Vigilance sur la retenue du Vivier

Le budget alloué initialement pour la création d’une réserve d’eau au lac du Vivier s’élevait à 145 000€ (budgété en 2013). Lors du conseil municipal du 11 juin 2014 , la municipalité a annoncé une augmentation de 174 000€ (suite à une erreur d’estimation de la SAFEGE) soit une augmentation de plus de 120% par rapport au budget initial. La question du financement de cette différence ayant été éclaircie par la municipalité, la question de la somme limite à accepter lors d’un complément budgétaire peut se poser…


         Au delà d’un questionnement sur la responsabilité quant à la dépense de l’argent public se pose la question de la finalité de cet investissement. En effet, cette réserve piscicole (bienvenue au demeurant) pourrait également servir de bassin de pompage pour la STBMA (via l’enneigement artificiel des pistes de ski). Cette société financera 70 000€ du coût total de cette infrastructure d’après la réponse apportée par Monsieur le Maire lors dudit Conseil Municipal (soit 22% du coût total). Les modalités de cette convention avec la STBMA* concernant notamment un éventuel pompage par cette société (accès, volume prélevé…) nous laisse perplexes** lorsque l’on pense que l’argent des contribuables de la commune va financer un projet semi-privé alors que les Saint-Gervolains paient déjà un forfait de ski sans tarif préférentiel.

 Le 27 juin 2014

* Compte-rendu du CM du 11 juin 2014

**  Nous sommes encore perplexes suite à notre intervention auprès de Monsieur le Maire à ce sujet lors de la réunion publique du 11 août 2014.

Mots croisés

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Chacun des mots de la grille est une valeur qui anime notre association Élan Citoyen de Saint-Gervais.

 

HORIZONTALEMENT

 1  À l’inverse de l’éloignement, elle facilite les échanges.

 2  Si l’on en manque, l’ORL n’y pourra rien, car mieux vaut un esprit large pour satisfaire ce trait typique d’élan citoyen.
Ou encore, terme utilisé dans la marine, désignant le bout libre du cordage destiné à réduire la surface de la voilure lorsque le navire menace de chavirer
(surtout si le commandant du vaisseau ne veut rien entendre).

 3  Synonyme d’homogénéité, c’est l’une des qualités de notre groupe dont toutes les parties sont solidaires.

 4  Conscience que l’on a de l’utilité, du bien-fondé de nos idées.

 5  Constance et ténacité, indispensable dans tout esprit d’entreprise.

 6  Notre groupe agit avec allant et énergie.

7  Disposition d’esprit inclinant à la compréhension, à l’indulgence envers autrui.

 8  Honnêteté.

 9  Si l’alcool doit se consommer avec elle, les réalisations de nos plus gros chantiers communaux l’ont ignorée.

10  S’exprime lorsque l’on ne dénigre pas systématiquement les idées des autres.

11  Il en a fallu beaucoup à Élan Citoyen pour oser la liste.

 

VERTICALEMENT

12  Née en Grèce dans l’Antiquité, agonisante dans notre collectivité en 2008 et convalescente en 2014.

13  Ensemble des principes moraux qui sont à la base de notre conduite.

14  Exempte de fioritures, avec elle au moins, la réponse colle à la question posée car la fatuité n’est pas son amie.

15  Variété, pluralité.

16  Qualité créative et novatrice qui a tendance à s’affaiblir en l’absence d’opposition.

17  Mise en jeu au tennis mais ici c’est plutôt la valeur inaltérable d’une équipe qui tient le sien, même battue.

18  Pratique qui consiste à faire précéder une décision d’une consultation des parties concernées.

19  Communication réciproque de renseignements, de documents, de points de vue et d’expériences : nous le pratiquons avec aisance.

20  Avec justice et impartialité.

21  Fiabilité, sincérité, à l’image de nos arguments toujours vérifiables.

22  Fonction qui donne des pouvoirs de décision mais qui implique que l’on en rende compte.

 

Le 24 juin 2014, Élan citoyen.

Le message des déportés en 2014


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Cette année, le message des déportés n’a pu être lu à Saint-Gervais, les anciens combattants saint-gervolains, selon Monsieur le Maire, souhaitant réduire le nombre de manifestations autour de notre monument. Nous respectons leur décision. Cependant, face aux résultats des élections européennes notés sur notre commune comme sur notre canton, notre volonté est de vous communiquer ci-dessous le texte habituellement lu le dernier dimanche d’avril dans toutes les communes de France.

« En ce jour de recueillement et de souvenir qui marque le 69e anniversaire de la libération des camps de concentration et d’extermination, c’est d’abord à celles et ceux d’entre nous qui ne sont pas rentrés de la terrible épreuve de la déportation que nous voulons penser. Persécutés, pourchassés, arrêtés ou raflés dont des milliers d’enfants, tous ont connu les conditions inhumaines des camps, la dégradation de l’être humain et la mort.

Si l’année 1944 fut en France, celle de la libération du territoire, elle fut aussi celle d’un renforcement et d’une aggravation de la répression et de la déportation marquée par la poursuite des activités meurtrières dans les camps.

L’espoir suscité par le Débarquement de Normandie puis de la Libération de Paris fut estompé par le durcissement et la radicalisation du régime nazi qui ne renonçait à aucun de ses objectifs criminels.
La condition de vie des détenus s’aggrava en 1944 et les chances de survie diminuèrent.

Dans nos sociétés où réapparaissent des actes et propos xénophobes, racistes, antisémites et discriminatoires, les rescapés des camps de la mort rappellent toute l’importance des valeurs de solidarité, de fraternité et de tolérance, qu’ ils n’ont eu de cesse de promouvoir et défendre depuis leur retour.
Il appartient aux générations suivantes de préserver ces valeurs qui sont celles de la République. »

Ce message rappelle à chacun d’entre nous que notre devoir de mémoire est d’importance capitale et que nos sociétés futures ne doivent jamais oublier ce qui s’est passé dans les camps de la mort et quelles sont les idées qui ont conduit à une telle barbarie. A contrario, il ne faut pas, non plus, galvauder ces heures terribles que nos parents et grands-parents ont vécues.

Ainsi les politiques, les journalistes, les élus ne doivent pas se référer à cette période lorsque les sujets n’en méritent pas la comparaison. Cette phrase, trop souvent prononcée : « Cela me rappelle les heures sombres de l’histoire » par des gens qui n’ont pas connu la guerre, est parfaitement irrespectueuse envers ceux qui ont tant souffert pendant ces années.

Je voudrais d’ailleurs rappeler à chacun que cet excès avait été proféré et écrit dans le magazine Projections n°15 à propos de l’affaire du blog satyrique et humoristique ayant suscité un émoi au sein de la municipalité en place en 2011. Et à ceux que j’entends déjà me répondre que la justice a donné partiellement raison à Monsieur le Maire, j’affirme qu’à Outreau la justice aussi s’est trompée.

 

François JOUANIN, fils de Georges JOUANIN déporté résistant.

Le 23 juin 2014

La démocratie à l’état pur

001Il peut être intéressant pour vous d’assister aux conseils municipaux et d’apprécier par vous-même quelle est la position de nos nouveaux élus sur différents sujets, leur montrant ainsi que vous voulez savoir comment ils gèrent nos intérêts.

L’exercice de la démocratie ne peut pas se réduire au fait de mettre un bulletin de vote tous les 6 ans dans une urne, surtout qu’à Saint-Gervais, avec la présence d’une liste unique en 2008, cela fait plus de 13 ans que le dernier mot revient toujours aux mêmes.

En ne publiant pas l’ordre du jour du conseil municipal, en laissant entendre que tout va bien à Saint Gervais, ou plus exactement, que tout va mieux depuis 2 mandats, en verrouillant toute information pour ne diffuser que celle contrôlée par le maire, nos élus nous laissent penser qu’ils ne tiennent pas tellement à voir trop de personnes assister aux débats. Vous avez dit exercice démocratique? Quelle place laissée à la participation des citoyens à Saint-Gervais? Qui peut croire que l’exercice démocratique se pratique à longueur d’année, comme le déclare notre 1er magistrat dans des articles de presse au lendemain des élections, uniquement grâce au ¼ d’heure mensuel de parole au public au début du conseil municipal, aux conseils des sages et des jeunes, aux réunions de quartiers et de secteurs, et aux commissions prétendues ouvertes à ceux qui le souhaitent? C’est un minimum pour un conseil municipal que de se tenir au courant, à l’occasion des réunions de quartier, des préoccupations des habitants et de répondre à des problèmes locaux et ponctuels! Mais ce système entretient une passivité des citoyens et il faut croire qu’il convient parfaitement à la population puisque notre maire a réussi à se faire réélire avec un score qui ferait pâlir d’envie plus d’un autocrate. L’absence de réaction de la population, qui est considérée par notre édile comme la légitimation et de la gratitude pour son action, ne veut pas dire qu’elle l’approuve, pas plus qu’elle ne la conteste. Les saint-gervolains sont anesthésiés.

La démocratie participative est quelque chose d’étroitement contrôlé par le pouvoir municipal. Savez-vous que l’accès aux commissions municipales a été refusé aux membres de la liste « élan citoyen », pourtant motivés par une participation active et constructive aux projets de la commune, au motif qu’ils étaient déjà représentés par leurs 3 conseillers municipaux élus? Savez-vous qu’il leur a été reproché une attitude de « règlement de comptes, défense des intérêts privés, désinformation, ambiance de ball-trap dans un climat délétère et détestable », prétexte à prononcer en toutes circonstances des discours et monologues moralisateurs, humiliants, spécieux et la plupart du temps en dehors du sujet? Il nous semble que si l’on veut faire évoluer la politique de Saint Gervais, les élus doivent accepter de ne pas être les seuls à être en position de décider, de ne pas être les seuls à être en position d’énoncer ce que c’est que l’intérêt général. Si on laisse le jeu ouvert, en particulier sur la nature des objectifs que l’on poursuit, et si l’on associe les citoyens à la définition de ces objectifs, on peut considérablement modifier l’implication des habitants, améliorer l’efficacité des prises de décision et retrouver un dynamisme démocratique.

Malgré une communication omniprésente dans les médias axée sur quelques évènements à Saint Gervais, force est de constater que la participation réelle de la population est quasi nulle sur des sujets importants:

– L’éloignement de tous les acteurs économiques du tourisme des débats et prises de décisions.

– La disparition des associations culturelles, sportives, éducatives, sociales, aux mêmes débats et décisions.

– Le fonctionnement de l’Office du Tourisme et la sous-représentation des acteurs économiques du secteur: hôteliers, loueurs, moniteurs de ski, guides, commerçants, animateurs sportifs, etc….et l’absence d’une politique touristique à long terme.

– Le fonctionnement du festival de l’humour et des manifestations médiatiques.

– La place congrue réservée aux forces vives de la commune que sont les artisans et les jeunes qui désirent s’implanter au village.

– L’accélération du volume des dépenses par des projets non maitrisés et aux surcoûts importants (pont, piscine, rénovation de l’école, caserne des pompiers, le Vivier, et bien d’autres projets en cours …)

– La multiplication ces dernières années des investissements immobiliers, la non-résolution du problème de l’augmentation des lits « froids », le vieillissement du parc d’hébergement touristique, la restructuration du Bettex et toutes leurs conséquences coûteuses en termes d’entretien de voirie, de réseaux d’eau et d’assainissement, de gestion des déchets, de transport.

– L’absence de réflexion sur les questions de transport, d’intercommunalité, de pollution atmosphérique, et d’une manière plus générale, d’un schéma directeur à moyen et long terme sur l’avenir de notre commune.

Si vous pensez que ces méthodes et cette opacité doivent cesser, venez assister aux conseils municipaux, et prenez le temps de vous informer en toute objectivité.

Il faudrait arrêter de penser les habitants comme de simples usagers de leur quartier ou des infrastructures et services publics de la commune, sollicités ponctuellement au titre de ce qu’on appelle leur expertise d’usage. Nous voulons redevenir des citoyens à part entière, des acteurs de la vie publique, et exercer notre capacité à réfléchir, à nous concerter, à prendre position, et contribuer à l’élaboration et l’évaluation de l’action publique pour l’avenir de Saint Gervais.

Le 23 juin 2014,
Élan Citoyen.

La vérité sur la dette de 2001 en héritage

dette

La municipalité actuelle, à propos de dette, n’a eu de cesse de communiquer sur le lourd héritage de 2001, affirmant récupérer une collectivité «au bord de la mise sous tutelle».

Aujourd’hui nous voulons la vérité sur le volume de cette dette, les événements qui l’ont ainsi fait enfler, et les responsabilités des uns et des autres.


Au 31 décembre 2001, le montant de la dette de notre collectivité s’élevait à 25,8 millions d’euros.

Nous établissons la responsabilité de cette dette en 3 étapes décisives :

1/ Au cours du conseil municipal du mercredi 18 février 1987 (*), Monsieur François Burnier, alors maire de Saint-Gervais, informe son conseil que Monsieur Jean-Marc Peillex, alors conseiller municipal, l’assistera pour les questions juridiques relatives au dossier des remontées mécaniques.

2/ 28 jours plus tard, au cours de la séance du conseil municipal du mercredi 18 mars 1987 (**), le conseil municipal vote la résiliation sans indemnités (donc pour faute du concessionnaire) des concessions de la STMMB sur la commune de Saint-Gervais, par 21 voix pour (dont celle de Monsieur Peillex), 1 voix contre, et 3 abstentions.

3/ 12 ans plus tard, le 7 janvier 1999, la cours administrative d’appel de Nancy confirme le principe de versement d’indemnités par la commune de Saint-Gervais. Entre-temps, la résiliation de 1987 «pour faute sans versement d’indemnités» a été requalifiée «pour intérêt général avec versement d’indemnités». La somme totale que la commune est condamnée à verser est de 75 millions de francs, soit 11,4 millions d’euros.

Ce « boulet » de 11,4 millions d’euros provient directement et exclusivement de la résiliation des concessions de la STMMB, intervenue le 18 mars 1987.

Loin de reconnaître son erreur au lendemain du verdict, le conseiller juridique de mars 1987, alors conseiller de l’opposition en janvier 1999, ne démissionne pas…
Loin de démissionner, le conseiller juridique de mars 1987, élu maire en 2001, entame alors une campagne de communication en rejetant la faute sur ses prédécesseurs !
Quelle imposture !

Imaginons : 75 millions de francs, soit 11,4 millions d’euros, cela représente près de la moitié de cette fameuse dette au 31 décembre 2001, un véritable boulet pour notre commune, pour indemniser une grave erreur de droit, et non pas pour investir dans l’avenir, pour nos enfants.

L’erreur d’analyse est humaine. Elle devient une faute si elle n’est pas reconnue, mais tenter de la faire endosser à d’autres est une imposture insupportable.

À Saint-Gervais, le 18 juin 2014, Olivier HOTTEGINDRE.

 

(*) Cliquez ici pour télécharger le compte-rendu du conseil municipal du 18/02/1987.
(**) Cliquez ici pour télécharger le compte-rendu du conseil municipal du 18/03/1987.

Les moloks devant la mairie de Saint-Gervais…..

AVANT

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APRÈS

poubelle

Le reflet du changement, certes……

..mais dans quel sens ?


Nous avons tous constaté l’installation de nouveaux moloks devant l’entrée  de la Mairie de Saint-Gervais.

Malheureusement, avec eux, le dépôt sauvage de sacs poubelles et ordures diverses gisant lamentablement sur le sol, soit parce que les moloks sont pleins, soit parce que les sacs d’ordures et emballages divers sont trop gros pour être insérés dans les dévidoirs.

Cette photo est prise avant le début de la saison estivale. Une forte pression a depuis été mise sur la société chargée de vider les moloks et d’évacuer leur contenu. Cette société est de ce fait contrainte d’intervenir à de nombreuses reprises et notamment le week-end,  gênant ainsi la circulation au centre ville.

On ne peut que s’étonner du choix de l’emplacement pour ces moloks, en plein centre ville, en pleine vue et en face des commerçants et des terrasses de l’avenue du Mont-d’Arbois.

Ce site, qui avait pourtant été joliment aménagé, a maintenant des allures de déchetterie et pourrait être placé sous vidéo surveillance avec de lourdes amendes pour les contrevenants.

L’anticipation devrait primer sur la répression….

Le 17 juin 2014