : De l’année passée, Monsieur le Maire, merci.
M.C.Favre : n-1
O. Hottegindre : Mais, la lecture rapide de ce fond de compensation de la TVA pourrait être un leurre, avec votre remarque, Monsieur le Maire, puisqu’il y a un décalage d’un an,  et de n-1 à n, et qu’il faut bien évidemment savoir que ce fonds-là va forcément se volatiliser dans  les années à venir, puisque faute d’investissements sérieux.
Et puis j’avais une 5ème remarque qui est en fait une demande de détails, toujours sur votre tableau synthétique, et toujours dans le cadre, vous savez, je vous en parle régulièrement, de notre surveillance de nos dépenses et de nos recettes de fonctionnement, et vous savez comme nous craignons la hausse des premières et la baisse des secondes. Vous avez dit tout à l’heure que nous aurions des précisions en avril sur les reports, que ce soit d’ailleurs dans les recettes de fonctionnement  ou dans les recettes d’investissement, sur les reports à nouveau de l’année en cours. Malgré tout, avez-vous des détails sur les montants exacts de ces deux sommes ?

M.C.Favre : Non. Alors, je réponds tout de suite à cette question parce que c’est la même question que vous avez posée au mois de novembre. Le compte administratif, on le vote, on ne l’a pas pour la simple et bonne raison que aujourd’hui, l’année n’est pas finie et vous savez qu’en finances publiques, pour les collectivités, on a ce qu’on appelle la journée complémentaire, qui n’est pas une journée complémentaire, qui est le mois complémentaire. C’est-à-dire qu’on a jusqu’à fin janvier pour enregistrer tout ce qui est dépenses et recettes. Donc aujourd’hui, si on faisait un état de nos dépenses, on est bien en-dessous. Je vais vous donner un exemple très simple des dépenses qu’on a prévues: par exemple, on n’a pas encore payé nos factures d’eau. Donc c’est pour ça qu’aujourd’hui, on n’a aucune notion, ce serait un leurre et je ne m’aventurerais pas sur ce terrain glissant. Donc on attendra tout simplement fin janvier quand les chiffres seront arrêtés et d’autant plus que ce ne sera pas uniquement les comptes de la collectivité, mais ce sera aussi les comptes du receveur. Vous savez qu’on a une double comptabilité, et il faut que nos comptes soient validés par notre receveur. Donc aujourd’hui vous annoncer un résultat ? Non. Je ne m’y aventure pas. J’attendrai fin janvier. Fin janvier ? Et encore, ce ne sera pas prêt fin janvier ! Parce que fin janvier, nous, on aura les visions. Il faudra que nous, nos chiffres, soient validés par le receveur. Donc il faudra attendre encore un petit peu, Olivier ! Fin avril.
Monsieur le Maire : Merci !

Gabriel Grandjacques : S’il te plaît, une réaction à chaud. Je ne comprends pas ton argumentation qui considère qu’obtenir 2M€ de subventions est pratiquement une preuve de mauvaise gestion. Surtout quand on sait la difficulté qu’on a eue quand-même pour avoir cette subvention d’Alcotra pour le dossier de l’église qui permette,… il y avait un petit créneau, et ça n’a pas été facile, et je crois que le maire s’est battu fortement pour l’avoir et je crois que c’est un symbole de bonne gestion, au contraire. Enfin, tu  l’avais assigné dans […inaudible…]
Alors tu m’excuseras de ne pas partager cette analyse.

O. Hottegindre : Alors, j’ai bien entendu, Gaby, je pense que tu as mal compris mes propos. Je n’ai jamais parlé de mauvaise gestion en ce qui concerne la somme très importante affectée aux subventions. J’ai simplement dit que c’était une fragilité. J’ai même parlé d’un certain brio pour les obtenir ! Je l’ai dit tout à l’heure, un certain brio ! Je dis simplement que c’est une fragilité. Ce que je dis aujourd’hui, c’est que nous ne sommes pas maîtres des subventions. Et même avec le talent de Monsieur le maire, reconnu, pour l’obtention des subventions, ce que je dis, c’est que n’en étant pas maître, nous ne savons absolument pas si nous pourrons continuer à les avoir. Monsieur le maire nous parle souvent des difficultés de l’État, ces difficultés se répercutent forcément sur les Régions, sur les Départements, nous ne savons pas si nous pourrons continuer à obtenir ces subventions-là.
Gabriel Grandjacques : Sauf que la subvention pour la réfection de l’église,  elle est bien pour l’ensemble du dossier.
O. Hottegindre : elle est bien pour l’ensemble du dossier.

Monsieur le Maire : Ce qui est dommage quand même, c’est que ceux qui nous ont précédés n’aient pas fait grand-chose, à part sur-endetter la commune, que nous avons mis 7 ans à désendetter, contrairement à ce qui a été dit, le niveau d’endettement en 2001 nous mettait au bord de la tutelle. Aujourd’hui, on a au contraire des félicitations des partenaires financiers et j’espère que vous remettrez pas en cause leurs compétences. Que d’aller faire du catastrophisme, merci Monsieur Hottegindre, dans notre pays aujourd’hui, y’a plus que des gens qui font du catastrophisme, y’a plus que des gens qui véhiculent des rumeurs, y’a plus que des gens qui donnent des mauvaises nouvelles, y’a jamais de gens qui sont positifs. Alors j’aimerais bien qu’une fois, vous soyez positifs ! Vous êtes dans l’opposition, d’accord. Quand je vois la manière dont les finances ont été menées auparavant, j’ai pas beaucoup de leçons à recevoir et mon équipe municipale non plus.
Sur l’endettement, bien évidemment qu’il est maîtrisé. Vous pensez quand même pas que des banques vont aller prêter à une collectivité si elles ne savent pas qu’ils le rembourseront. Allez voir les collectivités qui ont pris des emprunts toxiques suisses. Allez voir aux Contamines ! Allez voir à Megève ! Allez voir ailleurs dans quel état sont leurs finances !
Donc la mathématique des chiffres, elle existe ! Que vous soyez dans la majorité ou que vous soyez dans l’opposition, elle existe, point.
On investit, à Saint-Gervais, plus de 4 M€ par an en ce moment, on a investi 30M€ cash pendant qu’on dégonflait de 50% l’endettement dont on a hérité en 2001, je pense qu’il faut arrêter les procès d’intention. Moi, ce que j’attends d’une opposition, c’est pas des positions bêtes, bêtes pour dire « Ah, on conteste vos chiffres », je sais bien tout ce que vous contestez, de toutes façons, il y a que… vous faites que ça, que contester. On ne vous a pas vus une fois dans une commission des finances. Vous faites de la politique-spectacle, c’est bien, vous avez quelques groupies, de moins en moins nombreux, mais vous avez quelques groupies, c’est bien, vous avez raison.
Monsieur Hottegindre, je pense que votre famille n’a pas à nous donner des leçons de gestion. Ensuite, j’entends plein de choses : « Oui, les gens du pays, les grosses sociétés, les grosses sociétés françaises hein, la Compagnie du Mont-Blanc, vous critiquez tout ce qui est critiquable, vous critiquez même nos entreprises en France qui rapportent de l’argent. Vous critiquez même la politique que nous, nous faisons pour les gens du pays. Donc il y a un moment, faut quand même que vous essayiez de nous faire comprendre ce que voulez.
Moi, je vais vous faire un pari.
Dans votre trio, y’a un médecin, un chef d’entreprise qui investit en ce moment à Sallanches dans un hôtel, un agent immobilier de Saint-Gervais. Moi, on me donne des leçons sur les gens du pays, oui, machin…, tout ça…, faut…,  les entreprises…, les grosses entreprises. Nous, cette année, on a réussi à convaincre toutes les remontées mécaniques, et pas que les remontées mécaniques de Saint-Gervais, d’avoir justement des tarifs préférentiels pour les gens du pays.

(S’adressant à François Jouanin) Vous faites combien aux gens du pays sur les consultations ?

(S’adressant à Olivier Hottegindre) Vous faites combien aux gens du pays sur votre résidence de tourisme à Sallanches ?
(S’adressant à Laurent Duffoug) Vous faites combien d’honoraires de rabais aux gens du pays sur ….
Laurent Duffoug : Vous faites un procès d’intention sur les gens du pays. Vous ne faites rien aux gens du pays chez vous. Là, je crois qu’on déborde du sujet et …
Monsieur le Maire : On ne déborde pas du tout !  Non, pas du tout !
Laurent Duffoug : Ah bien carrément !
Monsieur le Maire : Non, pas du tout !
Laurent Duffoug : Vous êtes en train de faire un procès d’intention
Monsieur le Maire : Non, pas du tout !

(Monsieur Jouanin lève la main pour tenter de demander la parole, puis se lève et quitte la séance à 20H35. NDLR)

Laurent Duffoug : Je ne vois pas comment un médecin peut faire des tarifs à des gens du pays !
Monsieur le Maire : Bien sûr que si, on peut ! Tout le monde peut faire !
Laurent Duffoug : Comme la politique spectacle, comme vous venez de le dire, sur le procès personnel et attaquer personnellement des gens, je ne pense pas que ça fasse beaucoup avancer le débat !
Monsieur le Maire : Je n’attaquais pas !
Laurent Duffoug : Vous n’attaquez pas quand vous parlez à Monsieur Jouanin ?
Monsieur le Maire : Ben oui ! Qu’il peut faire des tarifs gens du pays, il faut pas aller écrire simplement qu’on fait des tarifs gens du pays …
Laurent Duffoug : Alors, pour parler de procès d’intention, je vous pose une question :
Monsieur le Maire :…pour les remontées mécaniques
Laurent Duffoug : Qui a la responsabilité de la dette dont vous parlez, de l’époque, qui a été faite…
Monsieur le Maire : …qui a la responsabilité de la dette ?
Laurent Duffoug : qui a été faite…
O. Hottegindre : Vous, Monsieur le maire.
Monsieur le Maire : Ah oui ? Bien sûr ! C’est toujours le maire, puisque c’est le maire qui…
O. Hottegindre : Je suis capable de le prouver ! Vous, Monsieur le maire !
Monsieur le Maire : Bien sûr, bien sûr ! C’est mon adjointe qui traite le problème des fonds, alors vous voyez avec elle.
Laurent Duffoug : Non, non, là vous parliez de la dette sur l’ancienne équipe, qui a eu à l’assumer  et qui démarrait sur un procès qui avait été  annulé sous l’équipe Burnier.
Monsieur le Maire : Bien sûr ! Conseiller municipal, comme vous !
O. Hottegindre : Non, conseiller financier Monsieur le maire, et je peux le prouver dans un procès-verbal.
Monsieur le Maire : 1983 ! Mais prouvez-le. Mais votre mère nous écrit régulièrement…
O. Hottegindre : Vous le savez très bien !
Monsieur le Maire : On va continuer, donc je vous….
M.C.Favre : Je réponds à vos questions.
Monsieur le Maire : Pour vous répondre, et on continue la suite
O. Hottegindre : Je demanderai, Monsieur le maire, d’avoir à nouveau la parole …
Monsieur le Maire : on verra après, on verra après…
O. Hottegindre : …pour répondre aux nombreuses allégations que vous avez faites.
Monsieur le maire: On verra après !

M.C.Favre : Alors, très rapidement, pour répondre à vos questions, même question qu’au débat budgétaire,  notre dette : 29.500.000 €, ça on le sait. On avait établi  30 M€.
On a financé : piscine, patinoire, pôle éducatif, pont, je parle même pas des appartements qu’on a réaménagés, de la Poste. Le même montant , 29.400.000 en 2001. Moi, j’étais pas en politique à ce moment-là, et je ne sais pas ce qu’on avait financé. Peu importe. Je ne suis pas là pour polémiquer. Je vous ai dit aussi, on peut juste pas comparer 29 M€ d’aujourd’hui, à 29 M€ de 2001. Là, on est en francs purement constants.
Monsieur le Maire : en euros
M.C.Favre : en euros constants, pardon, j’ai fait la même erreur déjà l’autre fois.
Monsieur le Maire : Non, mais je peux le redire, …
M.C.Favre : Oui, mais ça fait rien, c’était pour voir si tu suis. Donc c’est juste pas comparable ! Donc c’est juste pas comparable ! À dette équivalente, on ne parle pas de la même chose. Bon ça c’est la 1ère réponse. Les fonds du FEDER (Fonds européen de développement régional. NDLR), oui, aujourd’hui, si on n’avait pas les fonds du FEDER, on a une église, moi je ne suis pas une, une…
C.Coletto : …une bigote ?
M.C.Favre : …mais quand je vais dans cette église, parce qu’elle est quand même affreuse ! Comment aurions-nous pu investir autant d’argent si on n’avait pas ces subventions ?
Monsieur le Maire : On l’aurait pas fait !
M.C.Favre : Oui, parce qu’on n’aurait pas pu conserver une église dans cet état ! Non, franchement !

Fonds de compensation de TVA : bien sûr que oui, on y pense ! On vous parle sans arrêt, on vous dit que chaque année, on a un rendez-vous avec notre pôle bancaire. On a autour de la table 9 banques. Donc les principales : la CDC (Caisse des dépôts et consignations. NDLR), ce n’est quand même pas la banque … On a été dans la prospective. Dans la prospective, qu’on établit sur  8 ans. On prend les recettes bien sûr, on tient compte du fonds de compensation de TVA, bien sûr qu’il va diminuer puisqu’il est intimement lié aux investissements. On n’a pas attendu que vous nous fassiez cette remarque, pour en tenir compte, quand même ! On n’est pas des innocents ! Il y a une prospective et on a certes tenu compte de ce fonds de compensation de la TVA qui est intimement lié aux investissements de l’année n-1.
Voilà, je crois que j’ai répondu à vos 3 questions.

Si vous voulez, on va passer au vote
O. Hottegindre : Puis-je avoir la parole, Monsieur le maire ?
Monsieur le Maire : Pour ?
O. Hottegindre : Pour répondre à vos questions et à vos allégations.
Monsieur le Maire : Non, parce que on va pas faire un débat ! Non ! Je dis non ! C’est moi qui ai la police.
O. Hottegindre : Très bien. Donc je constate que vous avez fait un procès personnel, …
Monsieur le Maire : …ces questions-là, vous pouvez…
O. Hottegindre : … que vous êtes parti en dehors du champ, …
Monsieur le Maire : Mais, je ne vous donne pas la parole, ça suffit !  Merci. Je vous rappelle simplement que il y a des commissions des finances, qu’à aucune commission des finances, aucun membre de l’opposition n’a assisté. Ces questions-là, elles sont techniques et c’est pas de la politique-spectacle, elles sont techniques, et vous devez les poser dans des commissions. Vous avez refusé au début du mandat, de participer aux commissions. Vous avez refusé de présenter des candidats. Y’a un moment, la vérité il faut qu’elle existe. Donc, aujourd’hui, vous êtes des élus de la République et vous devez faire votre travail, ce pour quoi vous avez été élus, c’est-à-dire assister aux commissions, travailler, et non pas uniquement faire de la représentation quand arrive le conseil municipal.
L.Duffoug : Je suis désolé, Monsieur Peillex,
Monsieur le Maire : Non, non, non, pas des finances,
L.Duffoug : J’ai assisté à des commissions des finances, et j’ai assisté à d’autres commissions aussi
Monsieur le Maire : Non, non, pas des finances, je suis désolé. Les trois préparatoires, c’est zéro !
C.Coletto : Non, des finances, non ! Vous avez été là à une commission des travaux, une seule je pense sur les 6 derniers mois, mais les finances, …
Monsieur le Maire : Mais pas des finances,
L.Duffoug : Vous comptez sur les 6 derniers mois, merci !
C.Coletto : au moins les 6 derniers mois,
Monsieur le Maire : Et je ne parle pas de vos boîtes aux lettres, qui restent pleines des semaines et des mois …
C.Coletto : qui débordent sur la mienne d’ailleurs…
Monsieur le Maire : et des mois, voilà. Donc il y a un moment où il faut aussi que vous jouiez le rôle d’élus de la République. Vous n’êtes plus dans une campagne électorale. Vous êtes là pour gérer les affaires de la commune. Comme nous.
Allez, on passe au vote.
O. Hottegindre : Je demande la parole.
Monsieur le Maire : Non, on va passer au vote
M.C.Favre : On ne détaille pas les investissements ?
Monsieur le Maire : Si, si.
M.C.Favre : Alors on va détailler les investissements
Donc, frais d’investissement, ….
Vote du Budget Ville

2 Abstentions : L.Duffoug, O. Hottegindre

20H50 fin de la délibération

 » À la communauté de communes, il faut être plus filou l’un que l’autre »

Impression«  Mutualiser… »
Que cette action, pourtant si simple et nécessaire, semble difficile à mettre en œuvre…


Lors du conseil municipal de novembre, les débats les plus longs ont tourné autour de la mutualisation des moyens des communes du Pays du Mont-Blanc où les plus filous des élus pourraient finalement sortir leur épingle du jeu.

En cliquant sur les lignes ci-dessous, vous aurez accès aux retranscriptions intégrales de ces débats, souvent longs et rébarbatifs, mais éloquents quant à leur niveau, leur contenu et le profil des intervenants…

DÉLIBÉRATION 227 : Projet de schéma départemental de coopération intercommunale – Recueil de l’avis du Conseil municipal.
DÉLIBÉRATION 228 : Projet de schéma de mutualisation de la Communauté de Communes Pays du Mont-Blanc – Recueil de l’avis du Conseil municipal.

Com com : noir c’est noir il n’y a plus d’espoir…

com_com_sgSi vous avez aimé la communauté de communes quand Monsieur le Maire de Saint-Gervais en était le président, vous allez à coup sûr la prendre en grippe maintenant qu’il ne l’est plus.

Lors de la réunion du Conseil Municipal au Fayet, précédée de la réunion publique, le 12 novembre dernier, il est apparu difficile de brosser un tableau plus sombre de ce qui attend les communes du Pays du Mt-Blanc en général et celle de Saint-Gervais en particulier.

C’est l’Apocalypse, tous aux abris.

Monsieur le Maire nous a exposé tous les inconvénients qu’il y aurait à appartenir à cette future intercommunalité issue de l’extension de la région Rhône-Alpes à la nouvelle région Rhône-Alpes-Auvergne. On ne voit pas trop l’utilité d’une délibération du Conseil Municipal sur le sujet en question puisque, aux dires de Monsieur le Maire, la décision appartient au préfet; donc la messe est dite.


Depuis plusieurs années maintenant la preuve n’est plus à démontrer de l’intérêt des communes à se rapprocher pour gérer au mieux les services aux habitants; même s’il est vrai que tout n’est pas parfait à l’exemple du ramassage des ordures ménagères.

Au cours du débat qui s’est engagé sur la question lors de la réunion du Conseil Municipal, il est un élu de la majorité qui a dû se sentir bien seul à défendre malgré tout les avantages espérés de l’intercommunalité; Monsieur le Maire ayant réussi à emmener sa majorité dans le sens voulu par lui, à l’exception de cet élu et de nos 3 élus Élan Citoyen.

Quand Monsieur le Maire était président, c’était plutôt les avantages de la communauté de communes qui étaient mis en avant contrairement à ce que qu’il nous a été donné d’entendre au cours de ce Conseil Municipal.

D’ici à penser que Monsieur le Maire n’a pas encore digéré son échec lors de la dernière élection à la présidence de notre communauté de communes, il n’y a qu’un pas.

À Saint-Gervais, le 2 décembre 2015.

Philippe Borga.

Piste de retour, nous n’en sommes pas à 200 000 € près…

piste_retour Photo prise le 22.11.2015

 

Lors de notre Conseil Municipal du 12 novembre 2015, la commune a adopté la délibération n°226 :  » travaux d’enneigement de culture de la piste de retour à la station et approbation de l’avancement du programme de la STBMA. »

Au début de son exposé, le rapporteur représenté par notre adjoint aux finances, affirmait que la commune en date du 16 avril 2014 (délibéré n°2014/086) avait approuvé la convention avec le département relative au financement de l’enneigement de la piste de retour pour un montant total de 1 230 000 € HT.

En fait, il n’en est rien. C’est en effet la somme de 1 003 200 € HT qui avait été approuvée lors de ce Conseil Municipal du 16 avril 2014.


Il y a donc un surcoût de 226 800 € HT.

Après avoir péniblement reconnu cette importante différence, Monsieur le Maire, ainsi que son adjoint, ne nous ont pas donné de précisions sur le futur financement de cette somme. Il faut cependant se rappeler qu’à l’origine, le financement de ce projet, assez contesté au sein de notre village, devait être pris en charge à parts quasi équivalentes entre le concessionnaire (qui pourra bénéficier d’un pompage d’eau dans le lac de pêche), le département et notre commune. Mais qui devra payer ces 226 800 € HT ? À ce jour, nous l’ignorons.

Certes, cette somme ne devrait pas grever davantage notre dette. Il est tout de même notable que ces 226 800 € HT destinés à un projet n’ayant pas l’assentiment de tous au sein de notre village, ont été quelque peu dissimulés lors de cette délibération. Un paradoxe, puisque l’on venait de nous affirmer, cinq minutes auparavant, lors du débat d’orientation budgétaire, que la dette n’avait jamais été « cachée ».

Cette méthode qui consiste à négliger une délibération passée, la rendant parfaitement obsolète afin de poursuivre des travaux déjà très avancés, est pour le moins surprenante.

Nous regrettons d’ailleurs que Mme PERINET MARQUET dans son compte rendu de Conseil Municipal du Dauphiné Libéré du 14 novembre 2015, intitulé: « Les finances se portent bien », ait omis de retranscrire ce qu’Élan Citoyen avait soulevé. Nous savons cependant que l’intégrité de notre journaliste n’est pas à mettre en cause et qu’il s’agit bien d’une omission et non d’une attitude partiale.

À Saint-Gervais, le 30 novembre 2015,

François Jouanin.

L’obscurité ne peut pas chasser l’obscurité, seule la lumière peut y parvenir.

Enfants_Soleil_Couchant

Les récents évènements terroristes nous laissent dans un état de sidération.

Samedi 21 novembre, Jean Claude Ameisen sur France Inter, a diffusé une émission remarquable qui peut nourrir la réflexion de chacun.

Les intervenants et citations, dont le discours de Malala Yousafzai, prix Nobel de la paix en 2014 à l’âge de 16 ans, expriment avec simplicité et puissance, ces paroles généreuses, ce refus de sombrer dans la haine, qui font espérer un avenir meilleur. Mon souhait est de les partager avec le plus grand nombre et de transmettre ce message humaniste, sans modération. Il appartient à chacun de construire le monde, dans un esprit de paix et de liberté.


Écouter l’émission du samedi 21 novembre 2015  à 11 H sur France Inter
Liberté Égalité Fraternité
Sur les épaules de Darwin. Jean-Claude Ameisen.
http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=1191971

Transcription de la fin de l’émission:
Parfois, il n’y a pas d’autre solution que de se battre.
Parfois, il n’y a pas d’autre solution que de faire la guerre pour protéger des vies humaines et pour construire la paix.
Mais même en guerre, il faut se préserver de la haine.
La haine peut empoisonner l’esprit d’une nation, dit le défenseur des droits de l’homme chinois Liu Xiaobo (qui a reçu le prix Nobel de la paix, le 10 décembre 2010), c’était il y a 5 ans, dans le discours qu’il fit lire à Oslo. Il était et est toujours en prison. Son absence était manifestée par une chaise vide.

La haine peut empoisonner l’esprit d’une nation, inciter à des combats cruels et mortels, détruire la tolérance et l’humanité d’une société, et empêcher le progrès d’une nation vers la liberté et la démocratie. L’obscurité ne peut pas chasser l’obscurité, disait Martin Luther King.  L’obscurité ne peut pas chasser l’obscurité, seule la lumière peut y parvenir.

La haine ne peut pas chasser la haine, seul l’amour peut y parvenir.
Je crois que même au milieu du fracas des mortiers et des balles, poursuivait  Martin Luther King, même au milieu du fracas des mortiers et du sifflement des balles, il y a une place pour l’espoir de lendemains plus lumineux.

L’espoir est possible au-delà du désespoir disait Élie Wiesel.

Parce que je me souviens, je désespère. Et parce que je me souviens, j’ai le devoir de rejeter le désespoir. Je me souviens des tueurs, je me souviens des victimes, mais je lutte pour inventer mille et une raisons d’espérer.

L’espoir, chante la poétesse Emily Dickinson, l’espoir est cette chose avec des plumes, qui est perchée dans l’âme et qui chante la mélodie sans les paroles, et qui jamais ne s’arrête, jamais, et qui est la plus douce quand on l’entend dans la tempête.

C’est l’espoir qui donne son sens à la vie, dit François Jacob (Prix Nobel de médecine en 2008), et l’espoir se fonde sur la perspective de pouvoir, un jour, transformer le monde présent en un monde possible, qui parait meilleur.

Il faut espérer, écrit Victor Hugo le 20 septembre 1872, dans sa lettre aux membres du Congrès de la Paix, qui se réunit à Lugano.
À l’heure où nous sommes, dit-il, la guerre vient d’achever un travail sinistre qui remet la civilisation en question. Une haine immense emplit l’avenir. Le moment semble étrange pour parler de la paix. Et bien, jamais ce mot « Paix », n’a pu être prononcé plus utilement qu’aujourd’hui. La paix, c’est l’inévitable but. Telle est aujourd’hui la situation de la France qu’il faut qu’elle reste libre et qu’elle redevienne grande poursuit Hugo.
Nous aurons l’esprit de conquête transfiguré en esprit de découverte,
nous aurons la généreuse fraternité des nations au lieu de la fraternité féroce des empereurs.
nous aurons la patrie, sans la frontière,
l’éducation sans l’abrutissement,
la justice sans l’échafaud,
la vie sans le meurtre,
la forêt sans le tigre,
la charrue sans le glaive,
la parole sans le bâillon,
la conscience sans le joug,
la vérité sans le dogme,
Dieu sans le prêtre,
le ciel sans l’enfer,
l’amour sans la haine,
l’isthme affreux qui sépare ces deux mers, humanité et félicité, sera coupé.
Il y aura sur le monde un flot de lumière, et qu’est-ce-que c’est que toute cette lumière ?
C’est la liberté !
Et qu’est-ce-que c’est que toute cette liberté ?
C’est la paix !

C’était il y a plus de 140 ans.
Il faut continuer à espérer.

Textes :

Malala Yousafzai. Nobel lecture. The Nobel Peace Prize 2014.

Aung San Suu Kyi. Nobel lecture (2012). The Nobel Peace Prize 1991.

Kailash Satyarthi. Nobel lecture. The Nobel Peace Prize 2014.

Nelson Mandela. Nobel lecture. The Nobel Peace Prize 1993.

Martin Luther King Jr. Nobel lecture. The Nobel Peace Prize 1964

Elie Wiesel. Nobel lecture. The Nobel Peace Prize 1986

Liu Xiaobo. Nobel lecture.  The Nobel Peace Prize 2010

Victor Hugo. Actes et Paroles. Lettre aux membres du Congrès de la Paix, Lugano, 1872.

Déclaration Universelle des Droits de l’Homme adoptée par l’Assemblée générale des nations Unies, le 10 décembre 1948.

Samedi 21 novembre 2015

Michèle Préau